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Quel chemin voulons-nous choisir ? Quel chemin voulez-vous choisir ? Si chacun d’entre nous nous nous arrêtons quelques secondes pour réfléchir à cette question, à ce que nous voulons pour notre vie, je pense que nous arrivons tous rapidement à la même conclusion : nous voulons être heureux. En fait nous voulons même être « le plus heureux possible » ! Et ainsi se posent deux des plus grandes questions de notre vie, celles dont la réponse conditionne tout le reste de ce que nous faisons : « qu’est-ce qu’être heureux ? » et « comment être heureux ? » !
Alors on va gagner tout de suite un peu de temps on va répondre à la première question comme ça on aura tout le temps de se poser la deuxième ! Qu’est-ce qu’être heureux ? En fait j’ai un scoop : la réponse est toute simple ! Voilà ce que Dieu nous en dit : « Vois ! Je mets aujourd’hui devant toi ou bien la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur. Choisis donc la vie, en aimant le Seigneur ton Dieu, en écoutant sa voix, en t’ attachant à lui. » En fait ce que ce passage explique très simplement c’est que vouloir être heureux, vouloir être un vivant, ou choisir de suivre Dieu c’est exactement la même chose !
En général nous avons peur que Dieu veuille nous conduire… On a peur de perdre notre liberté, on a l’impression qu’il « faut » suivre des règles pour suivre des règles, on n’a pas envie qu’on nous impose des choses alors qu’on n’a rien demandé à personne et qu’on peut très bien se débrouiller tout seul ! Typiquement la vocation : on est plein à avoir flippé un jour que Dieu nous « appelle » alors qu’on ne veut surtout pas être prêtre ou religieuse ! Bref, « écouter » et suivre Dieu c’est franchement pas notre truc…
Pour parler de suivre Dieu je voudrai vous raconter une petite histoire, une histoire vraie. Nous sommes en 1859 aux chutes du Niagara. Blondin est un célèbre funambule et il s’apprête à traverser le précipice sur plus de 300 mètres en équilibre sur une corde ! Des milliers de personnes sont rassemblées pour assister à cet exploit ! Tout le monde l’encourage ! Et il se lance ! *allez Blondin, on croit en toi, on est tous avec toi…* Ca y est il l’a fait ! Tout le monde applaudi c’est incroyable ! Mais Blondin prend la parole : « maintenant je voudrais recommencer, mais en prenant quelqu’un sur mon dos. Qui veut venir ? » Grand silence dans la foule… D’un coup plus personne ne supporte Blondin ! Jusqu’à ce qu’un monsieur un certain Harry lève la main : « moi je veux bien faire ce pari fou. Le pari fou d’accepter de me laisser guider par quelqu’un d’autre en qui j’ai confiance, le pari fou d’accepter de ne pas maîtriser ma route… » Et Blondin traverse avec le monsieur sur son dos.
Voilà la question de Dieu pour nous ! Qui veut venir ? Qui a suffisamment confiance en moi pour oser me laisser guider et ne plus tout maitriser ? Si on est normalement constitué notre première réaction c’est exactement celle des gens. On flippe. Mais nous sommes invités à découvrir plus ! A avoir le courage d’oser ! C’est justement de ça qu’on veut vous parler de ce matin : de tout ce plus grand qu’il y a à découvrir si l’on ose !
a) La première étape dans l’aventure qu’a vécu Harry en montant sur les épaules de Blondin c’est que Blondin lui a posé une question. « Qui veut venir avec moi ? ». Et c’est la même question que Dieu nous pose. Parce que oui, Dieu s’adresse à nous ! Nous en général quand on dit que Dieu nous parle, on pense à la Bible, aux commandements, et c’est bien le premier moyen que Dieu prend pour s’adresser à chacun de nous ! Mais Dieu n’est pas un livre…il est Emmanuel, ça veut bien dire Dieu avec nous ! C’est d’ailleurs la spécificité de notre foi de chrétien : nous croyons en un Dieu qui s’est incarné. Il est descendu sur terre et Il ne pouvait pas faire beaucoup plus pour nous montrer qu’Il nous aime et qu’Il veut être présent dans notre vie de tous les jours ! Est-ce que nous y croyons vraiment ? Est-ce que Dieu pour nous c’est une idée, un grand barbu sur son nuage ? Est-ce que pour nous c’est Dieu là haut dans ses nuages, nous en bas, et chacun sa vie ? Ou est-ce que nous croyons à ce Dieu qui s’est incarné, qui se fait tout proche de nous ? En fait on réagi tous comme les gens au bord des chutes. Blondin c’est bien mais de loin. On veut pas trop se mouiller. On a tendance à dire à Dieu «bon, je veux bien croire en toi mais rentre pas trop dans ma vie hein ! J ». En gros « je veux bien faire tout ce que tu veux tant que ça ne me coute rien » J ! Mais croire ce n’est pas savoir que Dieu existe, c’est savoir qu’Il nous aime ! Dieu nous parle et comme Blondin, Dieu nous propose de rentrer dans notre vie ! Le Dieu qui reste loin, ce n’est ni le Jésus des évangiles, ni celui qui se révèle ici à Paray ! Première chose, Blondin s’adresse à Harry comme Dieu à nous.
