D'abord un préambule pour rassurer tout le monde : en matière de couple, de communication et de pardon, nous sommes tous en chemin, et la perfection n’existe évidemment pas.
S’aimer de mieux en mieux : est-ce un rêve de jeune marié ? un vœu pieux ? Est-ce que, le jour de notre mariage, on est au maximum de l’amour et qu’ensuite finalement, au fil des ans, l’amour ne fait que s’étioler ? S’aimer de mieux en mieux, au fond, on aimerait bien que ce soit possible.
Le Pape François nous rappelle d’ailleurs dans Amoris Laetitia que « l’amour qui ne grandit pas commence à courir des risques ».
Alors la bonne nouvelle, c’est que c’est possible, mais que ça se travaille !
Vous vous souvenez, le jour de notre mariage, nous avons échangé nos consentements : « Je te reçois comme époux (se) et je me donne à toi pour t’aimer fidèlement tout au long de notre vie… » La vie de couple, c’est donc une histoire de don.
Finalement, c’est un peu comme l’histoire de l’omelette aux lardons ! Dans l’omelette aux lardons, connaissez-vous la différence entre la poule et le cochon ? La poule donne un œuf, elle participe à l’omelette, mais le cochon, lui, il se donne, entièrement (puisqu'il finit en lardons). Nous pouvons donc réfléchir à notre façon de nous donner : est-ce que je me donne partiellement ou entièrement ? Est-ce que je suis prêt à livrer ma vie ?
Il y a donc dans l’amour 2 dimensions : le don (je me donne à toi) et l'accueil (je te reçois). Et ces 2 dimensions, nous allons les retrouver dans la communication, et également dans le pardon.
Pour comprendre cela, rappelons que notre vocation de couple, c’est de vivre de l’amour à l’image de la Trinité, en véritable communion. Sans communication, c’est-à-dire sans communion, l’amour perd de sa substance, de son intensité ;
Dans la Genèse nous avons le récit de la chute. Cette chute, dans laquelle le serpent s’attaque au couple, manifeste une véritable rupture entre l’homme et la femme : ils s’accusent l’un l’autre, ils se regardent eux-mêmes au lieu de regarder l’autre (Gn 3, 7 : "ils virent qu’ils étaient nus"), la honte et la domination s’instaurent. Il y a rupture de la communion entre eux. Cette chute manifeste également une rupture avec Dieu.
Par le péché, notre communication et notre communion peuvent être abîmées, voire détruites, et elles ne peuvent être restaurées que par la grâce de Dieu et le pardon.
Ce topo s'organise en 2 grandes parties :
Comment mieux communiquer pour rester en communion
Comment vivre le pardon en couple
Pour bien communiquer, il est essentiel de se connaître et connaitre l’autre.
Déjà, nous ne pouvons aimer, ni communiquer de façon ajustée, si nous ne nous aimons pas nous-mêmes.
Mt 22 : « Maître quel est le plus grand commandement ?
- Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit… et voici le second qui lui est semblable, tu aimeras ton prochain comme toi-même… »
S’aimer soi-même, aimer son prochain et aimer Dieu sont intrinsèquement liés. C’est le mouvement de Marie dans le Magnificat : ce regard positif et émerveillé que Dieu porte sur sa création, nous sommes appelés à le porter également sur nous-mêmes. Reprenons ici la question des langages de l’amour qui décrivent les différentes façons de manifester l’amour que l’on porte à quelqu’un. Les différentes façons dont nous comprenons que nous sommes aimés Gary Chapman, dans son livre du même nom, en liste 5 (donner un exemple à chaque fois) :
Paroles valorisantes
Moments de qualité
Gestes de tendresse
Cadeaux
Services rendus
Bien souvent, on utilise les langages auxquels on est soi-même sensible pour exprimer son amour à l’autre. On pense à tort que l’autre a les mêmes langages que nous. Mais il s’avère que c’est rarement le cas ! Or cela ne sert à rien de communiquer avec l’autre avec le mauvais langage car il n’y est pas sensible.
