Ce document ne vise pas à l’exhaustivité, mais plutôt au rappel de certaines normes qui semblent souvent oubliées ou méconnues. Aussi sont-ce seulement ces éléments particuliers qui seront donnés ici. Les éléments qui me semblent les plus remarquables de ce point de vue sont indiqués en violet.
PGMR : Présentation Générale du Missel Romain. Le nombre qui suit est celui du numéro.
MR : Missel Romain. Le nombre qui suit est celui du numéro dans la liturgie de la messe.
PGLR : Présentation Générale du Lectionnaire Romain
RS : Instruction Redemptionis Sacramentum sur certaines choses à observer et à éviter concernant la très sainte Eucharistie, Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements
C’est toujours moi qui souligne. Tout texte qui n’est pas entre guillemets « » est de moi.
Les […] sont omis.
« Les gestes et les attitudes du corps, doivent viser à ce que toute la célébration manifeste une belle et noble simplicité, que soit perçue toute la vraie signification de ses diverses parties et que soit favorisée la participation de tous. Les attitudes communes à observer par tous les participants sont un signe de l’unité des membres de la communauté chrétienne rassemblée. » (PGMR 42) Voir aussi PGMR 95-97.
Le nombre de cierge à disposer sur l’autel n’est pas indiqué strictement. La PGMR précise seulement : « au moins deux pour toute célébration, ou même quatre, ou six, surtout s’il s’agit de la messe dominicale ou d’une fête de précepte, ou encore sept si c´est l´évêque du diocèse qui célèbre » (PGMR 117).
Pour le prêtre, la chasuble n’est pas facultative (PGMR 118a). Par ailleurs, « tous ceux qui revêtent l´aube utiliseront le cordon et l´amict, à moins que la forme même de l’aube ne l’exige pas » (PGMR 118), c’est-à-dire si elle s’ajuste d’elle-même et remonte jusqu’au cou (PGMR 336).
« Aux jours les plus solennels, on peut employer des vêtements liturgiques festifs et particulièrement beaux, même s’ils ne sont pas de la couleur du jour. » (PGMR 346g)
« Il n’est pas licite d’unir le Sacrement de Pénitence à la sainte Messe pour en faire une unique action liturgique. Toutefois, cela n’empêche pas que, pour répondre aux nécessités des fidèles, des prêtres, indépendamment de ceux qui célèbrent ou concélèbrent la sainte Messe, puissent entendre les confessions des fidèles, qui le désirent, simultanément et dans le même lieu où est célébrée la Messe. [158] Cela doit néanmoins se dérouler d’une manière opportune. » RS 77
« On encense par trois coups d’encensoir : le Saint-Sacrement, les reliques de la sainte Croix et les images du Seigneur exposées à la vénération publique, les offrandes pour le sacrifice de la messe, la croix de l’autel, l’Evangéliaire, le cierge pascal, le prêtre et le peuple.
On encense par deux coups les reliques et les images des saints exposées à la vénération publique, mais seulement au début de la célébration, quand on encense l’autel. » PGMR 277
Les oraisons se terminent ainsi : « Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur, qui vit et règne avec toi dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu pour les siècles des siècles » (PGMR 54).
« Le but de ce chant est
(1) d´ouvrir la célébration,
(2) de favoriser l´union des fidèles rassemblés,
(3) d´introduire leur esprit dans le mystère du temps liturgique ou de la fête,
(4) d´accompagner la procession du prêtre et des ministres. » PGMR 47
« S’il n’y a pas de chant pour l´entrée, on fait réciter l´antienne que propose le Missel » (PGMR 47), qui est dite par les laïcs, ou un lecteur, ou le prêtre « qui peut aussi l’adapter sous forme de monition d’ouverture » (PGMR 47).