b) Ensuite quelle est la réaction des gens quand Blondin s’adresse à eux ? Ils ont peur. Il y a un énorme silence ! Et quand Dieu nous demande de lui faire confiance on a peur aussi. On fait comme les Apôtres qui sont sur leur barque pris dans la tempête ou comme Saint Pierre qui marche sur l’eau. On a peur. On a peur de ne pas tout controler, de ne pas savoir où on va ou de perdre notre liberté… C’est ça qui nous empêche de faire confiance. Et c’est pour ça que Jésus ne cesse de répéter : « n’ayez pas peur » c’est la phrase phare de Jean Paul 2 d’ailleurs ! Benoit XVI ajoutera : « Il n’enlève rien, Il donne tout ». Ne restons pas paralysé au bord des chutes ! Ne vivons pas des vies de paralytiques ! C’est trop dommage ! Osons dépasser nos peurs, accepter de ne pas comprendre tout de suite, de ne pas maitriser. Lui faire vraiment confiance en fait.
c) Bon et le résultat de tout ça c’est quoi ? Qu’est-ce qui arrive à Harry ? Il vit quelque chose d’incroyable, il traverse les chutes et n’aurait jamais pu vivre ça tout seul. Bon, Eh bien si on suit Dieu, si on lui fait confiance, c’est parce qu’on sait qu’Il veut nous mener vers le bien, vers ce qui nous rendra heureux, nous donnera la vraie joie ! Et en plus ce bien que Dieu nous propose dépasse largement ce que nous pouvions espérer au départ !En un mot : Voyons grand pour notre vie. Voyons-la avec les yeux de Dieu.
Et c’est un peu ce qui m’est arrivé il y a quelques années. Et j’ai suivi les mêmes étapes que Harry au bord des chutes :
D’abord Dieu m’a appelé : bon pas directement mais il est passé par un ami qui m’a proposé d’aller au forum des jeunes. Et quand il m’a proposé ça je savais très bien que c’était bon pour moi, qu’il fallait que j’y aille.
Mais comme Harry ma première réaction ça été la peur : peur parce que j’arrivais dans un groupe ou je connaissais personne, et puis j’avais pleiiin d’a priori sur Paray, j’avais peur que ça soit mondain, bref ça me soulait
MAIS bon je continuais à penser « faudrait que j’y aille », et il y a un moment où je me suis dit ok, en soit j’ai rien à perdre, je tente et j’y suis allée J Et la session a été juste géniale, et depuis j’y retourne et ça m’apporte toujours autant !!
Donc la confiance est fondamentale. D’ailleurs c’est ce que Jésus, les Psaumes et toute la Bible ne cesse de répéter. Dans les Evangile : « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis. Je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent. » (Jn10,11-16) Dans les psaumes : « Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin. Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car il est avec moi : son bâton me guide et me rassure. » (Ps22,1-4) et ainsi de suite on pourrait continuer pendant des heures !
En fait, il n’y a qu’en faisant confiance qu’on pourra faire l’expérience que Dieu peut être présent à nos côtés. Bon là, il y en a peut-être parmi vous qui se disent « de toute façon moi Dieu ne m’a jamais parlé, Il a jamais rien fait dans ma vie » ou « moi je suis comme Saint Thomas, ok je veux bien croire et faire confiance mais quand Il m’aura montré qu’Il est là ». Mais justement si on regarde bien l’Evangile ne nous dit nullepart que Saint Thomas qui voulait toucher pour croire a touché Jesus : il a simplement cru ! Quelque part en fait il faut croire pour voir ! On peut d’ailleurs remarquer que dans l’évangil tous les miracles commencent par un acte de foi. Dieu, Il ne va pas nous forcer la main si on ne veut pas qu’Il rentre. C’est à nous de commencer à faire des petits pas, de commencer à écouter un tout petit peu et si nous donnons à Dieu l’opportunité de venir là, Il viendra à coup sûr !
Comme ça « faire confiance », écouter Dieu, Dieu nous parle ça a l’air un peu vaporeux et pas très concret… En fait on en arrive tout naturellement à la question : Comment concrètement je peux écouter Dieu pour me laisser conduire ? Comment Dieu me parle-t-il ? C’est à cette question qu’on va prendre le temps de répondre maintenant.