Attention, les langages de l’amour peuvent évoluer au fil de la vie ! Cela vaut le coup de se reposer régulièrement la question : quel est mon langage de l’amour ? Quel est le sien ? D'ailleurs, ce n'est pas le sujet ici, mais cela marche aussi pour les enfants !
On s'inspire ici du livre Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus :
Les hommes : globalement, ils sont très compartimentés. Les différents domaines de leur vie ont peu d'impact les uns sur les autres. L'homme cherche des solutions.
Les femmes : tout est plus lié chez elle. Lorsqu'une sphère de sa vie ne va pas bien, c'est tout son être qui est impacté. La femme a besoin de raconter, d'expliquer, de décortiquer ses problèmes.
C'est assez caricatural, c'est vrai, mais cela fonctionne dans beaucoup de couples. Ce n'est pas toujours vrai, il y a souvent des nuances, mais c'est un prisme intéressant.
D’autres moyens pour se connaître dans nos spécificités sont par exemple les retraites pour homme ou femme, qui permettent d’accueillir la vocation spécifique de l'homme et de la femme dans le plan de Dieu.
Ces différences qui peuvent être un lieu d’agacement sont avant tout à recevoir dans l’émerveillement et la gratitude : la différence de l’autre, c’est tout un monde à découvrir. On s'ennuierait sinon !
a) Se donner, dans la communication, c’est déjà... se parler.
Mais parler peut se faire à différents niveaux (5 niveaux)
i) Premier niveau : on se contente de raconter des banalités du type "tiens, il pleut" ou "j’ai faim" ;
ii) Deuxième niveau : on fait un reportage, on raconte l’enchaînement de sa journée ;
iii) Troisième niveau : on partage une opinion (je pense que…) mais sans jamais aborder le ressenti personnel ;
iv) Quatrième niveau : on se risque à aller plus loin, en exprimant ses sentiments, en dévoilant plus profondément ce que nous sommes, ce que nous ressentons ;
v) Cinquième niveau : on vit un partage ouvert et profond avec l’autre.
Malheureusement, et surtout les hommes peut-être, il est souvent difficile d'atteindre ce niveau de langage. Pourtant, c’est ce partage ouvert et profond qui va nous faire grandir dans notre amour conjugal. Des moments de partage ouvert et profond, où on ouvre notre cœur à l’autre, on n’en vit pas si souvent que ça.
Pour faciliter ces échanges, il y a deux conditions : être dans un climat de confiance, de respect mutuel... et prendre le temps.
Il s’agit aussi d’exercer une vertu : l’humilité.
Avoir l’humilité de se livrer, de dire ses demandes (de quoi j’ai besoin, effort pour la femme qui rêve d’être devinée, effort pour monsieur qui n’a jamais appris à dire ses sentiments.)
Avoir l’humilité de lâcher sa course pour « inefficacement » écouter l’autre, se tourner vers lui et considérer ses préoccupations comme réellement importantes.
Il y a les niveaux de langage mais aussi la façon dont on s'adresse à l'autre. Cela peut être un véritable point de conversion pour chacun d’entre nous. Il y a par exemple une vraie différence entre dire « je » (Ex : je suis déçu, je ressens, j’aimerais) et non pas un tu qui accuse l’autre, un "Tu qui tue". C'est différent de dire "tu m'énerves" et "je suis en colère".
En d’autres termes, il s'agit d'essayer de ne pas faire des reproches à l’autre, mais plutôt parler en son nom propre. Je suis responsable de ce que je ressens, j’en tiens l’autre informé, sans l’accuser. Cela va permettre à l’autre d’agir en conséquence, de faire attention à moi.
Une vertu que l'on peut développer pour cela est la douceur. C’est un long apprentissage car nous avons tous une violence intérieure qu’il nous faut apprivoiser. Ce n'est pas une douceur molle, c'est la douceur dont Jésus parle lorsqu'il dit "Heureux les doux". Il est très instructif aussi de reparler, à froid, de la façon dont nous avons besoin que l’autre communique. Ex : il vaut mieux que je me taise si Jean-Paul va trop loin, il comprend bien mieux qu’une descente armée argumentée.
