Thomas d’Ansembourg, Ed. de l’Homme 2001
Remplacer "mais" par "en même temps".
Accueillir son observation, son sentiment, son besoin tel quel, sans jugement ni interprétation.
Remplacer "ne pas", par "faire autrement", "faire plus tard", "faire ailleurs"
Bannir « il faut », « je dois », « je n’ai pas le choix », « c'est obligatoire », « c'est comme ça ». Remplacer par « je voudrais » (et donc se demander ce que je veux vraiment). Chercher le sens.
Ecouter pleinement sans se demander comment réagir, projeter mes inquiétudes, etc.
Sortir du "ou, ou" pour passer au "et, et"
Ou je prends soin des autres, ou je prends soin de moi ; ou je suis ingénieur, ou je suis missionnaire...
Remplacer "mais" par "en même temps"
Aider les personnes à exprimer leurs émotions
Ne pas croire que je dois être coupé de moi-même pour être aimable ou pour aimer les autres
Non pas "je sens" mais "je me sens"
Souvent la personne a essentiellement besoin que son ressenti soit accueilli tel quel.
Aider les personnes à exprimer leurs besoins
Les signes fréquents d'une déconnexion de soi et de ses besoins : Peine à faire des choix, Dépendance du regard des autres et suradaptation, Rejet de la culpabilité sur les autres, Violence par autorité (sur moi-même ou sur les autres).
Souvent accueillir son besoin est presque une étape suffisante, même sans solution.
Chercher des solutions concrètes, réalistes, positives et négociables.
Positive : plutôt que "ne pas", chercher "faire autrement", "faire plus tard", "faire ailleurs"...
Les quatre étapes de l’empathie :
Ne rien faire. Écouter.
Ne pas être obnubilé par "que dois-je faire", "comment bien réagir", etc.
Porter son attention sur les sentiments et les besoins de l’autre
Refléter les sentiments et les besoins. Reformuler, sur un mode interrogatif.
Constater un relâchement de la pression
« Enterrer une colère, c’est enterrer une mine. »
Je suis responsable de moi-même, et pas de l'autre
Non pas "tu es fatiguant", mais "je suis fatigué".
L'autre n'est pas responsable que ma coupe soit pleine : je suis responsable de ne pas l'avoir vidée régulièrement.
« La violence, intériorisée ou extériorisée, résulte d’un manque de vocabulaire : elle est l’expression d’une frustration qui n’a pas trouvé les mots pour se dire. » p.24
Comment sais-je mettre des mots sur ma vie intérieure, ce que j’éprouve, ressens… ?
Caractéristiques : jugements, étiquettes, préjugés, système binaire, langage déresponsabilisant. Le langage et l’intelligence sont utilisés pour rejeter la responsabilité de ce que j’éprouve sur un autre, et pour nous décharger de la responsabilité de nos actions.
Effacés par la raison sous prétexte de « ce n’est pas bien de penser à soi, il faut s’occuper des autres. » On se condamne de ressentir des émotions, on culpabilise.
Deux leçons apprises :
Je dois me couper de mes émotions
Pour être aimé je dois faire ce que les autres veulent et non ce que je sens ou voudrais.
Savoir nommer donne un pouvoir d’action.
Le sentiment fonctionne comme un signal de tableau de bord qui m’informe sur l’état de mes besoins.
On a appris à faire comme si on n’en avait pas. Mais comment écouter les autres si on ne sait pas s’écouter soi-même ?
Conséquences fréquentes de la coupure :
Peine à faire des choix
Dépendance du regard des autres et suradaptation
Rejet de la culpabilité sur les autres
Violence par autorité (sur moi-même ou sur les autres)
Phénomène « suis-moi je te suis, suis moi je te fuis » : besoin pas identifié clairement et associé à une demande concrète (comment satisfaire ce besoin).
Risque : s’enfermer dans cette identité.
Proposition d’action concrète et négociable.
Ne pas confondre besoin et demande. Il y a plusieurs solutions pour un même besoin.
Permet d’aborder la conversation d’une façon audible et dialogale.
Exercice à pratiquer pour soi-même.
Non pas « je sens » mais « je me sens ».
Faire formuler à la personne elle-même son ressenti - et son besoin.
Manipulation affective : faire peser la responsabilité d’un sentiment sur l’autre et pas sur un besoin personnel.
