Se mettre par équipes. Lire chaque texte. À l’appui de ces textes, tenter de répondre aux questions suivantes (l’équipe choisit une seule des deux questions pour ne pas se noyer).
Qu’est-ce que le magistère ? Quelle est sa responsabilité ?
Qu’est-ce que « obéir », pour un chrétien ? À qui son obéissance est-elle due ? Comment se manifeste-t-elle ? Que doit-elle stimuler et former, et non étouffer et oblitérer ?
Reprise tous ensemble, avec post-it.
10. La sainte Tradition et la Sainte Écriture constituent un unique dépôt sacré de la Parole de Dieu, confié à l’Église ; en s’attachant à lui, le peuple saint tout entier uni à ses pasteurs reste assidûment fidèle à l’enseignement des Apôtres et à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières (cf. Ac 2, 42 grec), si bien que, pour le maintien, la pratique et la profession de la foi transmise, s’établit, entre pasteurs et fidèles, un remarquable accord.
La charge d’interpréter de façon authentique la Parole de Dieu, écrite ou transmise, a été confiée au seul Magistère vivant de l’Église dont l’autorité s’exerce au nom de Jésus Christ. Pourtant, ce Magistère n’est pas au-dessus de la Parole de Dieu, mais il est à son service, n’enseignant que ce qui a été transmis, puisque par mandat de Dieu, avec l’assistance de l’Esprit Saint, il écoute cette Parole avec amour, la garde saintement et l’expose aussi avec fidélité, et puise en cet unique dépôt de la foi tout ce qu’il propose à croire comme étant révélé par Dieu.
Il est donc clair que la sainte Tradition, la Sainte Écriture et le Magistère de l’Église, selon le très sage dessein de Dieu, sont tellement reliés et solidaires entre eux qu’aucune de ces réalités ne subsiste sans les autres, et que toutes ensemble, chacune à sa manière, sous l’action du seul Esprit Saint, elles contribuent efficacement au salut des âmes.
12. Le Peuple saint de Dieu participe aussi de la fonction prophétique du Christ ; il répand son vivant témoignage avant tout par une vie de foi et de charité, il offre à Dieu un sacrifice de louange, le fruit de lèvres qui célèbrent son Nom (cf. He 13, 15). La collectivité des fidèles, ayant l’onction qui vient du Saint (cf. 1 Jn 2, 20.27), ne peut se tromper dans la foi ; ce don particulier qu’elle possède, elle le manifeste moyennant le sens surnaturel de foi qui est celui du peuple tout entier, lorsque, « des évêques jusqu’aux derniers des fidèles laïcs », elle apporte aux vérités concernant la foi et les mœurs un consentement universel. Grâce en effet à ce sens de la foi qui est éveillé et soutenu par l’Esprit de vérité, et sous la conduite du magistère sacré, pourvu qu’il lui obéisse fidèlement, le Peuple de Dieu reçoit non plus une parole humaine, mais véritablement la Parole de Dieu (cf. 1 Th 2, 13), il s’attache indéfectiblement à la foi transmise aux saints une fois pour toutes (cf. Jude 3), il y pénètre plus profondément par un jugement droit et la met plus parfaitement en œuvre dans sa vie.