Bon la première chose à dire, un peu bête, c’est que Dieu s’adresse quand même avant tout à nous par Sa Parole, dans la Bible. Pour nous mettre à l’écoute de Dieu, commençons donc par ouvrir nos Bibles et à lire !
Cela étant dit, l’expérience de l’Eglise, c’est-à-dire la vie avec le Christ de millions de gens depuis les apôtres jusqu’à nous en passant par tous les saints, notre expérience à moi, à Ophélie, bref l’expérience des croyants c’est que Jésus parle avant tout discrètement, dans le secret des cœurs.
La première façon dont Dieu s’adresse à nous est très directe. Il parle directement à notre cœur, en nous donnant des certitudes ou des impulsions. La certitude paisible que cette décision est la bonne. Que je suis au bon endroit. Un élan qui nous dit : va parler à telle personne, maintenant. Va donc dire ceci. Cela ne veut pas dire qu’Il agit à notre place ! Mais Il peut parler à notre cœur très paisiblement pour nous inviter à poser tel acte concret, là maintenant ! Ou en nous donnant la paisible certitude que tel choix est juste, que nous sommes sur le bon chemin. C’est ce qu’on appelle les « motions de l’Esprit ». EXEMPLE LOUANGE X C’est la façon la plus directe qu’a Dieu pour nous parler ! Mais cela suppose que nous soyons vraiment disponibles et à l’écoute de ce qu’Il met dans notre cœur.
Il peut aussi prendre un moyen plus indirect. Nous avons tous en nous une véritable boussole intérieure, un théomètre qui nous aide à reconnaître que nous sommes avec Dieu ou non. C’est un moyen indirect pour Dieu de nous parler. Voilà comment Jésus nous dit que nous pourrons reconnaître que nous sommes avec Lui : « C’est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits, et que l’arbre qui pourrit donne des fruits mauvais. Un arbre bon ne peut pas donner des fruits mauvais, ni un arbre qui pourrit donner de beaux fruits. Donc, c’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. » (Mt7;17-20) L’arbre, c’est nous et nos actes ! Donc ce que Jésus nous dit, c’est que si nous voulons écouter Dieu pour savoir si nous marchons avec Lui ou pas, il faut regarder les fruits que nos actes portent en nous ! La question devient : quels sont ces fruits ? Globalement si on parcourt rapidement l’évangile on se rend compte qu’il y a trois choses dont Jésus parle tout le temps. Un, l’amour de Dieu et du prochain qui est finalement la définition même de la vie en Dieu ! Aimer authentiquement c’est vivre avec l’Esprit. Les deux autres points forts du message de Jésus sont les fruits que nous cherchons. On vous donne deux passages parmi des dizaines d’autres qui parlent de ces deux fruits. Premier fruit : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé. » (Jn14;27) La paix. Deuxième fruit : « votre peine se changera en joie, […] votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l’enlèvera. […] Demandez, et vous recevrez : ainsi votre joie sera parfaite. » (Jn16;20-24) La joie.
Les fruits dont nous parle Jésus, ce qu’Il nous promet si nous sommes avec Lui c’est la paix et la joie. Voilà les éléments majeurs de notre boussole spirituelle ! Inversement si nous nous éloignons de Lui, les fruits seront la tristesse et le trouble. Il faut juste prendre quelques minutes pour bien comprendre de quelle joie et de quelle paix nous parlons. Il ne s’agit pas de la joie que l’on ressent quand on reçoit un beau cadeau, que l’on reçoit une bonne nouvelle ou que l’on passe une bonne soirée entre copains, même si ce sont de très belles et bonnes joies ! C’est une joie bien plus profonde, bien plus puissante, à un autre niveau ! On n’est pas du tout dans le niveau psychologique mais bien dans le niveau spirituel. C’est pour cela que Jésus dit que « ce n’est pas à la manière du monde [qu’Il nous] donne ». C’est pour cela aussi que malgré tous les évènements extérieurs, rien ne pourra nous enlever cette joie ! De même la paix de Jésus n’est pas la paix de l’inaction au contraire ! C’est la paix qui habite celui qui malgré tous les évènements sait que de toute façon Dieu l’aime et est avec Lui ! J’ai eu une pérode particulièrement difficile cette année où j’avais énormément de questions intérieurs très difficiles et pas mal de problèmes matériels à régler pas faciles non plus. En soi il n’y avait pas grand-chose qui allait… Mais malgré tout, je recevais chaque jour dans la prière une vraie joie et surtout une paix incroyable qui me portaient toute la journée et m’ont permis de traverser toute cette période sereinement tout en ayant quand même bien les pieds sur terre et en devant affronter toutes ces difficultés !
