Cette mission qui est « ce que l’Amour ne peut pas taire » nous dit le pape François.
Je pense qu’ici, nous voulons tous être des saints. C’est un objectif génial, parfaitement réaliste !
Etre saint, c’est faire la volonté du Seigneur. Or sa volonté, il nous l’a exprimée très clairement dans l’Evangile : au moment de l’Ascension, Jésus envoie explicitement ses disciples en mission. Ce qui est intéressant, c’est qu’en Jn 20, 21- 22 cet envoi est intrinsèquement lié avec le don de l’Esprit saint : « ‘Paix à vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie’. Ayant dit cela, il souffla sur eux et leur dit : ‘recevez l’Esprit Saint…’ » à La voie la plus courte vers la sainteté est la fidélité aux inspirations de l’Esprit Saint
Ce don de l’ES est renouvelé en Ac 2 avec la Pentecôte, et l’effet mise en mission est absolument immédiat ! « Tous furent alors remplis de l’Esprit Saint et commencèrent à parler dans d’autres langues, selon que l’Esprit Saint leur donnait de s’exprimer » (Ac 2,4)
Nous avons reçu l’ES lors de notre baptême et de notre confirmation. Le CEC 1303 dit spécifiquement que la confirmation « nous accorde une force spéciale de l’ES pour répandre et défendre la foi par la parole et par l’action en vrais témoins du Christ, pour confesser vaillamment le nom du Christ et pour ne jamais éprouver de la honte à l’égard de la Croix » En outre, pour nous, membres de l’Emmanuel, ce don a été réactivé par notre effusion de l’Esprit saint.
Le Seigneur, par son incarnation sa mort et sa résurrection, dans le don de l’ES, nous a libérés de l’emprise du mal et nous a donné d’être des hommes nouveaux : « Il vous faut abandonner votre premier genre de vie et dépouiller le vieil homme, qui va se corrompre au fil des convoitises décevantes, pour vous renouveler par une transformation spirituelle et revêtir l’Homme Nouveau qui a été créé selon Dieu, dans la justice et la sainteté de la vérité » (Ep 4,22-24).
Revêtir l’homme nouveau, c’est nécessairement être en mission :
Envers moi : « Ce moi, le seul pays de mission sur lequel j’ai pouvoir et dont j’aurai à rendre compte. » (St Placide)
Envoyé vers nos frères les hommes avec nos frères de communauté en priorité pour partager notre joie, celle du Salut.
Mais ce que nous enseigne le passage de Jn qu’on a lu, c’est que cette mission dans laquelle nous sommes envoyée n’est pas la nôtre, c’est celle de Jésus, l’Envoyé du Père. C’est primordial. Dans la mission, c’est Jésus qui agit, c’est lui le principe et la fin. Nous sommes en subsidiarité de Jésus, par Lui, avec Lui et en Lui : c’est bien par Jésus que nous sommes envoyés, avec Lui que nous voulons vivre nos missions, et en lui que nous voulons les achever.
Alors notre mission s’enracine, dure et s’achève dans une vie de prière et une vie sacramentelle fidèle et persévérante.
Quand il y a qql années on nous avait demandé d’être resp de secteur, ça avait été tellement inattendu pour nous. On n’avait aucune raison objective de dire non, et au fond de mon cœur, j’ai compris qu’on nous demandait avant tout de prier pour nos frères et de les aimer : ça oui évidemment que c’était possible. Alors nous avons dit oui. Chacun de notre côté, notre vie de prière a grandi et s’est stabilisée, par la mission. Personnellement c’est alors que l’adoration quotidienne m’a été donnée (et moi la prière quotidienne plus fidèle). Le reste a découlé intégralement de là. Plus tard, quand on nous a confié la resp des Jeunes pour la France, c’est l’ado de nuit hebdomadaire qui nous a été donnée. à la mission donne ces fruits d’attachement au Seigneur. Les questions ‘Je ne suis pas assez saint’, ‘je ne prie pas assez’ ne sont pas des critères de discernement pour la mission : on est une communauté de pauvres types comme disait Pierre Goursat; et le Seigneur choisit des pauvres types : il ne sélectionne pas, il élit et rend capable ceux qu’il appelle. Posons les pas que nous avons à poser et le S peut s’engouffrer dedans.
