Il y a un nombre affolant d'addictions, de dépendances en tous genres : accro smartphone, internet, jeux en réseau, alcool, sexe, nourriture, sport intensif, etc...
Tableau assez terrible ! On pensait avoir libéré les esclaves en dénonçant l'esclavage, mais on a l'impression qu'il n'y a jamais eu autant d'esclaves qu'au XXIeme siècle.
Pourquoi ce décalage entre notre grande générosité de cette génération et tous ces esclavages ?
La culture dans laquelle nous vivons est celle qui donne la liberté comme un absolu. Je suis la mesure des choses, je peux même décider de ce qui et bon ou mauvais pour moi. Ça imprègne toute notre vie sociale.
Ex: le site du ministère de la femme, le droit de disposer de son corps. On oublie de dire la vérité sur la réalité de ce qui a vécu : il y a une maternité et un enfant en jeu. Et on blesse en occultant la vérité en prétendant ouvrir la liberté absolue.
Ex: le gender, pas besoin de faire un dessin.
Ex: le médecin Bonnemaison qui est acquitté car il a agi par compassion !
La première raison des difficultés est donc la liberté comme absolue.
La deuxième raison est la culture de l'idolâtrie. La laïcité française qui un laïcisme veut remplacer Dieu par des idoles. Pour cela on va vers l'hyperconsommation sur tous les plans ! Pas forcément de biens matériels. Idolâtrie de consommation mais aussi idolâtrie de l'image de soi. Sur internet on peu construire une forme d'image de soi. La plupart des photos sont des selfies sur les réseaux. Je recherche ma propre image. Je suis dans cesse le centre de mes propres préoccupations. Ces idolâtries exacerbent le désir sans orienter ce désir par l'intelligence vers le bien. La société a déconnecté le désir du bien. Il y a hypertrophie de l'affectivité. On se laisse prendre par des envies et des désirs déconnectés. Parce que l'affectivité est volatile on a beaucoup de mal à rester stable, on est sans cesse fragile.
Troisième raison, on a du mal de façon naturelle à orienter notre désir vers le bien. Rm7. Il y a un combat entre la chair et l'esprit, l'homme ancien et l'homme nouveau. Dans le fond nous sommes esclaves. La volonté n'est pas assez forte pour renoncer au mal. Plus facile de penser à moi qu'aux autres, de se venger que de pardonner, etc... Tout cela est du au péché originel, péché de désobéissance. Nous ne sommes plus orientés vers le Bien. En même temps faut pas désespérer ! Ga5. Le combat est bien réel.
Quelles sont les conséquences des addictions ?
Elles engendrent une culture du mensonge. Ce qui est mauvais apparaît comme bon. Mensonge envers soi, envers les autres. Cela engendre une très grande désespérance. Le comportement addictions passe par les sensations, alors que notre affectivité est faire pour les émotions. Les émotions disent quelques chose de la vérité, de la réalité, pas les sensations. On instaure une mauvaise relation à soi et on rend difficile la relation à l'autre car on est centré sur soi. On perd la maîtrise de son temps aussi. Et on appauvri la relation à Dieu car l'addiction ronge notre intériorité. Elle endommage la paix intérieure qui est nécessaire.
Cela entraîne une forme de mort psychologique, intellectuelle et spirituelle. Exemple de l'expérience des rats (cf l'ultime secret de Weber). Sauf que notre cerveau est pas le même que celui des rats ! Alors on veut vivre comme des rats ou vivre notre dignité ?
Petite histoire. Garçon et sa mère dans un canapé discutent de la vie de la mort.. Garçon "si un jour je suis dans un état végétatif, que je dépends de machine etc... Je t'en supplie débranche les machines je veux pas vivre comme ça." La mère de lève et débranche la télé, l'iPod, internet (plein d'autres trucs).
Si on regarde autour de nous, parmi les grandes figure, qui est célèbre pour ses actions au service des autres et qui n'est pas tombé dans le pouvoir, l'argent ou le sexe ? Eh bien seulement ceux qui sont accroches au Christ. Sans moi vous ne pouvez rien faire. Le seigneur est venu nous rendre cette liberté. La mesure de notre liberté c'est notre capacité à aimer. En effet notre nouveau commandement c'est l'amour. ...sans l'amour ça ne sert à rien. Être libre c'est être capable d'aimer et de servir. Et cela passe par la reconnaissance de mes manques de liberté. À reconnaître les uns devant les autres. Dire je suis un pauvre. La vérité nous rendra libre.
Cette décision de conversion passe par la rencontre avec Jésus crucifié. Il vient nous libérer du péché et de la mort.
Quand le Christ est en croix il dit Père pardonne leur. Notre liberté passe par le pardon. D'ailleurs la source de l'addiction est souvent une blessure non pardonnée, dans un sens ou dans l'autre. Être pardonné ou pardonner.
Deuxième aspect de la croix : ca passe par la souffrance. Il n'y a pas d'amour vrai sans souffrance. On ne peut aimer sans accepter une part de souffrance et de sacrifice. La libération passe par l'acceptation de la purification ave certaines souffrances : Rm8. Cette libération est effective dans le baptême et dans la confession.
Trois péchés à ne pas oublié de confesser :
Celui pour lequel je n'ai jamais osé.
Celui que je ne vois plus.
Celui qui est une toute petite bricole.
Bon et parfois on dit je me suis confessé mais ça marche pas ! Je recommence. En effet c'est un combat que l'on mène dans la durée. La confession c'est un chemin de conversion. Dans ce combat nous ne sommes pas seuls. Nous sommes les uns avec les autres. Et le drame de notre société c'est l'individualisme. On devrait pouvoir s'encorder les uns les autres, comme le font les moines d'ailleurs !
Comment allons nous retrouver notre liberté ? En regardant la finalité. Ne pas oublier le but de notre vie ! Quel est le désir de fond ?