En quelques mots, Saint Ignace de Loyola a parlé de « consolation » et de « désolation » pour décrire les deux grands types de moments de la vie spirituelle. C’est ce que l’on appelle « les mouvements de l’âme ». Dans les temps de consolation, même s’il n’y a aucune grâce sensible, qu’on ne ressent rien, on est habité par la paix, par la joie, porté par un élan de Vie qui fait qu’il nous est facile d’aimer ! Inversement dans les temps de désolation, toute cette dynamique a disparu, il nous est difficile d’aimer, nous ne vivons plus de cette paix et de cette joie. Pour vivre avec Dieu au quotidien, il nous faut apprendre à voir, à sentir si ce que nous faisons et vivons nous mène plutôt vers la consolation ou plutôt vers la désolation.
En plus de ces éléments intérieurs, Dieu peut aussi nous guide et nous parle par des signes extérieurs, de petits clins Dieu qui nous aident à voir sa présence, ou sont les réponses à notre prière lorsque nous demandons son aide ! L’action de Dieu se fait très concrète et c’est pour ça que nous pouvons demander ! On ne développe pas plus cette question pour le moment, on prendra le temps de la détailler plus loin.
Donc les trois moyens que Dieu prend pour entrer dans notre vie aux quotidiens sont 1/ les motions de l’Esprit 2/ les mouvements de l’âme 3/ les signes. Mais concrètement comment on en vit dans notre vie de tous les jours ? Comment on fait en sortant de cette tente ?
On va commencer par prendre un petit exemple, une situation qui vous arrive peut être aussi ! C’est l’histoire de Ludivine qui rentre chez elle après une soirée avec des amis. La soirée était vraiment trop bien, et en plus elle était au centre des attentions à faire rire tout le monde. Bref, forcément ça lui a plus. Mais là en rentrant chez elle elle se sent vaguement mal à l’aise. Pourquoi ? Bon, bien sûr il y a le fait qu’elle n’est plus avec ses potes, l’ambiance retombe un peu. Mais, elle sent bien que c’est plus profond que ça. Si la soirée avait vraiment été bonne, là il resterait une vraie joie et pas ce malaise. Du coup Ludivine réfléchit et elle se suis que peut-être c’était son comportement qui n’a pas été tout à fait juste ? Peut-être qu’elle a un peu pris toute la place pour se faire remarquer, pourqu’on l’admire ? En gros elle était un peu tourné vers elle-même.
Voilà typiquement un exemple de situation toute bète, vraiment rien d’extraordinaire, mais c’est dans ces moments là où on peut apprendre à être à l’écoute pour essayer de suivre ce que Dieu propose. Et on pourrait en trouver plein d’autres exemples : ça peut être, je sais pas, dans une relation d’amitié se demander si on est vraiment ajustée…ou autre. Bref, qu’est-ce qu’on retire de cet exemple pour notre vie ?
Première chose : dans l’exemple, Luidivine qui pourrait être n’importe lequel d’entre nous est capable d’écouter ce qu’il y a au fond d’elle. Elle est attentive, à l’écoute, c’est le point crucial. Si on se dit « Dieu ne me parle jamais » ou « j’entends rien » il faut qu’on apprenne à faire l’effort de regarder ce que Dieu met au fond de nous. Et on parle pas de psychanalyse mais bien de ce que Dieu nous dit par notre cœur ! Donc une fois qu’on est disponible on cherche à voir ce que Dieu dit à notre âme avec ce dont on parlait tout à l’heure: la paix, la joie, l’élan vers l’amour. En fait on cherche simplement à s’ajuster et l’enjeu est tout simple : est-ce que je veux rentrer vraiment heureux de ma prochaine soirée, peut être en ayant demandé avant à Dieu de l’aide pour être plus attentive aux autres, en faisant attention à tous le monde parce que je vois bien que c’est ça qui me rends heureux et que sans Dieu je n’y arrive pas ou pas bien.
Donc voilà : être disponible, à l’écoute de Dieu, c’est vraiment les deux mots clés de la vie avec Dieu ! Et ça passe par la prière. Souvent on n’est pas très fort pour écouter, on préfère parler ! « Parle Seigneur ton serviteur écoute » on pratique pas trop, on préfère « écoute Seigneur ton serviteur parle » ! Et paradoxalement on reproche après à Dieu de ne pas nous parler ! C’est l’histoire d’un homme à genoux dans une église qui vide son âme devant Dieu, lui parle de tous ses problèmes, tout ce qu’il a sur le coeur. Au bout d'un moment il lui dit : "Mais pourquoi quand on est là tous les deux, je suis toujours le seul à parler ?" Et Dieu lui répond :"Peut-être parce que de nous deux, je suis le seul qui écoute." Prenons le temps de rester un peu en silence, en méditation dans notre prière, juste pour laisser un peu Dieu parler.
