Valoriser que je suis un adulte disponible, qui a l’expérience de ce genre de discussion - pas comme prêtre ou catho
Approche : je viens prendre un temps d’échange avec tout le monde
Deux attitudes : beaucoup de souplesse extérieure (c’est ce qu’ils retiennent), un peu de droiture intérieure (c’est un temps sérieux)
Ne pas hésiter à s'appuyer sur la Parole de Dieu. Prendre une Bible dans la main. Objectivité du texte, Parole vivante, impactant pour les musulmans.
Faire attention à son vocabulaire et au jargon catho. Si on est à deux, ne pas hésiter à se couper pour expliquer un mot.
Selon public : veiller au filtre "nous on croit que", "pour nous Jésus...", etc. Pas faire "vérité imposée".
Ne distribuer les papiers qu'à ce moment là (après le témoignage donc) Dire combien de temps on donne. Dire "plus qu'une minute" (c'est à ce moment qu'ils écrivent). Éventuellement donner des idées de thèmes ("Peut-être que vous avez des questions sur..." la prière, Dieu et la science, l'amour, le sens de la vie, les relations amoureuses...)
Lire tous les papiers à voix haute, en commençant à réagir. C’est là qu’on capte l’attention. Ce temps sert à ça. Commencer à donner des bouts de réponse, faire des blagues
Trois catégories, auxquelles on répond dans l’ordre : (1) les questions sociétales où on va être d’accord (là on prend et on fait de la démagogie : ils écoutent parce qu’on est d’accord ; on convainct l’auditoire qu’on est un gentil qu’on a intérêt à écouter) ; (2) ma vie mon œuvre (en répondant à ces questions, on donne son témoignages) ; (3) les questions existentielles (valoriser à fond les questions : super question, ta question elle est incroyable, t’as raison c’est tellement important / difficile).
30 secondes avant la fin, toutes les questions foireuses. LGBT, mariage des prêtres… « J’aurais tellement aimé vous en parler, mais on n’a pas le temps ! » Parfois, ramener de l’abstrait au concret.
Valoriser les questions ("Très intéressants") et pour "ouvrir le cœur" possible de demander "et vous qu'est-ce que vous en pensez ?" avant de répondre soi-même.
Deux éléments fondamentaux dans l’échange : (1) quand on s’embarque sur une question longue, une discussion un peu rationnelle, « il est plus facile de critiquer la position de l’adversaire que de défendre la sienne ». Donc : poser des questions. « Pourquoi tu dis ça ? Qu’est-ce qu’il y a derrière ? En fait c’est une croyance ce que tu me racontes ? » tant qu’ils n’ont pas épuisé leurs arguments ils n’écouteront pas les nôtres. (2) quand quelqu’un pose une question un peu polémique, l’autre a un prisme dans sa tête, un filtre. Ne pas être naïf : parler au filtre. (3) On peut perdre du temps pour montrer qu’on s’intéresse aux choses de ce monde. Filtre : un homme d’église ne s’intéresse pas au monde. Donc : montrer que je m’intéresse au foot, à la politique…
Sur le célibat des prêtres : ne pas argumenter, mais passer en mode témoignage. Ce que les gens ont en tête : vous avez été forcé.
« Est-ce que c’est obligatoire ? » Réponse : prendre une posture basse. "On te propose un temps de découverte. Parce que c’est important de se rencontrer. Etc. Donc si tu es ouvert d’esprit on te propose de rester."