Souligner que la mission est l’œuvre de l’ES en nous permet de re-cibler ce qu’est la mission. En effet, Rm5, 5 « L’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’ES qui nous a été donné » : la mission, c’est d’abord aimer ; c’est se mettre à construire la civilisation de l’amour là où on est. Mais tout de suite et vraiment. C’est toute notre vie qui est appelée à être transformée par la présence du Christ pour s’ouvrir et être une vie de mission. C’est pour ça que Jésus dit « c’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres que l’on vous reconnaîtra ». C’est notre vie entière qui exprime la présence de Dieu, la croissance de la charité et qui du coup « rend témoignage à la vérité » (Jn 18,37). En fait ce qui est incroyable, la grande et bonne nouvelle, c’est que Dieu a pour chacun un appel à être missionnaire (c’est-à-dire à construire le Royaume ici), un appel qui lui est propre. Dieu nous a donné des talents, des qualités des désirs. Ce n’est pas pour rien ! C’est pour nous envoyer dans le monde les mettre en œuvre pour servir !
Je me rappelle d’un cousin frère de communauté qui mariait sa fille, et comme moi les aspects matériels me gonflent au plus haut point, je lui demandais si ça n’avait pas été trop lourd. Il m’a répondu : « on a vécu la préparation de ce mariage comme une grande mission ». J’ai trouvé ça magnifique.
Notre mission commence ici et maintenant, à la maison, au travail, avec nos enfants, avec nos frères de Com, dans l’amour que nous aurons les uns pour les autres. Nous devons toujours agir en toute chose pour plus d’amour. « Comment agir pour plus d’Amour ? » est une bonne question pour résoudre toutes nos situations tendues d’ailleurs et être plus en mission.
Mais le Seigneur nous envoie aussi en mission, il le dit et le redit. Et qui dit ‘envoi’ dit donc déplacement, mouvement, bouger, quitter, être dérangé… Ceci implique deux choses :
Que la mission est effectivement un combat
Et aussi qu’il va falloir se laisser déranger par la volonté du Seigneur pour être en mission, et la discerner. Etre en mission c’est Aimer et Aimer c’est se laisser déranger.
Saint Paul parlait du « glaive de l’Esprit » et de tout l’attirail du combattant (Ep 6). Quand on reçoit l’Esprit Saint, c’est aussi cela que l’on reçoit.
L’enjeu de la mission c’est aussi de chasser le mal, de prendre notre épée pour nous protéger et de défendre le monde contre Satan. Je vous laisse relire Ephésiens 6. Concrètement prenons les moyens de développer votre vie spirituelle, comme on l’a dit : Prions, prions, prions, prions. Louons, louons, louons, louons. Adorons, Ecoutons sa parole. Vivons des sacrements. Confessons-nous souvent ! Etc.
Plus largement, il faut se poser la question : où est-ce que je me ressource auprès du Seigneur ? En tant que membre de l’Emmanuel, le Seigneur me nourrit dans la communauté. C’est là qu’il m’attend : pour être en mission, soyons fidèles à la maisonnée, aux we co, à la prière les uns pour les autres.
Regardons le discours missionnaire à partir de Mt 10. Il y a bcp de choses à recevoir de ce passage, nous vous invitons à le reprendre. Si on retient quelques points :
V.5 « Ces douze, Jésus les envoya en mission » : Le Seigneur nous envoie en mission. Notre mission, nous la recevons donc. Nous ne la choisissons pas. En tant que membres de l’Emmanuel, par la soumission fraternelle, l’appel en mission doit passer par nos responsables directs. En tout cas, il doit être discerné avec eux.
Le Seigneur envoie en mission avec des frères. Nous ne pouvons pas être en mission seul, et comme le Seigneur est cohérent, s’il nous donne comme frères les membres de la communauté de l’Emmanuel, cet appel se solde par un appel à la mission ensemble. Ça fait grincer des dents mais c’est tout simplement ecclésiologique : quand on fait partie d’une communauté, on est en mission avec cette communauté. Personne n’imagine un franciscain en mission seul au milieu des Jésuites ! Sauf exception très clairement discernée. Pour nous ici, c’est hyper concret. Nous avons une jeune sœur qui, quand elle est entrée en communauté, faisait partie de l’EAP de sa paroisse. Elle a fini son année, et l’année d’après elle a signifié à son curé qu’elle arrêtait et s’est rendue disponible pour la mission avec ses frères de communauté. Nous avons été très édifiés de sa maturité humaine et spirituelle et de la justesse de sa démarche. Elle a effectivement été appelée – ne vous en faites pas, vous serez en mission – et elle porte bcp de fruit.