25. […] Les évêques sont […] pourvus de l’autorité du Christ, prêchant au peuple qui leur est confié la foi qui doit régler leur pensée et leur conduite, faisant rayonner cette foi sous la lumière de l’Esprit Saint, dégageant du trésor de la Révélation le neuf et l’ancien (cf. Mt 13, 52), faisant fructifier la foi, attentifs à écarter toutes les erreurs qui menacent leur troupeau (cf. 2 Tm 4, 1-4). […] Les fidèles doivent s’attacher à la pensée que leurs évêques expriment, au nom du Christ, en matière de foi et de mœurs, et ils doivent lui donner l’assentiment religieux de leur esprit. […]
Lorsque […] les évêques, […] dispersés à travers le monde, mais gardant entre eux et avec le successeur de Pierre le lien de la communion, […] s’accordent pour enseigner authentiquement qu’une doctrine concernant la foi et les mœurs s’impose de manière absolue, alors, c’est la doctrine du Christ qu’infailliblement ils expriment. […]
[…] De cette infaillibilité, le Pontife romain, chef du collège des évêques, jouit du fait même de sa charge quand, en tant que pasteur et docteur suprême de tous les fidèles, et chargé de confirmer ses frères dans la foi (cf. Lc 22, 32) , il proclame, par un acte définitif, un point de doctrine touchant la foi et les mœurs. C’est pourquoi les définitions qu’il prononce sont dites, à juste titre, irréformables par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l’Église, étant prononcées sous l’assistance du Saint-Esprit à lui promise en la personne de saint Pierre, n’ayant pas besoin, par conséquent, d’une approbation d’autrui, de même qu’elles ne peuvent comporter d’appel à un autre jugement […].
« L’attitude réceptive de pur abandon ne se conçoit que comme l’attitude de l’amour qui (entant que foi) délaisse et dépasse toute volonté de savoir par soi-même. Or, si la révélation n’était amour, cette attitude serait inhumaine et indigne de Dieu. [...] L’amour ne peut s’accorder qu’avec l’amour, jamais avec ce qui est vide d’amour. »
« L’obéissance chrétienne comme renoncement à la volonté propre et à l’autodétermination, n’est possible qu’à l’intérieur de l’obéissance du Christ et avec sa permission d’être sur sa route (Jn 12, 26). Si le Seigneur n’avait pas emprunté cette route, s’il ne l’avait pas parcourue lui-même, elle serait non seulement insensée et incompréhensible, mais impraticable.»
« Si l’on reste fermé à cet arrière-plan [trinitaire, qui accepte différence et unité]du mystère[de l’Église], on se condamne à comprendre la structure ecclésiale de manière purement sociologique ; on se heurte alors inévitablement à des contradictions et à des incompatibilités. En revanche un chrétien qui vit du mystère fait l'expérience béatifiante que ces tensions […] sont viables et fécondes […]. L'exemple le plus simple consiste à unir une obéissance authentique, sans bornes, à un sens authentique de sa propre responsabilité, tels que les ont vécus tant de saints […]. Les catholiques semi-croyants se réfèrent volontiers aux saints mais trop souvent pour déformer et dénoncer les conflits qui les ont opposés à l'autorité et rappeler les souffrances que cela leur a valu ; leurs propres réclamations ne sont aucunement dans la manière des saints : jamais un saint n'aurait admis que l'on prît parti pour lui contre le ministère de l'Église. Certes, le mystère trinitaire de l'obéissance est toujours exposé, car il est remis à des hommes qui tous, ceux qui commandent comme ceux qui obéissent, doivent agir dans une soumission égale à la parole de Dieu ; mais quel est celui des grands dons divins remis entre les mains des hommes qui ne risque pas d’être employé par eux contrairement aux desseins divins ? »
« Un catholique est une personne qui a rassemblé du courage pour faire face à l’idée inconcevable et incroyable qu’il peut y avoir quelque chose de mieux avisé que lui-même ».
Le Magistère représente ici-bas l’autorité du Christ.
Le Magistère est donc un acte d’amour, car le Seigneur ne fait qu’aimer.
Parce qu’il est un pouvoir, une autorité donnés par le Christ, exercer le magistère est une responsabilité…
a) Je ne m’arroge pas le Magistère
Je ne m’arroge pas le magistère (protestantisme). Un responsable pastoral local ou même un directeur d’ordre n’exerce pas une autorité magistérielle.
