Définition. Le péché est tout acte opposé à l’amour qui vient de Dieu : le péché est un attentat contre l’amour de Dieu. Égoïsme, orgueil, mensonge, infidélité… Fondamentalement : orgueil.
a) Le péché blesse Dieu : j’ai besoin d’être pardonné
« Malheur à vous, nation pécheresse, peuple chargé de fautes, engeance de malfaiteurs, fils pervertis ! Ils abandonnent le Seigneur, ils méprisent le Saint d’Israël, ils lui tournent le dos. » Is 1,4
Dieu a des paroles très dures contre le péché. Entourer « abandonner » et « mépriser ». Dieu est parfait, bienheureux, n’a pas besoin de nous, donc termes anthropomorphiques – mais ce sont les seules qu’on a. Nous dit que Dieu est réellement atteint par notre péché. (Pour comprendre le choc du péché : image d’un enfant innocent à qui on ment pour la première fois.)
Dieu est la source de tout amour. En fin de compte, tout amour vient de lui, tout amour unit à lui – donc tout refus d’amour est un refus de Dieu. Dans l’Ecriture, Dieu prend l’image de l’amour conjugal entre l’Epoux (lui) et son Epouse (son peuple). Et donc tous les péchés des hommes sont comme des adultères… Et même plus.
« Je briserai le cœur prostitué qui m'a abandonné, et les yeux qui se prostituent après leurs ordures. Ils éprouveront du dégoût pour eux-mêmes à cause de tout le mal qu'ils ont fait par leurs abominations. » Ez 6,9
Dieu utilise plus que des mots. Le Christ en Croix nous montre ce que notre péché fait au cœur de Dieu.
b) Le péché me détruit : j’ai besoin d’être guéri
« Ils ont l'intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l'ignorance qui est en eux, à cause de l'endurcissement de leur cœur. Ayant perdu tout sentiment, ils se sont abandonnés à la débauche au point de commettre toutes sortes d'impuretés avec avidité. » Ep 4,18-19
Nous sommes faits pour l’amour de Dieu. Donc le rejet de l’amour est suicidaire : il nous détruit nous aussi. Souvent, je fais le mal en pensant me faire du bien. Mensonge, accumulation d’argent, refus de donner mon temps, agressivité… Je le fais pour « avoir plus », mais je finis par « être moins ». On le sent en nous-mêmes parfois, que quelque chose se brise. Mais le drame c’est que l’on s’habitue et l’on ne se rend plus vraiment compte. On finit par dire « c’est humain ». En fait il n’y a que Jésus qui nous révèle ce que fait vraiment le péché. Le Christ en Croix nous montre comment le péché défigure et détruit l’homme.
Et aussi bien sûr : les autres, la création.
a) Dieu continue à m’aimer : il vient même me chercher
Raconter l’histoire du fils prodigue. L’histoire de notre vie, c’est que Dieu vient à notre recherche. On pense que Dieu guette nos erreurs, mais il guette notre retour ! Dieu ne se lasse jamais de pardonner, il nous dit « J’ai soif », soif de toi, soif de ton amour.
b) Dieu continue à m’aime : il veut me guérir
Raconter l’histoire du bon samaritain. Toutes les guérisons de Jésus. Nous sommes faits pour la gloire de Dieu : Dieu ne se résout pas à notre misère.
c) Cet Amour s’est déjà donné à moi sur la Croix
« Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. » Jn 3,16-17
Je suis déjà sauvé. Cet amour absolu et inconditionnel, Dieu me l’a déjà donné. Dieu a déjà tout donné.
Témoignage à ce sujet.
a) Pour être pleinement pardonné, j’ai besoin de demander pardon
« Le fils dit à son père : "Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils." » Lc 15,21
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b) Pour être pleinement guéri, j’ai besoin de me reconnaître malade
« Jésus, fils de David, prends pitié de moi ! » Lc 18,38
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Vidéo « Bref, j’étais pardonné »
Voir feuille annexe.
Se confesser, c’est venir jeter nos péchés dans l’océan de la miséricorde de Dieu.
On peut être un peu plus rapide que proposé sur cette partie, sans tout énumérer.
Témoignage : ça ne change pas du jour au lendemain.
Témoignage : la prière et la messe deviennent plus « simple ». Un brouillard s’en va. Pas toujours, mais souvent : grande joie, grande paix en sortant !
Témoignage : la tentation a moins de prise. Ex ordinateur ; regard chaste…
Témoignage : des années après, on se rend compte qu’on ne se confesse plus d’un péché dont on se confessait tout le temps avant.
La confession n'est pas le tribunal de la honte, mais la salle d'opération de la guérison spirituelle.
Je m’adresse à Dieu, pas au prêtre !
Le prêtre a l’habitude, car le péché est banal…
Le prêtre lui aussi est un homme pécheur, qui se confesse.
Fondamentalement : orgueil.
Le secret de confession est absolu.
Regarder la Croix, où Jésus a dit : « Père pardonne leur. »
Par la confession, nos pires péchés sont transformées par Dieu en occasion de grâce.
La confession est l’occasion d’un acte de confiance en l’amour de Dieu.
La confession, c’est comme le ménage : moins on la fait, moins on se rend compte que c’est sale…
Préparer sa confession en s’aidant d’un examen de conscience.
Demander de l’aide au prêtre.
Il ne s’agit pas de mesurer nos forces mais de recevoir la grâce de Dieu.
Dieu nous donne rendez-vous dans les sacrements. Il nous donne rendez-vous dans la confession pour nous donner son pardon. Je peux lui parler dans ma chambre, mais pas rater les rendez-vous qu’il me donne.
Notre cœur s’endurcit lentement.
Les trois causes de l’assèchement spirituel :
(1) je ne dors pas assez,
(2) je ne prie pas chaque jour et à la messe chaque dimanche,
(3) je ne me suis pas confessé depuis longtemps.
Pour recevoir Jésus dans la communion, il est important de s’être confessé récemment (~il y maximum 6 mois par exemple). Si je porte beaucoup de péchés, ou des péchés graves non confessés, je peux m’abstenir de communier par amour de Jésus, en allant me faire bénir… et me confessant rapidement ! Je sais malgré tout que Jésus m’aime inconditionnellement et n’attend pas que je sois parfait pour se donner à moi.