Dans la communication, comme nous venons de le voir, on peut vraiment se donner, s’ouvrir à l’autre. Il est également important d’apprendre à recevoir ce que l’autre me livre, d’apprendre à écouter.
b) L’écoute
L’écoute n’est pas du temps perdu car elle ouvre un peu la porte de l’autre. Avec une bonne écoute, on découvrira constamment l’autre tout au long de notre vie de couple.
C’est sûr que si, pendant que l’autre vous partage ses sentiments, son ressenti, vous passez votre temps à regarder votre montre, vos mails sur votre téléphone ou si intérieurement vous pensez « je sais déjà ce qu’elle va me dire, je la connais par cœur », vous allez inévitablement couper l’autre dans son élan et il va se refermer comme une huître…
Là encore, il s'agit de cultiver l’humilité, l’humilité de recevoir. Un cœur trop plein de lui ne pourra écouter.
Alors pour mettre en place ces échanges profonds et ouverts, il faut prendre les moyens. Et prendre les moyens, c’est quoi ? C’est :
Le désirer,
Se fixer des temps en couple, des vrais temps en couple,
S’entraîner à se parler, discuter de nos discussions (les relire).
c) Puiser à la source : à l’image de Jésus
Pour terminer cette partie sur la communication, on vous propose d’aller puiser à la source de notre communion de couple, et la source, c’est le Seigneur. Il peut nous apprendre énormément sur la communication et la communion : regardons comment Jésus fait dans l’Evangile, comment il communique.
Guérison d’un aveugle - Luc 18, 35-43
Comme Jésus approchait de Jéricho, un aveugle qui mendiait était assis au bord de la route. Entendant une foule arriver, il demanda ce qu’il y avait. On lui apprit que c’était Jésus le Nazaréen qui passait. Il s’écria: « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! » Ceux qui marchaient en tête l’interpellaient pour le faire taire. Mais lui criait de plus belle: « Fils de David, aie pitié de moi! »
Jésus s’arrêta et ordonna qu’on le lui amène. Quand il se fut approché, Jésus lui demanda: « Que veux-tu que je fasse pour toi? – Seigneur, que je voie! » Et Jésus lui dit: « Vois. Ta foi t’a sauvé. » À l’instant même, l’homme se mit à voir, et il suivait Jésus en rendant gloire à Dieu.
Et tout le peuple, voyant cela, adressa ses louanges à Dieu.
Dans ce texte, ce qui nous a le plus touchés, c’est cette phrase : « que veux-tu que je fasse pour toi ? ». Jésus connaît déjà nos besoins, mais il prend en compte le fait qu’on ait besoin de les exprimer, il rentre en dialogue. Dans notre couple, est-ce que nous nous posons régulièrement cette question : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Cette parole peut encore faire des miracles !
Il y a dans ces quelques mots une délicatesse qui respecte la liberté, sollicite l’adhésion et ajuste l’action.
D'autre part : Jésus parle, mais pas seulement : il dit ce qu’il fait et il fait ce qu’il dit.
Et nous, savons nous dire des paroles aussi touchantes, savons-nous toucher le cœur de l’autre en exprimant les bons sentiments qui sont en nous, par exemple, dire « je t’aime », avec les actes qui viennent les attester ?
On a déjà dit qu’une bonne communication nécessité de l’humilité et de la douceur.
Ep 4, 1-3 : "Je vous exhorte donc, moi le prisonnier dans le Seigneur, à mener une vie digne de l’appel que vous avez reçu : en toute humilité, douceur et patience, supportez-vous les uns les autres avec charité ; appliquez-vous à conserver l’unité de l’Esprit par ce lien qu’est la paix."
Pour cela, le maître, c’est Jésus ! Le secret pour obtenir humilité, douceur et patience ne réside pas uniquement dans nos efforts, même s’ils sont nécessaires, mais également dans notre union au Christ. Je n’y arrive pas ? Lui y arrive pour nous. C’est cela le Salut. Nous pouvons demander à Jésus d’agir à travers nous… « Seigneur Jésus, viens être patient en moi. Viens aimer à travers moi, etc. » Cela va aussi, bien sûr, avec une prière quotidienne fidèle.