L’obéissance n’est pas, dans la vie du chrétien, une réalité univoque. On n’est pas appelé à obéir de la même manière au concile ou à son resp de maisonnée, ni même à son supérieur de congrégation – on y reviendra.
b) Je suis lié au Magistère
Cela fait partie de l’état du chrétien de se reconnaître relatif au Magistère et de consentir, par le même acte que son acte de foi dans le Christ, à cette dépendance. Rejeter le magistère, c’est rejeter le Christ. D’où la problématique des Église séparées.
c) Le Magistère touche des paroles
Le caractère explicite de tout Magistère ne concerne pas seulement le ministère des personnes qui en ont la charge, mais également les paroles qu’elles prononcent. Le degré d’autorité d’une parole magistérielle est toujours clair, a fortiori pour l’exercice de l’infaillibilité, qui est explicite.
Il y a différents types d’exercice du magistère, dont chacun requiert une obéissance différente (encore une fois l’obéissance n’est pas univoque) :
Ø ordinaire, toute prise de parole orale ou écrite d’un évêque ou du Pape dès lors qu’ils exercent leur charge d’enseignement en tant que pasteurs (et non à titre personnel).
Ø ordinaire et universel[1],
Ø solennel.
o Pape qui, « comme Pasteur et Docteur suprême de tous les fidèles auquel il appartient de confirmer ses frères dans la foi, proclame par un acte décisif une doctrine à tenir sur la foi ou les mœurs. »
o Ou bien il s’agit du « Collège des Évêques qui, assemblés en Concile Œcuménique, exercent le magistère comme docteurs et juges de la foi et des mœurs. »
La mission du magistère est l’amour dans la vérité, il a donc aussi pour mission de révéler et juger le mensonge (LG 25)
Il participe, dans sa fonction d’enseignement, de ce qu’est la Tradition (expliquer), dans la continuité de l’Écriture sainte qu’il interprète et permet d’interpréter en actes. DV 10, « Aucune de ces réalités ne subsiste sans les autres ».
L’unité fait partie de la responsabilité du Magistère, non pas une unité soviétique, mais l’unité du « consentement universel » (LG 12). On va revenir sur ce consentement.
Et donc en tant que tel fait croître leur intelligence, leur liberté et leur responsabilité. (LG 12, Balthasar)
Ø Le Peuple de Dieu est appelé à participer « de la fonction prophétique du Christ » ; il a ce « sens surnaturel de la foi »
Le Magistère n’est pas l’autorité ésotérique de ceux qui savent par opposition superlative à ceux qui ne savent pas.
Le Magistère ne procède pas par émanation comme chez Plotin, en déversant – avec toujours déperdition au passage – la vérité à ceux qui sont en-dessous et moindres et qui n’y auront jamais qu’un accès limité par rapport à lui.
Ø Le Peuple de Dieu est investi de la vérité autant que chaque membre du magistère l’est à titre personnel ; mais ces personnes chargées du magistère à titre ministériel ont le devoir et la grâce de chercher et exprimer toujours mieux la vérité, dans l’exercice collégial de leur mission.
Ø Le Magistère élève donc le Peuple de Dieu : il ne le représente pas démocratiquement ni n’exprime ses sentiments généraux ou majoritaires.
a) L’obéissance dans l’économie de la foi
L’obéissance, obo-edire, préfixe latin "ob" et "audio" ; prêter l’oreille, écouter.
Ø Shma’h, Dt 6,4. Le premier des commandements divins. Condition de notre foi et de notre vie (contre exemple Gn 3), de notre relation d’amour avec Dieu. (Texte 3.).
Ø Miséricorde, don de Dieu. Nous ne sommes pas livrés à nous-mêmes pour aller à Dieu.
o L’obéissance est une réponse d’amour à une parole d’amour donnée initialement.
§ Elle n’est donc jamais aveugle ou sourde.
§ En tant que réaction, elle est suscitée, donnée.
§ C’est l’amour qui la suscite, et elle-même est amour – sinon elle n’est pas.
o L’obéissance chrétienne n’existe que dans et par le Christ.