Mt 10, 9-10 « Ne vous procurez ni or, ni argent, …ni besace pour la route ». La mission se vit dans l’abandon et l’inconfort, c’est constitutif. Donc si dans notre mission, on se dit « c’est pas confortable », s’il y a de l’incertitude et des motifs d’inquiétude : louons le Seigneur ! c’est que nous sommes bien en mission. La mission est par définition pauvre. Nous ne sommes riches que du Seigneur et de notre foi. Mais quelle richesse !
Mt 10, 16 « Voici que je vous envoie comme des brebis au milieu des loups » : la mission peut faire peur comme des brebis au milieu des loups ; nous ne sommes pas attendus, pas désirés, pas souhaités, et nous serons persécutés (v. 17s). Le Seigneur s’étale sur ce point. Il y aura même, dans la mission, des dissensions entre nous (v. 21 « le frère livrera son frère à la mort »). Tout est dit en matière de souffrance dans la mission par le v. 38 : « qui ne prend pas sa croix et ne suit pas derrière moi n’est pas digne de moi ».
Tout cela est vrai !! Mais alors ?????? Pourquoi on y va ???
Jésus le dit aussi dans ce même passage :
Pour être avec Lui, et en fait derrière Lui : « ne suit pas derrière moi »= on est avec Jésus dans la mission, et même derrière lui. C’est lui d’abord, lui en premier, lui le chef, lui qui conduit, lui qui sait où on va. Toujours, toujours.
Ça on peut vous le confirmer. Quand nous sommes partis en Terre sainte avec 80 jeunes de l’Emmanuel et proches, avec l’équipe, tous les soirs nous nous réunissions et constations que notre programme du lendemain était à ajuster, la plupart du temps à repenser intégralement, qu’il fallait reprendre, re prier ensemble et tout reconstruire. Parfois c’était flippant (comme ce jour où la Messe au St Sépulcre a été annulée à 5h du mat et jusqu’à 5mn avant, on ne savait pas si on l’aurait), mais toujours, le Seigneur a donné dans une cohérence tellement magnifique. Il s’appuyait clairement sur notre travail, mais il le transcendait tellement ! Nous, nous avions à accepter de nous laisser faire : lâcher notre projet, être à l’écoute, obéir et rendre grâce. Le pélé le plus incroyable de notre vie, que de grâces !
Et puis le verset suivant, v. 39 : « qui aura trouvé sa vie la perdra et qui aura perdu sa vie à cause de moi la trouvera ». La récompense du don de nous dans la mission, de ces souffrances consenties, c’est la vie éternelle, la vie en Dieu !
Car le missionnaire participe du combat du bien contre le mal, mais ce combat est déjà gagné par le Christ, victorieux par sa mort et sa résurrection. Comme le dit St Paul, missionnaire par excellence, dans la mission, « j’ai combattu le bon combat […]. Désormais la couronne de justice m’est réservée » (2 Tm 4, 7). Donc : la mission ??? On fonce !!!! objectif, victoire avec, par et dans le Christ J
Ça, ce sont les combats qui sont inhérents à la mission. Il y a des combats sont plus extérieurs mais qui ne sont pas moindres : nous sommes dans le monde sans être du monde, parfois la tension est très grande. Avec la famille, avec le travail, les amis… C’est une tension constitutive de notre appel - Comment équilibrer ça ?
Dans la prière et le consentement. Attention : le oui que nous faisons c’est un oui au Seigneur. Parfois, dire oui au Seigneur implique de dire non à la demande de mission – Cela doit être discerné en vérité, devant le Seigneur, avec notre accompagnateur et nos responsables.
Une permanente : la peur (de quoi que ce soit) n’est jamais un élément de discernement !
Oui, la mission est une remise de soi dans la confiance qui nous fait lâcher le guidon de notre vie … et bien souvent comme dans tous les discernements, quand tu n’as pas de raison de dire non, tu dis ‘OUI’
Nous ne sommes pas appelés à avoir une petite vie pépère ! Nous sommes appelés (cf. Mt10, 39) à donner notre vie. St Claude de la Colombière dans ses lettres écrit « un apôtre ne peut pas avoir une vie molle, il est fait pour se fatiguer, s’user. Le pire qui puisse lui arriver c’est de mourir en aimant Dieu et en aimant ses frères, je ne vois pas en quoi cela peut faire peur à qql ».
Quelques points de réflexion :
Pour discerner un appel en mission, commencer par dire oui dans son cœur et s’y projeter. Ensuite seulement, considérer les contraintes extérieures et voir si c’est absolument incompatible, ou juste un gros acte de foi à poser.