L’ordre est le suivant :
(1) le thuriféraire le cas échéant ;
(2) la croix entourée de cierges dont le nombre n’est pas précisé sauf en PGMR 188, qui traite d’un autre point (et indique alors « deux cierges ») ;
(3) les autres ministres ;
(4) le lecteur (sous-entendu institué) « qui peut porter l’Evangéliaire en l’élevant un peu, mais non le lectionnaire » ;
(5) le prêtre qui célèbre. (PGMR 120)
Le diacre porte l’Evangéliaire le cas échéant. Autrement, il est à côté du prêtre (PGMR 172). Celui qui porte l’Evangéliaire ne s’incline pas (PGMR 173). Si le lecteur ne porte pas l’évangéliaire, il fait partie de la procession avec les autres ministres. Il s’assied dans le sanctuaire (PGMR 195).
Si le tabernacle se trouve dans le sanctuaire, on s’agenouille au lieu de s’incliner lors de la procession d’entrée et de sortie, mais pas le reste du temps. (PGMR 274)
« Il est très souhaitable que l’Evangéliaire soit déposé sur l´autel. » (PGMR 122) La façon dont il doit être posé n’est pas précisée. S’il n’est pas porté en procession, il peut y être placé dès avant la célébration. (PGMR 117)
Le prêtre s’incline devant l’autel « avec les ministres » (MR 1) et vénère l’autel par un baiser.
« Si cela est opportun » (PGMR 49), il encense « la croix et l’autel » (MR 1 ; PGMR 49)
« Il est permis au prêtre d’introduire les fidèles à la messe du jour par des paroles très brèves, après la salutation initiale [Le Seigneur soit avec vous] et avant l’acte pénitentiel. » (PGMR 31) Cela peut aussi être fait par « le diacre ou un autre ministre » (MR 3 ; PGMR 124).
Trois formules sont proposées : Confiteor, Repons (« prends pitié de nous Seigneur – Nous avons péché contre toi… »), Kyrie avec invocations.
Le rite d’aspersion de l’eau peut également être pris n’importe quel dimanche, mais surtout au Temps pascal (MR 4, note de bas de page ; PGMR 51).
Dans le Confiteor, tous se frappent la poitrine en disant « oui j’ai vraiment péché » (MR 4).
Dans le Kyrie avec invocations (« Seigneur Jésus envoyé pour guérir les cœurs qui reviennent vers toi… »), on peut remplacer les invocations du missel par « d’autres semblables » (MR 6). L’Annexe VI du Missel en propose quelques-unes.
Puis, sauf dans le cas de la troisième formule, on chante le Kyrie, qui a une forme responsoriale dans le Missel (MR 7), « chaque acclamation étant ordinairement dite deux fois », sans que cela interdise « qu’on puisse la répéter davantage » (PGMR 52).
Le Missel n’indique aucune introduction du Gloria (type « Chantons la gloire de Dieu »).
En revanche il indique que « le Gloria est entonné par le prêtre ou, si cela est opportun, par un chantre ou par la chorale » (PGMR 53). Il peut être dit en alternance ou tous ensemble.
A. Le choix des lectures
« Dans les messes pour des groupes particuliers, il est permis au prêtre de lire des textes mieux adaptés à la célébration particulière, pourvu qu´on les choisisse dans un Lectionnaire approuvé. » PGMR 358[1]
« Dans la célébration de la messe, il n'est pas permis de supprimer, de diminuer ni - ce qui serait plus grave - de remplacer par d'autres textes non bibliques les lectures de la Bible ainsi que les chants tirés de la Sainte Écriture. » (PGLR 12) « Toutefois, la Conférence épiscopale, pour des raisons pastorales, [peut] permettre qu'on ne garde en quelque endroit que deux lectures. »[2]
« Il importe alors de tenir compte de la capacité d'attention fructueuse de l'assemblée à une lecture plus ou moins longue, et de sa capacité d'écouter un texte plus complet que l'homélie devra expliquer. » PGLR 80
B. La proclamation des lectures
« Il est permis au prêtre d’introduire les fidèles à la liturgie de la Parole, avant les lectures » (PGMR 31) « Il peut y avoir, dans la liturgie de la Parole, des monitions brèves et appropriées avant les lectures, surtout la première. » (PGLR 15)
« La tradition liturgique confie les lectures bibliques de la messe à des ministres : les lecteurs et le diacre. Cependant, s'il n'y a ni diacre ni un autre prêtre, le prêtre célébrant lit lui-même l'Évangile et même, en l'absence de lecteur, toutes les lectures. » PGLR 49
« Il est bon que la liturgie de la parole comprenne quelques brefs moments de silence, adaptés à l’assemblée réunie : par ce moyen, avec l’aide de l’Esprit Saint, la parole de Dieu est accueillie dans le cœur et la réponse de chacun se prépare dans la prière. Ces moments de silence peuvent être observés opportunément, par exemple avant de commencer la liturgie de la Parole, après la première et la seconde lecture, et enfin après l’homélie. » (PGMR 56)
« Les lectures sont toujours proclamées de l’ambon. » (PGMR 58)
« On dira toujours "Lecture du livre...", "Lecture de la Lettre...", "Lecture de l'Évangile..." » PGLR 121
Il est chanté dans la mesure du possible (PGMR 61). Le psalmiste se trouve « à l’ambon ou à un autre endroit approprié » (PGMR 61).