§ Dans et par notre relation avec lui : nous obéissons parce que nous aimons et croyons (Jn 6,68 « à qui irions-nous ? »)
§ Parce que lui a obéi, rend de nouveau capable l’humanité d’obéir, et lui montre le chemin.
Ø Dieu, demandant l’obéissance, s’adresse à des êtres qu’il veut libres et responsables, comme à son Fils.
o « Toute interprétation de l’obéissance qui en fait un processus automatique, sans discernement, n’est ni humaine ni religieuse[2] ».
o = encore une fois, Dieu a non seulement toléré la question de Marie avant le fiat, mais il était sûrement juste et saint. Il est un témoignage de sa foi dans la bonté et la cohérence de Dieu, même si elle a besoin d’un éclairage pour la voir.
o « Un acte de l’homme à qui il manque volonté et/ou liberté peut être objectivement bon, mais ce n’est pas un acte humain, ce n’est pas ce que Dieu attend de l’homme[3] ».
b) Les trois degrés de l’obéissance
Dans sa lettre sur l’obéissance, Ignace de Loyola distingue trois degrés de l’obéissance. Ils concernent la vie religieuse, mais nous éclairent :
(1) Exécution matérielle de l’ordre reçu.
(2) Soumission de la volonté.
(3) Soumission du jugement, de l’intelligence ou de l’entendement.
o Ce dernier degré n’est dû qu’à Dieu. Formellement, pour nous chrétien, il est donc dû aux affirmations du Magistère et seulement (pas à notre supérieur, à notre responsable des sœurs cons’, à notre modérateur, qui sont eux-mêmes soumis au Magistère à ce degré d’obéissance).
o Dans la vie de l’Église, les abus de pouvoir se dessinent à ce niveau-là. Il est indispensable d’y être très vigilants dans nos structures ecclésiales (renvoyer à Don Dysmas). « Je sens que vous êtes loyal dans votre tête, mais pas dans votre cœur. Il y a encore une résistance que vous devez vaincre absolument[4] ».
Rappel que même vis-à-vis de Dieu (et donc du Magistère) – Marie, demander à comprendre n’est pas un manque d’obéissance et de docilité. Mais cela a un corollaire : en prendre les moyens – ex : je ne comprends pas Fiducia supplicans et je ne veux pas y adhérer. Je le lis, je le relis, je le travaille, je me le fais expliquer.
c) Articulation de l’obéissance avec la conscience
(1) Aucune personne n’a d’autorité sur la conscience d’un autre. Jamais. Le Magistère aime, éduque la conscience de l’homme et ainsi la libère. (Tu ne tueras point).
(2) Cependant la conscience n’est pas infaillible. « Il ne suffit donc pas de dire à l’homme : obéis toujours à ta conscience. Il est nécessaire d’ajouter immédiatement : demande-toi si ta conscience dit le vrai ou le faux, et cherche, sans te lasser, à connaître la vérité[5] ». C’est là où le Magistère intervient.
(3) L’obéissance ne doit jamais aller contre la conscience qui est ultimement le dernier rempart de la vérité (par exemple lors d’un Grand Schisme…)
« La conscience est une loi de notre esprit, mais qui dépasse notre esprit, qui nous fait des injonctions, qui signifie responsabilité et devoir, crainte et espérance [...]. Elle est la messagère de Celui qui, dans le monde de la nature comme dans celui de la grâce, nous parle à travers le voile, nous instruit et nous gouverne. La conscience est le premier de tous les vicaires du Christ[6] ».
a) Un exercice de sensus fidei fidelium
L’obéissance au Magistère est donc un exercice du sensus fidei fidelium, qui devient consensus fidei fidelium (Le Complexe, p.251) : il est un consensus en ce sens non qu’il est démocratique, mais qu’il consent.
Ø Il consent à la maternité ecclésiale, de qui il doit être éduqué.