Exemples personnels
Par rapport au temps : nous sommes tous d’accord : nous désirons que notre vie appartienne au Seigneur. Alors ça passe par l’agenda - effectivement, il y a une oblation à faire de notre temps, car l’appel du Seigneur est concret et pas virtuel. La Communauté de l’Emmanuel porte bien son nom : elle s’incarne dans le concret de notre vie. Notre sainteté passe par notre agenda.
Ce dernier exemple nous amène à affirmer que le Seigneur n’est pas distrait. S’il demande aux disciples d’être missionnaires alors même qu’ils ont une famille nombreuse et un boulot prenant, ou des études exigeantes, c’est qu’il le rend possible. Au passage : c’est lui aussi qui a donné la famille nombreuse et le gros boulot… Avons-nous la foi ???
La cohérence du Seigneur s’exprime aussi dans la préparation de nos cœurs. Je ne vais pas m’étaler, mais pour la mission Jeunes France, le Seigneur avait largement posé les jalons. Quand la question a été posée, on savait qu’elle était de Lui.
Ce qu’on veut dire, c’est que le Seigneur appelle vraiment! Soyons attentifs et prions –le : « Où me veux-tu, Seigneur ? ».
Ayons le cœur d’Isaïe : « Alors j’entendis la voix du Seigneur qui disait : ‘qui enverrai-je ? qui ira pour nous ?’ [les frères ! C’est un appel de notre Seigneur !!! Le laisserons-nous sans réponse ???] Et je dis : ‘me voici, envoie-moi’ » C’est hyper beau !!!! J
En fait, ce passage de la vocation d’Isaïe nous rappelle combien la mission n’est pas un plus dans notre emploi du temps, une option dans notre vie… Tout est mission. La tension entre notre vie et la mission n’existe plus vraiment si notre vie est mission. Ce qu’il nous faut, c’est ordonner les priorités : mon mari, mes enfants, la mission, mon travail. Mais elles ne sont pas en incohérence. C’est le même Envoyeur, le Seigneur, qui nous appelle à vivre tout cela. Ayons la foi !
Je me rappelle de ma maman me demandant à propos de la mission : « ça ne te prend pas trop de temps ? » … Je n’ai pu lui dire que cela: « mais bien sûr que si !!! ça me prend ma vie en fait ! J’ai demandé au Seigneur de prendre ma vie, il la prend, donc c’est ma joie… et ma croix, ma croix et la joie, les 2 ensemble». La mission, ce n’est pas une logique comptable. Nous sommes appelés à tout donner.
Tout ceci posé, on peut se demander plus concrètement comment être en mission,
Discernons avec nos responsables, nos accompagnateurs, nos autres frères… surtout, beaucoup dans la prière. Laissons- nous déranger. Etre en mission c’est Aimer et Aimer c’est se laisser déranger.
Faisons confiance aux frères aussi, ils ont prié avant de nous appeler, ils nous aiment, veulent avant tout notre bien et notre joie. Quand on est responsable, la question ce n’est pas : « Qui sera bien pour cette mission ?», c’est « Quelle mission sera bonne pour ce frère ? ». Il n’y a pas de logique utilitariste dans l’appel en mission. Jamais.
Avec les jeunes – qui sont super radicaux- tant de frères nous remercient quand ils portent une mission même lourde, en disant combien cela les révèle à eux-mêmes… Je me rappelle de Maxime, qui avait été responsable du Réveillon pour les lycéens. Il nous a dit après qu’il s’était découvert une âme de chef qu’il ne se connaissait pas. Mais c’est toute sa vie qui en est transformée ! Ça orientera son travail, etc.
Comme le dit GS 24 « l’homme, seule créature que Dieu a créé pour elle-même, ne se trouve que dans le don désintéressé de lui-même ». Dans le don missionnaire, nous nous trouvons et trouvons la joie (et la croix).
Cela se résume en huit C auxquelles nous ajoutons la prière pour en remettre une couche.
Charité : On en a déjà parlé. Notre mission, c’est l’amour. C’est pour ça que des frères profondément malades, qui ne peuvent rien faire, peuvent être en mission si radicalement. C’est pour ça que Thérèse de Lisieux est patronne des missions.
Conviction : Dans l’envoi en mission de Mt10, 7. Jésus dit « proclamez que le Royaume de Dieu est proche ». Le gars qui proclame, il n’est pas timoré sur son affirmation. Demandons la foi ! Il faut être gagné par une certitude, quelque chose de sûr, d'inoxydable.
Cohérence : La parole enseigne mais l'exemple entraîne. Il y a beaucoup de chrétiens fiftyfifty. Des chrétiens part Time. Ne soyons pas des tièdes ! Une vie convertie convertit les autres. C’est ainsi que Ste Thérèse de Lisieux comprend Ct 1, 4 « attire-moi, nous courons ! » = elle dit si je me laisse attirer, transformer, convertir, il y aura une foule derrière moi !