A. Concernant l’assemblée
Les fidèles se tiennent debout à partir de l’Alleluia et jusqu’à la fin de l’acclamation de l’Evangile. Ils sont assis le reste du temps. (PGMR 43)
Tous se tournent vers l’ambon. (PGMR 133)
B. Concernant les autres acteurs de la liturgie
« Si l'on a un évangéliaire, porté dans la procession d'entrée par le diacre ou un lecteur, il est tout à fait convenable qu'il soit pris sur l'autel par le diacre ou, en son absence, par le prêtre, et porté à l'ambon, précédé des ministres avec les cierges, l'encens ou d'autres signes de vénération, si c'est l'usage. » (PGLR 17) Le nombre de cierges n’est pas précisé (MR 15).
« Le verset [alléluiatique] est chanté par la chorale et le chantre » (PGMR 62) sans qu’un lieu de proclamation soit précisé.
Lors de l’acclamation initiale (« Evangile de Jésus-Christ selon… ») le prêtre « fait le signe de la croix sur le livre et sur lui-même au front, à la bouche et à la poitrine » (MR 15) et « tous se signent de la même manière » (PGMR 134).
A l’acclamation finale (« Acclamons la parole de Dieu ») il est seulement dit que le diacre ou le prêtre « vénère le livre d’un baiser », et non qu’il l’élève. (MR 16)
« L’homélie doit avoir lieu tous les dimanches et les fêtes de précepte ; les autres jours, elle est recommandée. » (MR 17)
« Dans la concélébration, c'est normalement le célébrant principal qui fait l'homélie, ou l'un des concélébrants » (PGLR 24), « ou parfois, si cela est opportun, par le diacre » (RS 64).[3]
Elle est faite « debout à son siège ou à l´ambon ou, si cela est opportun, à un autre endroit approprié » (PGMR 136).
Le Credo par défaut est celui de Nicée-Constantinople (MR 18). « Surtout aux temps du Carême et de Pâques, on peut prendre » le Symbole des Apôtres (MR 19). Dans les deux cas, « tous s’inclinent » à la mention de l’Incarnation (MR 18.19).
A. Généralités
« Il convient que cette prière ait lieu habituellement aux messes avec peuple » (PGMR 69 ; rappelé par MR 20 en note de bas de page) et donc pas systématiquement.
Les formules d’invitation et de conclusions sont « proposées pour la commodité du prêtre et n’excluent pas l’usage d’autres formules » (MR 20).
« Elles sont dites de l’ambon, ou d’un autre lieu approprié, par le diacre, un chantre, un lecteur ou un autre fidèle laïc » (PGMR 71) mais il est précisé ailleurs que dire les intentions de la prière universelle fait partie du « rôle propre » du diacre » (PGMR 94 ; 171d).
B. Contenu des intentions
« Les intentions seront habituellement : (a) pour les besoins de l´Église, (b) pour les dirigeants des affaires publiques et le salut du monde entier, (c) pour ceux qui sont accablés par toutes sortes de difficultés, (d) pour la communauté locale » sans que cela ne constitue une règle inflexible (PGMR 70).