Ø Il consent à l’autorité pétrinienne, en charge ici bas et concrètement de cette éducation.
b) Un acte de foi
L’obéissance au Magistère est un acte de foi et d’humilité avant d’être une adhésion totale de l’intelligence. Il s’agit d’une audace[7].
Ø Marie, en accord avec Dieu avant l’annonce, et pourtant effrayée par l’annonce avant de donner son assentiment.
Ø En ce sens, le magistère peut effectivement être considéré comme trop « exigeant » et effrayer.
Ø Ce n’est pas pour autant que l’intervention magistérielle est inopportune. Le fait que le Magistère élève la foi requiert des fidèles le consentement à ce que la marche soit haute.
Ø Ce qui induit, en pratique, la loi de gradualité – on n’insiste pas plus, mais rappel que le corollaire de l’obéissance est toujours la miséricorde.
c) Elle n’est pas univoque
i. L’adhésion totale, dite théologale
Elle est requise pour les décisions magistérielles qui engagent l’infaillibilité et qui sont donc enseignées comme divinement révélées et irréformables :
(1) Affirmations contenues dans la Parole de Dieu écrite ou transmise : articles du Credo, dogmes, inviolabilité de la vie humaine…
ó assentiment fondé sur la foi dans la Parole.
(2) L’infaillibilité est proclamée de diverses manières (concile oeucuménique, acte solennel du pape en union avec les évêques ou seul ex cathedra - Pie XII avec le dogme de l’Assomption de la Vierge Marie : Munificentissimus Deus (1er novembre1950)
ii. L’assentiment ferme et définitif
(1) pour les doctrines ayant trait au domaine dogmatique ou moral, qui sont nécessaires pour garder et exposer fidèlement le dépôt de la foi, même si elles n’ont pas été proposées par le Magistère de l’Eglise comme formellement révélées.
Ex : L’ordination sacerdotale exclusivement réservé aux hommes (Ordinatio Sacerdotalis, 4) ; illicéité de l’euthanasie (EV 65).
(2) Se fonde sur la foi que l’ES prête assistance au Magistère de l’Église. cf. Chesterton.
(3) assentiment fondé sur la foi dans l’action de l’ES ici et maintenant dans l’Église.
iii. L’assentiment religieux de la volonté et de l’intelligence
Chaque fois que des enseignements sont présentés comme vrais ou au moins comme sûrs.
(1) Ils sont proposés pour nous conduire à une intelligence plus profonde de la Révélation, ou bien pour rappeler la conformité d’un enseignement avec les vérités de foi.
(2) Ex : Amoris laetitia. Recevoir ce texte avec un filial respect et une obéissance sincère, qui ne nous empêche pas de le lire avec le recul de l’intelligence, ce qui nous permet de le lire en toute liberté. Mais oblige à le lire vraiment.
[1] Code de Droit Canonique (CIC), c.750, §2 : « les Évêques, dispersés à travers le monde, gardant le lien de la communion entre eux et avec le successeur de Pierre, enseignant authentiquement en union avec ce même Pontife Romain ce qui concerne la foi ou les mœurs, s'accordent sur un point de doctrine à tenir de manière définitive ».
[2] Don Dysmas de Lassus, Risques et Dérives de la vie religieuse, Cerf, coll. « Spiritualité Lexio », 2020, p. 263.
[3] Ibid., p. 164, d’après Thomas d’Aquin, ST IaIIae, q.1, a.1.
[4] Don Dysmas de Lassus, op. cit., p. 296.
[5] Jean-Paul II, Audience générale du 17 août 1983 ; cité par Don Dysmas p.29.
[6] John Henry Newman, Lettre au duc de Norfolk, 5.
[7] Pour ce § : Hans Urs von Balthasar, Le Complexe antiromain, essai sur les structures ecclésiales, Paris, Apostolat des Éditions, 1976, p. 251-252.