En couple on a de multiples occasions de se blesser et de s’offenser l’un l’autre,
a) À cause des conflits
En couple, il est normal d'avoir des conflits, des tensions.
Le conflit n'est pas mauvais en soi, il n'a pas de signification morale, il est révélateur du fait que nous sommes deux personnes, ou d'une difficulté présente. Ce qui a une portée morale par contre, c'est la manière dont nous allons le gérer (agressivité, méchanceté, égoïsme). Il ne faut donc pas vouloir à tout prix éviter le conflit. Un conflit peut être une chance à saisir dans la mesure où il est surmonté, il nous rend plus fort, il nous adapte à la réalité.
Il est l'occasion de se demander pardon et rien n'est plus fort que le pardon pour souder un couple. Le pardon rapproche les époux.
Imaginez un couple uni par un fil invisible qui représente leur amour. Quand l'un fait une erreur ou blesse l'autre, ce fil se casse. Quand ils se pardonnent, le fil est réparé en faisant un nœud. Mais avec ce nœud, le fil devient plus court. Résultat : les deux personnes se retrouvent plus proches l'une de l'autre qu'avant. L'idée, c'est que pardonner après une dispute ou une erreur peut en fait renforcer le couple et le rapprocher, plutôt que de l'affaiblir.
b) Parce que nous sommes blessés dans notre capacité à aimer
Nous sommes blessés par le péché originel, « nous ne faisons pas le bien que nous voulons faire et nous faisons le mal que nous ne voulons pas faire » (Rm 7)
Nous sommes blessés par notre histoire personnelle. Notre vie conjugale est le premier lieu où se rouvrent nos blessures d’amour. C’est très important à distinguer : le couple comme un lieu de révélation d’une difficulté qui lui est antérieure et non pas face à une difficulté inhérente au couple lui-même.
Parfois on croit son couple en crise alors que ce sont nos blessures personnelles qui sont la cause de conflits répétitifs.
Lorsque des blessures personnelles ayant un impact sur la vie conjugale sont identifiées, un authentique acte d’amour consiste à poser des actes pour en guérir. Parfois cela passe par un cheminement personnel de guérison (ou une thérapie) : il ne faut pas avoir peur de ce genre de démarche.
c) Parce qu’être fidèle c’est aussi se pardonner tous les jours
En accompagnant les jeunes, nous leur disons toujours que le mariage est en réalité un chemin de miséricorde. Nous sommes deux « bras cassés » qui cheminent l’un avec l’autre. Le chemin se passera au mieux si nous sommes miséricordieux envers la vulnérabilité de l’autre, conscient du point auquel il est lui-même miséricordieux pour nous. Il est bon de nous le rappeler chaque fois que l’amertume nous envahit, que la charge des enfants devient trop lourde, que nous ressentons la solitude, l’abandon.
Il faut choisir de pardonner les offenses répétitives ou liées à des blessures ou des pauvretés de notre conjoint qu’on a du mal à accepter c’est une façon de le rechoisir, de ne pas céder au découragement qui pourrait de façon insidieuse nous éloigner l’un de l’autre.
Grâce au pardon nous l’aimons non pas malgré ses défauts, comme une personne un peu décevante par rapport à l’idéal que nous en avions, mais tel qu’il est avec ses richesses et ses pauvretés et l’on voit bien que cela élargit notre cœur et notre amour.
Saint Paul dit: « Que le soleil ne se couche pas sur votre colère » (Ép 4,6)
Une phrase qui est à comprendre selon deux sens :
Très littéral dans le sens où il faut se pardonner tous les jours avant s’être couchés, car la nuit est souvent un temps où se développe la rancœur
Ne pas laisser un conflit se terminer sans un pardon échangé
Apprendre à dire pardon pour des choses qui paraissent parfaitement anodines prépare les grands pardons que nous pouvons être amenés à donner dans notre vie. Il est important de s'exercer sur des petits pardons.
a) Les difficultés à demander pardon
A cause de …
Notre amour-propre
La peur de l’autre, de son jugement sur nous. On se trouve des circonstances atténuantes, on se justifie ou on minimise la gravité de l’offense. Mauvaise foi, mensonge à soi-même : « Le mal commis n’est pas si grave puisque tout le monde le fait ».