« Sous la direction du prêtre, les demandes doivent être brèves, composées de manière libre et réfléchie » PGLR 30
Les prières dans lesquelles le prêtre prie en son nom propre sont prononcées à voix basse (PGMR 33).
A. Les offrandes
« Les offrandes que les fidèles ont l’habitude de présenter pendant la sainte Messe pour la Liturgie eucharistique, ne se réduisent pas nécessairement au pain et au vin, qui sont destinés à la célébration de l’Eucharistie, mais elles peuvent comprendre aussi d’autres dons, qui sont apportés par les fidèles, c’est-à-dire de l’argent ou d’autres biens servant à exercer la charité envers les pauvres. Cependant, les offrandes concrètes doivent toujours être l’expression visible du vrai don, que le Seigneur attend de nous: un cœur contrit, et l’amour de Dieu et du prochain, qui nous rend conformes au sacrifice du Christ, qui s’est livré lui-même pour nous. En effet, c’est dans l’Eucharistie que resplendit au plus haut point ce mystère de la charité, que Jésus-Christ a manifesté durant la Cène, en lavant les pieds de ses disciples. […] C’est pourquoi l’argent, ainsi que les autres dons destinés aux pauvres, doivent être déposés à un endroit approprié, hors de la table eucharistique. » Redemptionis Sacramentum n°70
Le Missel ne précise pas l’ordre dans lequel les objets et les offrandes doivent être apportés (MR 21-22). « Il est bon que les fidèles manifestent leur participation par une offrande, en apportant le pain et le vin pour la célébration de l’Eucharistie, ou même d’autres dons [PGMR 73 glose « de l’argent »] destinés à subvenir aux besoins de l’Eglise et des pauvres. » (MR 23) Et même : « faire présenter le pain et le vin par les fidèles est un usage à recommander » (PGMR 73).
B. Leur offrande
Le prêtre présente la patène et le calice « un peu élevés au-dessus de l’autel » (MR 23). Il dit la prière à voix basse s’il y a un chant, et peut la dire à voix haute dans le cas contraire.
On encense le cas échéant « les offrandes, la croix et l’autel » (MR 27), puis « le prêtre, à cause de son ministère sacré, et le peuple, en raison de sa dignité baptismale » (PGMR 75 ; MR 27) sans que soit précisé le nombre de coups d’encensoir à donner. L’encensement du prêtre et du peuple est fait par « le diacre ou un autre ministre » (MR 27). Il n’est pas indiqué qu’il faille encenser les autres prêtres le cas échéant.
C. Le peuple
L’offertoire a lieu habituellement pendant le chant correspondant… qui est donc habituel (MR 21).
Le peuple se lève lorsqu’il répond (« que le Seigneur reçoive de vos mains… » ou « Pour la gloire… »), ce qui suppose qu’il est assis lorsque le prêtre dit « Priez frères et sœurs » ou « Prions ensemble au moment… ». (MR 29)
« Il est permis au prêtre d’introduire les fidèles à la Prière eucharistique, avant la préface, mais jamais au cours de la prière elle-même. » (PGMR 31)
On s’agenouille « pour la consécration » (= le récit de l’institution, cf. PGMR 79d). Là où on a « la coutume » de s’agenouiller de la fin du Sanctus jusqu’à la fin de la prière eucharistique (doxologie), et au « Voici l’Agneau de Dieu » « il sera bon de conserver cette coutume » (PGMR 43).
« Un peu avant la consécration, un ministre, si cela est opportun, avertit les fidèles avec la clochette. Puis, il sonne également la clochette à chaque élévation du pain et du vin, conformément aux usages de chaque lieu. » (PGMR 150) Le nombre de sonneries n’est pas précisé. Il n’est pas dit que l’on doive sonner les clochettes lors de la prosternation, ni à la fin de la prière eucharistique (ou de la consécration). Noter le flou du « un peu avant la consécration ».