Mais bon vous allez me dire écouter c’est bien gentil mais ça suffit pas, et c’est vrai, il faut aussi faire confiance parce qu’en fait Dieu respecte tellement notre liberté qu’il va pas nous envoyer un mode d’emploi à suivre à la lettre pour nous guider ! Donc quand on reçoit des motions, des impulsions intérieures, il y a un saut dans le vide à faire, un acte de foi à poser ! Il y a une très bonneimage pour comprendre ça. On est dans le noir sur notre petit vélo et on a une petite lampe, notre dynamo qui éclaire juste deux mètres devant. Après on ne sait pas ce qu’il y a ! Mais bon si on veut voir plus loin, si on veut pas tomber ben il y a pas le choix il faut pédaler ! Et là, c’est la même chose, faut faire confiance ! Et d’ailleurs c’est souvent après avoir dit « oui » qu’on est sûr et certain que c’était le bon choix à faire. Mais voilà, au fur et à mesure, on expérimente que Dieu nous rattrape toujours à la fin.
Donc on a dit que la vie avec Dieu passe par l’écoute et la disponibilité, il n’y a juste une dernière chose sur lequel il faut qu’on ré-insiste . C’est que le seul et le meilleur moyen d’apprendre à connaître Dieu c’est de prendre un petit temps chaque jour pour se mettre en sa présence ! On vous a surement dit beaucoup de choses sur la prière alors je vais pas en rajoutter des tonnes mais s’il y a deux choses qu’il faut retenir c’est (1) ne surtout pas se fixer d’objectifs impossibles. Je sais très bien que Si moi ressortant de ce forum je me dis que je vais de prier 1h tous les soirs l’année prochaine, je n’y arriverai pas. Le plus important est de rester fidèle absolument tous les jours. C’est en faisant des exceptions que l’on fera tomber nos résolutions. Cela étant dit, nous sommes tous appelés à prier plus et donc à faire grandir notre temps de prière personnel. (2)et puis aussi hésitez pas à demander conseil à quelqu’un, un prêtre par exemple : parce qu’en fait, prier ça s’apprend !
Pourrions-nous faire la même chose sans Dieu ? Bien sûr, nous n’avons pas besoin de Dieu pour chercher le bonheur et écouter notre conscience. Mais sans Dieu cela reste bien limité. On peut voir trois points en particulier sur lesquels Dieu change tout ! D’abord Dieu est celui qui peut placer de vraies certitudes dans notre cœur, des certitudes sur lesquelles on peut vraiment s’appuyer et qui valent plus que tous les calculs du monde. Cette certitude paisible mais puissante c’est celle de Saint Matthieu. Il est assis à sa table quand un type qu’il n’a jamais vu passe devant lui, le regarde et lui dis juste « Viens, suis moi ». Et Matthieu se lève et quitte absolument tout ! Bon ce n’est peut-être pas un discernement type mais on peut se dire qu’il a du se passer quelque chose de vraiment très puissant dans le cœur de Saint Matthieu à ce moment-là. Comme une certitude. C’est aussi le seul à pouvoir mettre en notre cœur une authentique paix, une authentique joie que rien ne peut submerger. Première chose, la certitude du cœur. Deuxième chose dont nous avons déjà parlé au début du forum : Dieu libère notre liberté. Si nous voulons prendre le choix le plus libre possible, nous avons besoin de Dieu. Troisième chose : bien sûr Dieu donne aussi des petits signes qui aident, accompagnent notre discernement. Pas des grands trucs grandisoses mais de toutes petites choses. Dieu nous aide et nous guide de l’intérieur par les motions, les certitudes qu’Il nous donne mais aussi de l’extérieur par les signes ! Ce peut être une parole lue dans la Bible en priant et qui nous frappe, un rencontre improbable… Tout ces petits quelque chose dont on nous dit qu’ils ne sont que des coincidences.
En définitive, on peut bien sûr discerner sans Dieu… Mais notre discernement sera bien plus limité que si nous avons avec nous le Chemin, la Vérité et la Vie !
On peut aussi se demander si c’est vraiment Dieu qui fait tout cela et pas nous qui nous montons des histoires ! En fait Dieu prend des moyens simples pour nous parler. Des moyens humains, concrets et donc discrets ! Nous aimerions bien voir les cieux ouverts, entendre les trompettes des anges sonner et avoir un petit papier qui descend « voilà ma réponse, signé Dieu » ! Mais Dieu fait avec notre condition d’homme, ce qui parfois est beaucoup plus simple, beaucoup plus direct. Illustration.