Souvent, juste besoin en face que le sentiment soit entendu sans être jugé. Vrai surtout avec enfants et adolescents. Ne pas croire qu’il faille faire quelque chose.
Arrêter de croire que je suis responsable du bien-être de l’autre et que l’autre est responsable de mon bien-être. « J’ai besoin que tu… »
Sortir du soit je prends soin de l’autre, soit je prends soin de moi. Pas ou ou, et et. Idem croire que je ne peux ps satisfaire deux besoins personnels qui peut-être m’apparaissent contradictoires.
Souvent fructueux d’accueillir un besoin même s’il ne peut pas être satisfait pour le moment, pour de bonnes raisons. Accueillir = prendre conscience, formuler, gouter.
Ajouter aux constats un « pour le moment », libérant car il donne un espace. Remplacer « mais » par « en même temps », surtout face à plusieurs besoins. Prendre le temps de les accueillir.
Concret : c’est accepter la finitude. Qu’il n’y a qu’« un seul possible » à la fois - mais la vie permet d’en vivre plusieurs, à d’autres moments.
Réaliste : chercher un pas petit et agréable dans la direction recherchée (non pas grand et coûteux).
Positive : non pas arrêter, mais faire plus tard, ailleurs, autrement…
Négociable : c’est ce qui crée l’espace de rencontre
Communiquer, c’est exprimer ET écouter.
Reformuler est précieux.
Nous nous laissons beaucoup guider par la peur.
Remplacer le déni ou la réduction, la moralisation, le conseil, le retour sur soi par l’écoute réelle de l’autre, de son sentiment, de son besoin. Les reformuler.
Les quatre étapes de l’empathie :
Ne rien faire. Écouter.
Porter son attention sur les sentiments et les besoins de l’autre
Refléter les sentiments et les besoins. Reformuler, sur un mode interrogatif.
Constater un relâchement de la pression
Souvent, nous traitons notre propre inquiétude, peur d’impuissance… par le déni, la culpabilisation, le jugement, la colère et le rejet.
Apprendre à être plutôt qu’à faire. Souvent il n’y a rien à faire. Et : je ne suis pas responsable de ce que vit l’autre. Pas être obnubilé par « que dois-je faire ? », juste être avec.
Prendre soin de l’autre, ce n’est ni prendre en charge, ni minimiser, mais aider à traverser la difficulté telle qu’elle est.
(On pense à la notion de « good enough mother »)
Difficulté : on a appris à se conformer à ce que les autres attendent ou ce que nous pensons qu’ils attendent plutôt qu’à ce que nous sommes.
Résultat : souvent plus attachés à préserver notre projet pour l’autre ou pour la relation que l’autre lui-même ou la relation elle-même (cf. le scénario en AT).
« Rien ne dit que la chenille trouve plaisante sa mue pour devenir papillon. »
Mal à donner et recevoir, car focaliser sur « faire ce qu’il faut pour obtenir, gagner, mériter ».
Je deviens « a nice dead person ».
Être gentil est peut-être plus facile à court terme que d’être vrai, mais invivable à long terme.
« Ne confondons pas ce qui est naturel et ce qui est habituel. » Gandhi
Oser dire « non » en se demandant : Derrière un « non », à quoi est-ce que je dis « oui ».
« Enterrer une colère, c’est enterrer une mine. »
Ce n’est pas l’autre qui est responsable de ce que mon sac soit plein. C’est moi qui suis responsable de ne pas l’avoir vidé régulièrement.
Face à la colère :
Se taire pour ne pas être débordé et accueillir
Accueillir toute la colère dans sa profondeur, avec ses pulsions et images.
Identifier les besoins insatisfaits
Identifier les nouveaux sentiments qui se manifestent : fatigue, tristesse, peur.
Parler
Bannir « il faut », « je dois », « je n’ai pas le choix ». Remplacer par « je voudrais » (et donc se demander ce que je veux vraiment).
Sortir pour cela de nos croyances, notamment sur les autres et leurs attentes, leurs pensées, leurs jugements.
Il faut sortir les poubelles => j’ai besoin d’ordre.
Nous avons besoin de sens. Il remplace le « il faut », « on doit », « c’est comme ça », « c’est obligatoire ».
Trois minutes trois fois par jour, d’écoute de soi, de présence à soi, sans jugement.