Le calice et l’hostie consacrée sont « montrés au peuple » après la consécration (MR 89-90). « Si l’on emploie l’encens, quand le prêtre montre l’hostie et le calice au peuple après la consécration, un ministre les encense. » (PGMR 150)
La position par défaut est debout. « Si on le juge bon, pendant qu´on observe un temps de silence sacré après la communion » on sera assis. (PGMR 43)
A. Le Notre Père
Il est introduit au choix par deux formules : « Comme nous l’avons appris du Sauveur… » ou « Unis dans le même Esprit… ». Il n’est pas indiqué que le célébrant puisse en choisir une autre (MR 124).
B. Le rite de la paix
Il est exécuté « si cela convient ». On « se manifeste la paix et la charité selon les coutumes locales ». (MR 128 ; cf. PGMR 82) Le rite doit rester « sobre » et se limiter aux personnes qui entourent chacun (PGMR 82).
« Tous » sont concernés, donc y compris le prêtre a priori, pour qui il est également précisé : « Le prêtre donne la paix au diacre ou au ministre. » (MR 128) Il doit en tout cas « toujours rester dans le sanctuaire » y compris si ce geste est échangé avec des laïcs, « pour ne pas troubler la célébration » (PGMR 154).
On ne dit pas « un signe de sa paix », puisque, d’après le site de la CEF, « on ne donne pas un signe de sa paix, mais par un signe, on donne sa paix ».
C. La fraction du pain
L’agnus est chanté ou récité en même temps que la fraction du pain (PGMR 37.83 ; MR 130).
L’invocation est répétée jusqu’à la fin de la fraction du pain : on la prolonge si nécessaire (MR 130).
« En raison du signe qui est exprimé, il convient que certaines parties du pain eucharistique, obtenues au moment de sa fraction, soient distribuées au moins à quelques fidèles au moment de la Communion. » RS n°49
D. La communion
1. Avant la communion
La formule « Que le Corps du Christ me garde pour la vie éternelle » est dite « tout bas ». (MR 133 ; PGMR 158)
En disant « Voici l’Agneau de Dieu… » le prêtre « montre aux fidèles le pain eucharistique au-dessus de la patène ou du calice » (PGMR 84)
Elle peut être précédée d’une monition adaptée. « Il faut veiller à ce que des non-catholiques ou même des non-chrétiens, agissant par ignorance, ne s’approchent pas de la sainte Communion, sans tenir compte du Magistère de l’Église tant au plan doctrinal que disciplinaire. Il revient aux pasteurs d’avertir, au moment opportun, les personnes présentes à la célébration sur la vérité et la discipline, qui doivent être observées strictement. » RS n°84
2. La communion elle-même
Le chant de communion commence « pendant que le prêtre communie au Corps du Christ » (MR 136 ; PGMR 159). Il vise en effet « à exprimer par l´unité des voix l´union spirituelle entre les communiants, montrer la joie du cœur et mettre davantage en lumière le caractère "communautaire" de la procession qui conduit à la réception de l’Eucharistie » (PGMR 86).
La bénédiction des ministres extraordinaires de la communion n’est pas facultative. Ces « ministres ne doivent pas avancer vers l’autel avant que le prêtre ait communié » (PGMR 162).
i. Des prêtres
« La Communion doit toujours être reçue par tous les concélébrants sous les deux espèces. » RS n°98
« Si un seul calice ne suffit pas pour donner la Communion sous les deux espèces aux prêtres concélébrants ou aux fidèles, rien n’interdit au prêtre célébrant d’utiliser plusieurs calices. » RS n°105
ii. Des laïcs
« "Les fidèles communient à genoux ou debout [PGMR 160 précise : dans la bouche ou dans la main], selon ce qu’aura établi la Conférence des Évêques", avec la confirmation du Siège Apostolique. "Toutefois, quand ils communient debout, il est recommandé qu’avant de recevoir le Sacrement ils fassent le geste de respect qui lui est dû, que la Conférence des Évêques aura établi." » RS n°90 ; citant le Missel Romain
« Il n’est pas permis aux fidèles de "prendre eux-mêmes la sainte hostie ou le saint calice, encore moins de se les transmettre de main en main". » RS n°94 ; citant le Missel Romain
« Il n’est pas permis à celui qui reçoit la communion de tremper lui-même l’hostie dans le calice, ni de recevoir dans la main l’hostie, qui a été trempée dans le Sang du Christ. » RS n°104
Le fidèle laïc « qui a déjà reçu la très sainte Eucharistie, peut la recevoir à nouveau le même jour, mais seulement lors d’une célébration eucharistique à laquelle il participe, restant sauves les dispositions du can. 921 § 2 » CIC 917
3. Purification
Si on a utilisé plusieurs calices, « il faut absolument éviter de verser le Sang du Christ d’un calice dans un autre, afin de ne pas commettre d’outrage à l’égard d’un si grand mystère. » RS 106
La purification peut être faite après la messe (PGMR 163).[4]
Après la communion « on peut rester en silence pendant un certain temps. On peut chanter un psaume ou un cantique de louange ou une hymne. » (MR 138)
Il n’est rien indiqué concernant le dépôt du Saint Sacrement au tabernacle.
