Distinguons deux choses : (1) des traditions anciennes autour du Linceul, (2) le linceul de Turin. Est-ce la même chose ?
Les linges sont encore dans le tombeau après la résurrection. Les évangiles apocryphes disent que les premiers chrétiens ont conservé le linceul.
Un pape des premiers siècles propose de faire les nappes d’autel en lin pour qu’elles soient comme le linceul.
On parle au 6ème siècle à Edesse d’une image vénérée qui n’est pas faite de main d’homme.
Il est ensuite vénéré à Constantinople et volé par les croisés lors du sac de Constantinople.
Celui de Turin, on sait qu’il vient d’une famille de croisés. On connait son histoire à partir de 1357.
On a un Codex qui montre que le Linceul était connu avant 1190.
En lin, avec un peu de coton, mais sans laine, ce qui correspond à la tradition juive.
On y trouve du sang et de la sueur. On a la marque d’une personne de sexe masculin, sous les traces d’eau et de brulure.
L’image est un négatif.
Information tridimensionnelle : intensité varie avec la distance au corps.
L’image est isotrope sans biais d’outil.
Pas de peinture
Il y a la même image de l’autre côté du tissu.
L’empreinte n’est pas faite de sang.
On ne sait pas comment cette image a été formée
Homme juif, barbu, 1m81, queue de cheval.
Sang : mis dans le linceul moins de deux heures trente après la mort.
Il y est resté entre 36 et 40 heures (sinon décomposition, le sang se répand plus).
Le cadavre était sanglant.
La couleur rouge vif est étonnante pour du sang ancien, du à la présence d’une hormone qui est sécrétée par les grands suppliciés.
Déchirure de la paupière droite, arcades sourcilières tuméfiées, fracture du nez, blessure sous la joue droite, manque une partie de la barbe.
Trous de trois millimètres de diamètre tout autour de la tête. Le sang a coagulé sur des muscles contractés (douleur).
A reçu entre 100 et 120 coups de fouet.
Il a porté quelque chose sur son dos.
Trace de terre sur les genoux compatibles avec la terre de Jérusalem
Poignets cloués, rétractation du pouce.
Pied cloué.
Le sang a remonté depuis les poignets.
L’homme est mort en position haute (celle où on respire – poussant un grand cri)
Côté transpercé par une arme de la même forme qu’une lance romaine. C’est une blessure post mortem. Pas de jambes brisées.
Le corps n’a pas été lavé.
Le crucifié du Linceul de Turin a vécu dans les moindres détails ce qu’a vécu Jésus.
On a des pollens correspondant à des arbres de la Mer Mort
Donne ~XIVème siècle, d'après trois laboratoires
Le tissu utilisé a été prélevé dans une zone par conforme au reste. On a fait passer des fils différents. Avec les proportions ça s’explique très bien.
« Une provocation pour l’intelligence. » (JP2)
Quoi qu’il arrive, c’est une parfaite icône de la mort du Christ. On touche du doigt la bonté du Seigneur. On contemple Dieu qui n’est pas resté insensible à la souffrance. On contemple Dieu victorieux du mal.