Petit exercice : je pense à un objet auquel je tiens. Quel est mon objet préféré dans ma chambre, mon salon, mon garage ?
Maintenant : Serais-je capable de le donner demain ?
C’est naturel d’avoir un attachement pour certains objets mais attention à ce que les objets ne nous possèdent pas !
On a souvent une relation hypocrite par rapport à l'argent. J'ai du mal à voir que j'en suis prisonnier.
L’argent est sujet très important : dans l’évangile c’est le deuxième thème abordé après le royaume de Dieu. On ne peut pas passer à côté. Il y a un caractère ambigu de l'argent. Posséder est légitime (création, donné à Adam). Nous ne sommes pas tous appelés à devenir des François d’Assise, se détachant de tout. Surtout pas les parents dont la mission est de s'occuper de leurs enfants. Jésus demande payer impôt. Bénéficie de la richesse de ses amis. Richesse économique est pas un mal en soit. Ne pas rougir de gagner de l'argent. " Le péché ne commence pas avec la possession mais avec l'usage que l'on en fait". L’argent a comme utilité de servir mais pas d’asservir. Attention à la soif d’accumulation, à la recherche d'une surabondance.
L’argent peut nous esclavagiser. Risque du désir insatiable, que je sois riche ou non. Un ermite dans sa prière est troublé parce qu'il aura la même gloire / sainteté que Grégoire le grand qui est pape er voit une certaine opulence. Jésus lui répond que cet ermite est plus riche que le pape : il possède un chat auxquels il est plus attaché que Dieu lui-même.
La vraie richesse et la vraie pauvreté ne se définissent pas par l’accumulation de bien mais par le rapport à la liberté dans l'usage de ses biens et de la capacité à s’en détacher du jour au lendemain. Nos possessions nous possèdent.
1eres civilisations, troc les échanges de biens étaient donc réalisés dans la relation. Il y a un danger aujourd’hui car tout peut devenir artificiel. La monnaie devrait faciliter la relation or le pape François parle de dictature de l’invisible dont les pauvres sont toujours victimes.
« L’argent est le sang des pauvres». Léon Bloy
Nous ne sommes pas obligés de rentrer dans la logique du système. L’argent devient quelque chose irréel. Il faut retourner à l’économie réelle qui passe par le dialogue. L'argent nous sépare des autres. Il établit des catégories. Distinctions créés : les personnes qui ont les mêmes moyens ont les mêmes loisirs, les mêmes aspirations. Question de discernement. On ne doit pas tous vivre sur la paille. Pas le même discernement pour chacun d'entre nous.
Je peux tout acheter avec l’argent, esclavagiser les personnes. Il donne un pouvoir, un sentiment d’autosuffisance. Il y a donne l’illusion de la puissance et la sécurité. Shakespeare : « Quand l'argent précède, toutes les portes s'ouvrent. ».
Jésus quand il parle de l’argent emploi le terme Mamon (divinité), il dénonce donc bien la relation d’idolâtrie avec l’argent..
Avec l’argent, il y a une tentation de ne plus vivre de la providence, de l'appui, de l'intercession, de la présence de Dieu. Lorsque je donne, est-ce que c'est moi qui aide ou Dieu? Ne pas se prendre pour le sauveur. Rêve qui n’est pas juste, tentation de vouloir tout dominer et ne plus compter sur Dieu.
On peut faire beaucoup de bien avec l'argent.
Argent doit être intelligent et liquide. Il doit circuler. Pas égalitarisme (mot qui n’est pas dans la bible !) mais justice (ce qui est du) et charité (parfois surabondance, gratuité). Redistribution des richesses.
Ne pas payer des impôts c'est un pécher. Perversion.
Denier du culte : Comment aimer l’Eglise sans prendre part à sa construction ?
Combien donner ? La frontière est dans notre cœur.
La pauvreté n'est pas donnée juste aux moines. On est tous appelé à la pauvreté chasteté obéissance, eux d’une manière radicale par désir de suivre le christ.
Ne pas oublier que le Christ a vécu pauvre.
La vraie liberté et la vraie pauvreté est d'accepter de vivre dans ce qu'on reçoit.