Contient également une feuille de route et le matériel pour les activités proposées
Est-ce que ce ne serait pas plus simple si on pouvait toucher Jésus ? Bien sûr on lui parle, on sait qu'il est là… Mais s’il pouvait vraiment nous rejoindre directement ? Et qu’on en soit sûrs ? Ou : est-ce que ça n’aurait pas été mieux d’être pêcheurs en Galilée il y a deux mille ans ? Là on aurait pu toucher Jésus…
Les Evangiles nous racontent cette vie de Jésus avec les disciples (vous vous rappelez : ce n’est pas une biographie de Jésus, c’est un témoignage de la rencontre avec Jésus). Et si on les lit attentivement, on se rend compte que Jésus a donné des instructions à ceux qui étaient avec lui, et spécialement aux Douze. Il leur a demandé de faire certaines choses, ou il leur a fait des promesses.
Jeu : relier chaque sacrement à une parole de Jésus.
Il y a plusieurs types de paroles.
Parfois ce sont des actes de Jésus (« recevez l’Esprit Saint »).
Parfois ce sont des instructions aux disciples (« baptisez-les »).
Parfois c’est une promesse (« ceux à qui vous remettrez leur péchés ils leurs seront remis »).
En fait on pourrait mettre les trois à chaque fois. Donc :
Les sacrements sont d’abord fondés sur la vie de Jésus. Jésus a pardonné les péchés, institué les Apôtres.
Ensuite, Jésus demande à ses Apôtres de faire certains actes – et au fond d’agir comme lui.
Il leur promet que lorsqu’ils agiront ainsi, c’est lui-même qui continuera à agir en eux.
Donc quand un sacrement est célébré, c’est Jésus lui-même qui continue d’agir, dans son Eglise.
Jésus est vivant. C’est pour ça qu’il y a une Eglise et pour ça qu’il y a des sacrements ! Parce qu’il est ressuscité et qu’on peut donc le rencontrer. Et il choisit de venir à notre rencontre d’une façon spéciale dans les sacrements qu’il donne à son Eglise.
C’est pour ça que l’Eglise est si précieuse ! C’est le seul endroit au monde où je peux rencontrer Jésus de cette façon aussi directe, sensible et sûre, dans les sacrements. « Jésus oui, l’Eglise non », c’est impossible !
Mais est-ce que Dieu ne peut pas nous rejoindre autrement ? Si bien sûr. Mais c’est comme un homme qui donne rendez-vous à sa femme au restaurant. Le soir venu, la femme se rend au cinéma. En rentrant, elle retrouve son mari : « Pourquoi n’étais-tu pas là ? On peut se retrouver au cinéma aussi non ? » « Bien sûr, mais ce n’est pas là que je t’ai donné rendez-vous ! » Dieu nous donne rendez-vous dans les sacrements. Bien sûr il peut agir ailleurs aussi, mais c’est un rendez-vous qu’on ne veut pas manquer ! Parce que c’est un rendez-vous (anglais) amoureux. On ne manque pas le rendez-vous de quelqu’un qu’on aime.
Et donc [suite du rendez-vous] les sacrements nous permettent de vivre davantage de la vie avec Dieu. Et ça, c’est un autre nom de l’Eglise ! Donc les sacrements nous rapprochent de l’Eglise, c’est-à-dire le Peuple des fils et filles de Dieu, au milieu desquelles est Dieu vivant, qui leur donne de vivre de sa Vie. Les sacrements de Dieu par l’Eglise, et nous rapprochent de Dieu par l’Eglise.
C’est donc l’Eglise qui qui célèbre les sacrements.
Jeu : relier chaque sacrement à celui qui le célèbre (attention un peu piégé). En explication bien dire : c’est l’Eglise qui célèbre les sacrements. Et donc moi aussi. MAIS le prêtre a une place spéciale.
Le grand cadeau des sacrements, c’est que Dieu vient nous rejoindre, à la fois directement et profondément, à la fois sensiblement et spirituellement. Lorsque je communie, c’est Jésus vivant que je reçois. Lorsque je suis baptisé, la Trinité vient habiter en moi. Et c’est une réalité sensible et spirituelle à la fois. Dans les sacrements, je peux toucher Dieu, ou plutôt Dieu me touche. Et en même temps, Dieu me rejoint spirituellement. C’est encore mieux que la Galilée : les disciples ont touché Jésus, mais ils ne l’ont pas reçu en eux comme moi à la communion ! « Le premier baiser de Jésus à mon âme » (Thérèse de Lisieux à sa première communion). C’est la première chose que Dieu fait dans les sacrements : nous rejoindre intimement pour déployer en nous son amour.