Capacité : Ne pas en avoir, sauf celle de décider d’y aller, et aimer. « Je t’ai choisie comme abîme d’indignité », Jésus à MM Alacoque. Ste Thérèse d’Avila prie ainsi : « Toi qui m’a faite si incapable et inutile, loué sois-tu, Seigneur ! » (Livre de la vie, 13, 21) Tu ne te sens pas capable ? Tu flippes ? ó Vas-y !!! Surtout, c’est cela : la mission est portée par l’humilité. Ce qui n’empêche pas de se former, bien sûr. La formation à l’intelligence de la foi enracine notre foi et nous aide à rendre compte.
Communion fraternelle : On a déjà parlé de la mission entre frères. Ajoutons que cela implique amour et vérité, donc des relectures, des corrections frat et des demandes de pardon.
Charismes : La fécondité de la mission est liée à l'exercice de ses dons personnels, de ses talents, de ses charismes. Comme nous sommes l’Emmanuel, nous devons vivre la mission complètement comme l’Emmanuel, avec nos grâces propres et sans avoir peur de ce que nous sommes. Soyons nous-mêmes, nous porterons du fruit pour l’Eglise.
Communiquer : On y va charismatiquement et dans la foi, mais il faut bosser, préparer, pour communiquer. Jésus avait un art consommé de la communication. L'évangile est fait pour être communiqué. Il faut utiliser des images, des histoires etc...savoir à quel profil notre mission s’adresse : Jésus ne parlait pas à la foule de la même manière qu’aux disciples, aux pharisiens encore d’une autre manière… le pape François non plus d’ailleurs : regardez comme il électrocute la Curie et comme il n’est que miséricorde pour les foules.
Culot : La condition pour évangéliser c'est d'avoir peur ! Y a un moment faut s'y jeter, et avec audace.
On est appelé à durer dans la mission – et une clef pour durer c’est de transmettre la foi : ‘si vous ne transmettez pas la foi, vous la perdez.’ Si la foi n’est plus transmise, elle ne sert même plus à nous-mêmes.
Histoire d’Y le Saux pour montrer l’enjeu et l’importance de durer – histoire d’un jeune moine qui rentre au monastère. Magnifique. Tout est beau, les moines chantent bien, ils sont saints, le père abbé, même les toiles d’araignées sont belles. On l’applique à ce que l’on veut. Ca dure, ca dépend des cas : de qqls mois à qqls années. Le Père abbé qui avait l’air si sain, quand on regarde de près, quand même… et je ne parle pas des toiles d’araignées qui m’énervent. Il y a 3 solutions possibles :
‘j’avais raison, ils sont nuls, je m’en vais’. C’est que des pbs… ca arrive souvent et ca produit la tristesse, parfois le désespoir
La deuxième solution, c’est la double vie : je m’arroge un espace tranquille. Je me suis engagé alors faut rester quand même… on s’aménage des espaces, rien contre la foi et les mœurs, enfin pas encore… Comme ce prêtre, jeune et très dynamique qui est nommé avec un curé ronchon (on a des frères aussi). Il s’aperçoit qu’il n’est plus aussi doué pour le kt, pour précher… et un moment il fait une session et prend soin de son équilibre de vie, se ménager des temps pour lui… il commence à s’intéresser aux abeilles. Petit à petit ca lui prend 1 jour voire 2 par semaine. Il est devenu spécialiste en apiculture. ET un moment il se dit ‘quand même j’ai pas été ordonné prêtre pour cela !!!’ alors il a trouvé un truc ‘je suis présence sacerdotale dans le monde des apiculteurs’. Vous savez on peut tout justifier…vous l’appliquerez à ce que vous voulez.
Et il y a une troisième solution, c’est de choisir d’aller plus loin, un approfondissement de l’être dans 2 directions : l’union au X et la charité ; l’un conduisant à l’autre et inversement.
Cela pour Vivre avec l’ES ou Laisser l’ES vivre en nous- on y revient sans cesse.
Seigneur Jésus, toi qui est venu allumer un feu sur la terre, je m’abandonne à la volonté du Père dans le souffle de l’ES. Purifie mon cœur, embrase-le d’amour et de charité, fais grandir en moi le désir de la sainteté.
Par le cœur immaculé de Marie, moi, …, je me consacre tout entier à Ton Cœur, pour T’aimer et Te servir.
Amen.