VIDEO « BRUCE TOUT-PUISSANT »
Et cent mètres plus loin, Bruce a un accident. Pourtant il n’y a pas moins subtil comme message pour faire demi-tour qu’un panneau faites demi-tour ! Voilà les signes que Dieu nous donne, qui sont autant de pseudo « coincidences » pourtant grosses comme une maison ! Ce peut-être demander à quelqu’un de prier pour nous et qu’il nous donne un texte de la Bible qui réponde justement à notre question. Ce peut-être avoir prié pour une situation bloquée et renconter exactement la personne dont nous avions besoin. Que voulez-vous que Dieu fasse de plus. En fait il nous faut tout simplement apprendre à ouvrir les yeux pour voir l’œuvre de Dieu dans notre vie ! Deuxième chose : Dieu ne nous donne des signes pour nous guider que si nous Lui demandons de nous guider ! D’où l’importance de la prière. Demandez et vous obtiendrez !
Bien sûr il ne faut pas voir Dieu partout pour autant, voir des signes partout. Il faut faire la différence entre les idées, les sentiments qui viennent de nous et ce qui sont mis là par Dieu. Pour cela il suffit de se retourner vers Dieu, de se décentrer de soi. Comment ? En priant bien sûr ! On peut alors faire la distinction et nous laisser vaiment guider par Dieu dans notre vie et nos choix.
Depuis le début on a beaucoup parlé des petits choix, de la vie avec Dieu dans nos actes du quotidien. Mais nous sommes tous aussi confrontés à des « grands choix », des choix qui engagent. Il y en a surement parmi vous qui ont du se demander il y a un ou deux mois ce qu’ils allaient faire comme étude l’année prochaine ou même qui se posent encore la question. D’autres s’ils devaient ou pas reprendre la troupe scoute d’à côté. Ou ce qu’ils allaient faire maintenant qu’ils avaient fini leurs études. Ou même des choix de vie plus forts encore sur le sacerdoce, la vie consacrée ou le mariage ! On a tous expérimenté que ceux sont des décisions difficiles à prendre. Alors comment on fait ? Là aussi on peut se simplifier la vie en faisant confiance à Dieu, Pour ce genre de discernement il y a un certain Saint Ignace de Loyola qui a beaucoup réfléchi sur la question donc on va maintenant voir les différentes étapes qu’il nous conseille pour faire un choix à l’écoute de Dieu !
Lorsqu’on est confronté à un choix difficile, la première étape est de poser clairement l’alternative devant soi. En fait souvent on ne fait pas vraiment l’effort de la formuler, de façon directe. Or on ne peut pas vraiment considérer les différentes options d’un choix tant qu’on ne les a pas précisées de façon vraiment nette, sans concession. Cette simple étape peut nous ouvrir les yeux sur beaucoup de choses !
Lorsque l’on parle de poser l’alternative, il ne s’agit pas simplement d’écrire deux options sur un morceau de papier, même si c’est une première étape. Le véritable enjeu est de considérer de façon juste ce choix. C’est-à-dire de nous souvenir qu’il n’est qu’un simple moyen. Le but ultime, le but vers lequel tend ce moyen c’est de m’approcher de Dieu, de mieux vivre avec Lui. On pourrait se dire que notre but est de mieux aimer, de faire ce qui est bon… Ce qui est exactement la même chose que de suivre Dieu ! Il est important de se replacer sans cesse dans cette perspective : mon véritable but est de suivre Dieu. La question n’est plus de savoir si je pars avec ma famille ou avec mes amis, mais plutôt : quel est le choix le plus juste ? C’est-à-dire celui où je serai le plus avec Dieu…
Qu’est-ce que ça veut dire « considérer le choix comme un moyen » ? Saint Ignace nous dit qu’il faut se placer dans une position « d’indifférence » face à ce choix. Comprenons-nous bien : cela ne signifie pas du tout que nous ne nous en soucions pas ! Cela veut dire que nous sommes capables de placer chaque option sur un pied d’égalité, en les dépouillant de tout a priori. Nous pouvons avoir des élans, des désirs qui faussent notre réflexion, qui nous poussent à prendre la décision sans vraiment la considérer ! Si nous voulons pouvoir peser les options, il faut que notre balance soit équilibrée… Il ne s’agit pas de dire que ces désirs ou ces élans sont mauvais, mais plutôt qu’il ne faut les prendre en compte que le moment venu. Ils ne sont pas forcément premiers dans le choix. Cette position « d’indifférence » nous permet de prendre le recul nécessaire pour laisser de la place à Dieu, être capable d’écouter ce qu’Il voudra nous proposer ou nous demander et sans nous boucher les oreilles à l’avance ! C’est cela qui nous rappelle notre véritable but : être plus proche de Dieu. Pour se mettre dans cette optique tournée vers Dieu, c’est bête à dire mais il faut se tourner vers Dieu, c’est-à-dire prier !