Les annonces ont lieu le cas échéant entre la prière après la communion et le renvoi (« Que Dieu tout puissant vous bénisse… »). (MR 140)
« Il est permis au prêtre de conclure toute la célébration, avant l’envoi des fidèles. » (PGMR 31)
« S’il apparaît nécessaire qu’un laïc transmette des informations ou présente un témoignage de vie chrétienne aux fidèles réunis dans l’église, il est généralement préférable que cela ait lieu en dehors de la Messe. Cependant, pour des raisons graves, il est licite de présenter ce genre d’informations ou de témoignages lorsque le prêtre a fini de prononcer la prière après la Communion. Toutefois, un tel usage ne doit pas devenir une habitude. De plus, ces informations et ces témoignages ne doivent pas revêtir des caractéristiques qui pourraient les faire confondre avec l’homélie, [156] ni être la cause de la suppression totale de l’homélie. » RS 74
Quel que soit le jour et le temps, des bénédictions solennelles et des prières sur le peuple sont possibles. Elles sont précédées de la formule : « Inclinez-vous pour la bénédiction » (MR p.538).
Seul le célébrant principal embrasse l’autel (PGMR 251).
Il n’est rien indiqué sur la procession de sortie, si ce n’est qu’elle est semblable à la procession d’entrée. Il n’est pas indiqué que tous doivent s’incliner devant la croix par exemple.
Elle se fait sans encens (PGMR 276).
[1] Et encore : « Les pasteurs qui veulent donner, à partir de la Parole de Dieu, une réponse spéciale aux questions de certains groupes particuliers, tout en se souvenant qu'ils doivent avant tout annoncer l'Évangile dans son intégralité, peuvent cependant profiter comme il convient des choix proposés dans ce lectionnaire, surtout à l'occasion d'une messe rituelle, votive, en l'honneur des saints ou pour diverses circonstances. Compte tenu des normes générales, des possibilités particulières sont accordées pour les lectures de la Parole de Dieu dans les messes pour des groupes particuliers. » PGLR 63
[2] Et dans ce cas (suite de la citation) « le choix entre les deux premières se fera en veillant à ne pas perdre de vue la volonté d'enseigner pleinement aux fidèles le mystère du salut. A moins qu'il ne soit prévu autrement en son lieu, on doit donc préférer, entre les deux premières lectures, celle qui s'harmonise davantage avec l'Évangile » PGLR 79
[3] Pour être plus précis : « L’homélie "est faite habituellement par le prêtre célébrant lui-même ou par un prêtre concélébrant à qui il l’aura demandé, ou parfois, si cela est opportun, aussi par le diacre, mais jamais par un laïc. Dans des cas particuliers et pour une juste cause, l’homélie peut être faite aussi par un Évêque ou un prêtre participant à la concélébration, même s’il ne peut pas concélébrer". » RS n°64
[4] Précisons : « Il est permis de laisser les vases à purifier sur le corporal, à l’autel ou à la crédence, surtout s’ils sont nombreux, après les avoir recouverts comme il faut; dans ce cas, le prêtre ou le diacre les purifie aussitôt après la Messe, lorsque le peuple est parti. » RS 119