Le refus de s’attarder sur l’offense : « il ne s’est rien passé » « on ne va pas en faire un fromage ».
C’est vrai, la demande de pardon est difficile, elle demande du courage et de l’humilité.
C’est pourquoi il est très différent de prononcer les mots :"Je te demande pardon de t’avoir blessé(e) " et non pas : "Excuse-moi, j’étais fatigué(e)".
b) Les difficultés à pardonner
Il est aussi difficile de pardonner car nous gardons parfois de la rancune vis à vis de notre conjoint, voir un désir de vengeance ou de réparation, en particulier pour des difficultés répétitives. « Ah non, ce serait trop facile. Il faut que tu en baves à ton tour. Tu serais bien trop content si je te pardonnais maintenant. »
De plus, instinctivement, l’offensé peut se placer au-dessus de l’offenseur. Or le pardon suppose l’abandon du jugement, des griefs, du mépris, de la rancune, de la colère. Le pardon est dans la gratuité et dans le don. Le pardon ne justifie pas pour autant la faute. Elle reste ce qu’elle est : une faute.
Parfois, dans les crises graves, le pardon n'est pas possible, pas tout de suite, c’est trop lourd. Mais tout reste possible. Le temps est un facteur important pour la réconciliation.
C’est le moteur du pardon dans le couple.
D’abord, dans le sacrement de réconciliation, je regarde en vérité mes propres faiblesses. Il est dès lors plus difficile de se focaliser sur la culpabilité de l’autre. Comme le dit la lettre aux Philippiens, considérez l’autre comme vous étant supérieur. Considérer que ce qui m’appartient, c’est ma conversion, et cela change notre regard sur le péché de l’autre. Daphrose Rugamba, bafouée et trompée, refusait toujours de juger et de critiquer son mari, car le fond de son cœur appartenait au Seigneur. cette humilité a amené à la conversion de Cyprien et à leur sainteté conjugale.
Ensuite, dans le sacrement de réconciliation, nous permettons à l’Esprit Saint de venir pardonner en nous et par nous. Il faut demander au Seigneur de venir pardonner en nous. Tout petits et impuissants à faire miséricorde, accueillons le pardon qui vient de Dieu pour mieux le redonner. Ce qui va nous rendre capables de pardonner, c'est vraiment d'avoir fait l'expérience du pardon de Dieu. Les autres sacrements aussi, en particulier l’eucharistie vécue ensemble, renforcent notre sacrement de mariage.
Par le pardon, l’amour entre époux est plus fort après la blessure ou l’offense, que s’il ne s’était rien passé.
En conclusion, quelques clés pour grandir en communication et en pardon :
Apprendre à bien se connaître, ses langages de l’amour, ses différences ;
Oser l’échange ouvert et profond, où on accepte de se donner vraiment à l’autre ;
Savoir mettre son téléphone en silencieux pour vraiment écouter et recevoir l’autre ;
Mettre en place de vrais temps en couple réguliers ;
Suivre le conseil de S. Paul dans Ep 4,2 : « Avoir beaucoup d’humilité, de douceur et de patience » ;
Apprendre à demander pardon et à pardonner ;
Ne jamais se coucher sur notre colère !
Et n’oublions pas l’ingrédient phare, qui donnera toute sa saveur à la recette : aller puiser à la source de celui qui est à la source de notre amour, le Seigneur.
Et pour rester centré sur lui, une seule clé, la prière, et notamment la prière conjugale.
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Quels sont mes langages de l’amour ?
Quels sont ceux de mon conjoint ?
Mise en commun
Décision réaliste pour améliorer notre communication en couple
Y a t il des points précis sur lesquels je veux demander pardon à mon mari/à ma femme ? => à échanger à 2
Y a t il des demandes de pardon que j’attends de sa part ? => à échanger à 2