Ce qui permet d’insister sur un point très important : dans les sacrements, c’est Dieu qui agit. Pas moi ! Souvent on prend le baptême (par exemple) comme « je fais quelque chose pour Dieu ». Mais c’est le contraire ! La confirmation, ce n’est pas moi qui « confirme » mon choix pour Dieu (même s’il y a aussi de ça) ; c’est surtout Dieu qui confirme son choix de faire de mon son fils, sa fille. C’est Dieu qui va faire quelque chose en moi et pour moi, parce qu’il m’aime.
Un sacrement, c’est vraiment Dieu qui agit ! Ce n’est pas un symbole. On dit que les sacrements « contiennent ce qu’ils signifient » (définition à retenir). Un symbole, c’est par exemple un panneau, qui indique quelque chose, mais qui n’est pas cette chose. Par exemple, au baptême, on me remet une bougie, symbole de la lumière de la foi – mais ce n’est pas la lumière de la foi. En revanche, lorsque je suis plongé dans l’eau « au nom du Père du Fils et du Saint-Esprit », le Père le Fils et le Saint-Esprit viennent réellement habiter en moi ! Lorsque le prêtre à la confession dit « je te pardonne tout tes péchés », par cette parole là, Dieu me pardonne réellement mes péchés ! Ce n’est pas une indication : c’est par cette parole là que Dieu le fait. Comment je le sais ? Parce que Dieu l’a promis, et Dieu est fidèle à sa promesse.
Il me donne la foi. Oui la foi est un don de Dieu ! C’est lui qui la suscite en moi. Parce qu’il m’aime, il me donne de le connaître et d’avoir confiance en lui (deux aspects de la foi). Pour cette raison, on commence toujours la célébration des sacrements pas l’écoute de la Parole de Dieu Ils sont préparés par la Parole de Dieu et la foi qui est réception-réponse à cette Parole. Les sacrements supposent la foi, mais aussi la nourrissent, la fortifient, l’expriment.
Il me donne le salut, c’est-à-dire le pardon des péchés, la préservation de l’enfer et la vie éternelle, l’union d’amour avec lui. Sans lui je meurs !
Il me donne d’aimer et de devenir bon. « Le chrétien ne conçoit pas que Dieu nous aime parce que nous sommes bons, mais qu’il nous rendra bons parce qu’il nous aime. » (C. S. Lewis) Il me transforme.
J’ai donc bien besoin d’être transformé par l’amour que Dieu me donne dans les sacrements !
Jeu : quand reçoit-on chaque sacrement ?
Sens : Litt. « Plonger ». Être enseveli avec le Christ pour ressusciter avec lui. Nouvelle naissance (Jn 3).
Rite essentiel : onction d’eau.
Grâce du baptême : Rémission des péchés ; renouvellement ; don de la foi, l’espérance et la charité ; incorporation au Christ ; incorporation à l’Eglise. « Caractère » baptismal : le baptême, c’est indélébile !
« Source et sommet de toute vie chrétienne », « sacrement des sacrements ».
Rite essentiel : Consécration, communion
Grâce de l’Eucharistie : l’union avec Jésus sauveur.
Rite essentiel : L’onction
Grâces de la confirmation : Achève le don du baptême ; unit au Christ ; déploie les dons du Saint-Esprit ; envoie en mission
Rite essentiel : L’imposition des mains
Grâces de l’ordre : Fait prêtre (diacre, évêque), pour proclamer la bonne nouvelle, célébrer les sacrements, expulser les démons ; ie faire ce que Jésus fait.
Union au mystère de Dieu qui se donne à son Eglise.
Rite essentiel : l’échange des consentements (je te reçois)
Grâce du mariage : aimer de l’amour de Dieu.
Aussi appelé sacrement de la pénitence, du pardon, de la réconciliation.
Rite essentiel : la confession repentante, l’absolution
Grâces de la confession : le pardon des péchés, la restauration de la relation avec Dieu, la réinsertion dans la communion ecclésiale
Rite essentiel : onction d’huile
Grâces de l’onction des malades : L’union au Christ surtout dans sa passion ; un renouvellement de la présence de l’Esprit qui donne foi, confiance, espérance, charité ; le cas échéant la guérison ; le cas échéant la préparation au dernier passage.
Jeu : les trois catégories de sacrements (CEC)