CHOISIR C’EST RENONCER
Première étape donc, se placer devant l’alternative clairement et nettement formulée, dans une position « d’indifférence » au sens ignacien du terme !
Deuxième étape que propose Saint Ignace pour prendre une décision : une fois l’alternative posée c’est de peser les pour et les contre. Comment on fait ? On va considérer les options une par une, pourquoi pas en les écrivant dans un tableau ! Et pour chaque option, on essaye de la voir sous tous ses angles, d’énumérer tous ses avantages et tous ses inconvénients, peu importe leur poids et leur importance ! Pour le moment il ne s’agit pas de juger, mais simplement d’étudier chaque possibilité. Et puis après on peut prendre le temps de vérifier que nos arguments sont justes (en enlevant par exemple ceux qui sont liés à la peur).
Bon faut ajouter que notre raison n’est pas l’unique outil de discernement. En fait, Dieu peut aussi nous éclairer par d’autres moyens, toujours très simples, mais qui nous guident ! C’est par exemple les motions, les petits signes dont on parlait … Il faut aussi bien evidemment prendre en compte ce que que Dieu peut nous envoyer pour nous parler !
Bon à partir de là normalement on commence à voir de quel côté penche la balance. C’est le choix du pour et du contre, le choix de la raison. La confirmation de ce choix se trouve dans notre cœur. C’est là que nous pourrons étudier la décision pour voir quels fruits elle portera en nous. Si cette décision est de Dieu, ces fruits sont la paix et la joie ! Si ce choix nous trouble, crée en nous une inquiétude, c’est qu’il nous faut le reconsidérer. C’est aussi dans notre cœur que Dieu place les plus grandes certitudes ! Je vous invite à faire une expérience : allez voir un prêtre et demandez-lui pourquoi il a fait ce choix ! En général, Dieu a envoyé des signes, la raison a discerné… Mais ce qui a conclu en fin de compte la décision c’est la certitude qu’il avait dans le cœur !
Cela ne veut pas dire que notre cœur discerne seul ! Cela veut dire que notre cœur doit venir confirmer ce que dit notre raison. Si notre cœur et notre cerveau ne sont pas d’accord c’est qu’il y a quelque chose qui cloche…
En même temps le Seigneur nous appelle aussi à être audacieux, à oser,ce qui veut aussi dire parfois faire des choix qui paraissent déraisonnables. Comme Saint Matthieu qui se lève pour suivre Jésus ! Ecoutons alors avec notre cœur et nous découvrirons qu’il y a une autre forme raison derrière cela, qui n’est plus celle de l’intelligence mais de l’amour. Si nous voulons voir grand pour notre vie, la voir avec les yeux de Dieu, alors ayons Son regard audacieux ! Comme on l’a reçu dans la louange au début de la session : « ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi »…
En conclusion, retour sur les 3 étapes de St Ignace
Lorsque nous étudions chaque possibilité sous toutes les coutures, il y a quelques clés absolument indispensables pour bien choisir ! Nous voudrions vous en donner 5 que vous pouvez utiliser dans toutes les situations !
Première clé : Dieu est cohérent. Mon cœur, mon esprit, ma vie me placent devant des choix. Comment savoir si l’inclinaison qui est dans mon cœur vient vraiment de Dieu ? Dans toute la Bible et les vies des saints, il y a un élément absolument remarquable dans l’action de Dieu : il prend son temps. Jamais il ne nous brusque, ne nous presse de prendre une décision soudaine. Toujours il prépare. A l’inverse, le Mauvais tente de nous brusquer, en espérant que dans la panique nous fassions l’erreur de le suivre ! Examinons donc notre cœur. Cette option, ce choix particulier nous viennent-ils de Dieu ou du Malin ? Est-ce que je suis brusqué, troublé ? Ne nous méprenons pas : cela ne veut pas dire que Dieu nous donne la direction bien à l’avance ! Bien au contraire Il peut nous apprendre la confiance en ne nous aiguillant clairement qu’au dernier moment. On peut être surpris ! Si le désir qui est dans notre cœur vient bien de Lui alors nous verrons qu’il est cohérent, qu’il a été préparé ou qu’il s’inscrit en toute logique dans ce qui précède. Là est la paix de Dieu.
