La liberté est bonne parce qu’elle est créée par Dieu. Pour aimer, il faut être libre. En France, la liberté est souvent synonyme de révolution alors que la liberté se reçoit de Dieu. Notre liberté est orientée vers le bien, elle est orientée vers Dieu. Plus je cherche Dieu, plus ma liberté grandit. Faire le bien rend heureux car on est créé pour ça. Ma liberté, c’est de chercher le bien. Le bien n’est pas forcément ce qui est conforme à la loi. Seule notre conscience est capable de nous dire où est le bien. Elle nous est donnée par Dieu pour cela.
La liberté fait l’unité de la personne, car souvent le corps, l’affectivité et l’intelligence disent des choses différentes. La liberté permet aussi d’entrer en relation, et de nous donner. Elle me permet de mieux me recevoir pour grandir et me donner. En effet, si je ne décide pas de m’ouvrir à l’autre, je ne recevrai rien de lui.
La liberté est limitée, elle n’est pas toute puissante. Elle est limitée par l’espace et le temps, ainsi que par mon corps, mon affectivité et mon intelligence. Ces limites nous permettent de vivre dans le réel et non dans le rêve. Elles sont bonnes, il ne faut pas en avoir peur et les aimer. Elles nous permettent de prendre en compte le réel.
Adam et Eve ont été orgueilleux, jusqu’à se prendre pour Dieu lui-même.
Par le péché, ils ont rompu avec Dieu et ont perdu le sens de leur liberté. Ils ont eu peur et ont des difficultés à faire confiance.
Ils rompent ainsi aussi avec eux-mêmes: « je fais le mal que je ne voudrai pas faire et je ne fais pas le bien que je voudrai faire » (Rm, 7, 19).
Ils commettent aussi une rupture avec l’autre. La communion initiale devient une domination. La femme devient séductrice. Il leur faut désormais maitriser leurs pulsions de domination.
Enfin, les hommes rompent aussi avec la création. La fécondité biologique et spirituelle se fait dans la douleur.
La liberté est aussi blessée par nos blessures propres et personnelles.
La liberté est sauvée par Jésus qui signifie Dieu sauve.
Jn 8, 1-11: la femme adultère est condamnée par son péché, les pharisiens sont prisonniers de la loi et Jésus sauve tout le monde.
Mc 10, 46-52: guérison de l’aveugle Bartimée. « Qu’est-ce que tu veux? » lui demande Jésus. Le Seigneur veut que nous exprimions notre désir, et qu’on le creuse.
Le jeune homme riche (Mc, 10, 17-22): notre liberté n’est pas seulement de faire le bien mais surtout de suivre quelqu’un et de laisser derrière nous des choses. Dieu ne nous force jamais, il sait qu’on a besoin de temps. Mais il est impossible d’aimer sans sacrifices.
Etapes pour poser un acte libre:
- intentio: savoir ce qu’on veut (faire le bien, aimer et être aimé). Avoir trié mes désirs importants.
- élection: décider du moyen pour réaliser mon intentio.
- décider: poser un acte libre (nécessite l’intentio et l’élection)
- imperium: tenir dans la durée
- fruitio: fruit de l’acte libre. Cela peut être la joie, mais aussi la tristesse de l’échec (pas forcément négatif).
Attention la fin ne justifie pas les moyens. On est libre quand on a fait ce qu’on a décidé, même si des problèmes sont à surmonter (logistique, doute…)
Dieu nous appelle par notre désir. L’homme est bon mais blessé. Il est néanmoins toujours capable de faire le bien. Il faut essayer d’aboutir à une harmonie entre notre corps, notre affectivité et notre intelligence. A force de poser des actes libres, on grandit dans la liberté.