Deuxième clé : est-ce que ma décision respecte mon devoir d’état ? Alors qu’est-ce que le devoir d’état ? C’est « l’ensemble des obligations qui découlent d’un état de vie, d’une profession, d’une charge. » Par exemple, si je suis étudiant, mon devoir d’état est de bien faire mes études. Mon premier état, c’est d’être fils ou fille de mes parents, membre d’une fratrie et d’agir en conséquence ! Si je suis marié, mon devoir d’état est de faire passer ma femme ou mon mari en priorité. C’est une clé de discernement très utile pour savoir ce qui doit passer en premier. Cela nous montre aussi que suivre Dieu se fait dans le monde, avec notre vie de frère ou de sœur, d’étudiant, d’ami, etc ! Il n’y a pas de concurrence entre ce que nous sommes dans le monde et notre vie spirituelle.
Troisième clé : les commandements et le Magistère de l’Eglise, c’est-à-dire son enseignement. La première chose que Dieu nous a donné pour nous guider vers le Bien, vers ce qui est bon pour nous, vers l’Amour, ce sont les commandements. Nous pouvons tout de suite étudier si tel ou tel choix est en accord ou en opposition avec ces commandements que nous connaissons tous ! Parfois cependant nous pouvons nous retrouver dans des situations délicates où il est plus difficile de juger ce qui est bon et ce qui ne l’est pas. Nous pouvons alors faire confiance au message de l’Eglise pour nous aider à discerner. L’Eglise, c’est l’ensemble de tous les croyants guidés par l’Esprit Saint, notamment à travers le pape et les évêques. C’est quand même l’une des plus grandes choses que Jésus nous aie donné pour nous guider ! Il dit par exemple aux Apôtres : « Celui qui vous écoute m’écoute ; celui qui vous rejette me rejette. » Voici même ce qu’il dit à Saint Pierre de la puissance de l’Eglise et de son enseignement : « Moi je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. » La puissance de la mort ne l’emportera pas sur elle ! Comme nous faisons confiance à Dieu et que nous savons qu’Il guide l’Eglise, nous pouvons nous fier à son message pour nous aider à voir ce qui est bon et ce qui ne l’est pas. Cela peut nous aider dans nos choix. En un mot : une décision juste doit pour le moins être en accord avec l’enseignement de l’Eglise, qui est par exemple résumé dans le CEC ou le Youcat !
Quatrième clé : s’appuyer sur son frère. Encore une recommandation que l’on peut trouver un peu partout dans la Bible… recul Dieu ne nous guide pas par des voix célestes mais par nos frères, par ceux qui sont autour de nous ! Il sait très bien nous envoyer la bonne personne au bon moment pour nous dire exactement ce dont nous avons besoin. Soyons donc à l’écoute de ce que Dieu nous dit ainsi. Si notre cœur est disponible il reconnaîtra très bien ces paroles. Pour des questions particulièrement difficiles il peut aussi être intéressant de demander à quelqu’un de nous aider à discerner, à un prêtre par exemple ! Le but n’est pas de demander son avis à la terre entière, ce serait contre productif. Non seulement tous les avis ne sont pas bons mais surtout si je demande les conseils de tous le monde, je finis par avoir toutes les opinions possibles et ça ne peut qu’embrouiller les pistes. L’important est de s’appuyer sur une ou deux personnes de confiance qui auront un regard extérieur et éclairant, c’est-à-dire pas forcément la super pote à qui on raconte tout !
Cinquième clé : ne pas changer de cap dans la tempête. Si nous essayons de suivre Dieu, le Malin essayera forcément de nous en empêcher. Plus il y a d’enjeu, plus le choix de suivre Dieu nous fait grandir, plus il essayera de nous en détourner ! C’est ce qu’on appelle le combat spirituel. Il ne faut pas avoir peur, mais simplement s’accrocher au Christ fermement ! Pour nos décisions, ne pas changer de cap une fois qu’elles ont été bien prises et bien discernées ! On peut se souvenir de toutes les raisons qui nous on fait prendre ces décisions, elles n’ont pas changé, notre décision qui était juste n’a donc pas à changer non plus. Dans la tempête on ne voit plus rien, on doute un peu de tout, on ne sait plus bien quoi faire, ni comment. Ce n’est pas vraiment une situation idéale pour changer de décision ! En conséquence gardons le cap des choix que nous avons pris avec le Christ dans le calme sans nous laisser inquiéter par les secousses.
Dernière chose, sachons que Dieu ne nous trompe jamais, qu’Il ne nous laissera jamais tomber. C’est impossible ! Si nous Lui faisons confiance, Lui ne fera jamais défaut Alors tant que nous Lui faisons confiance de tout notre cœur, n’ayons pas peur. Si nous nous égarons quelque peu, Il nous ramènera sur un chemin plus sûr en particulier grâce aux sacrements et à la prière. Surement éprouvera-t-il notre confiance, mais toujours en nous rattrapant, en nous éclairant au dernier moment ! Alors n’ayons pas peur ! Fonçons ! Donnons-nous à fond ! Voyons grand pour notre vie, voyons la avec les yeux de Dieu !