Répartition en groupes de 4 ou 5.
Chaque groupe étudie l’un des passages suivants.
Quel lien Jésus fait-il entre lui-même et ses Apôtres ? Détailler : sur quoi est-il fondé, comment se vit-il, à quoi est-il visible, comment se déploie-t-il… Si temps en plus, lire la fin du chapitre en se posant la même question.
Quel lien entre Jésus et ses Apôtres ? Qu’est-ce qui fait l’unité ? De quelle ordre est cette unité ?
Aide : creuser la question de la gloire : quel lien entre le début où Jésus parle de lui et v.10 ? S’aider de Jean 21, 18-19.
Quelle place pour le Père ? Quel lien avec Jésus ? Les Apôtres ?
Quels sont les liens d’appartenance ?
Comment Pierre est-il lié à Jésus ? Qu’est-ce qui vous rappelle les traits propres de Jésus chez Pierre ?
Aide : Que dire du plongeon ? Du vêtement ? Voir Ap 7 et Jn13,4
Lire : Jn12,33 ; Jn10 ; Jn13,31 ; Jn17,1
Comment Pierre est-il amené à ressembler à Jésus ?
Aide : v.17. A quoi fait penser « heureux », surtout chez Matthieu ? Qui est le vrai « heureux » ? Fin du verset, cf. 11,27 : à qui est-ce que le Père se révèle ? v.18 : sur qui est fondée l’Eglise ? Sur quelle pierre (Mt21,42) ? Que dire sur v.23 ?
Survol général 1-5. Lire 1,15-17.21-24 en lisant "il" en 23-24 ; 2,42-46 ; 3,1-10 ; 5,12-15. Essayer de retrouver les passages auxquels on pense. Comment vivent les premiers chrétiens ? Que font les Apôtres ?
Aide : Lc 5, 17-26 ; Lc 24, 28-32
Qu’est-il dit du lien entre le baptisé et Dieu, en particulier Jésus-Christ ? Quel lien avec la sainteté ?
Comment Jésus appelle-t-il quand il appelle des Apôtres ou même des disciples ?
« Suis-moi » (appel des Apôtres, particularité en Jn1, 38, recadrage de Pierre en Matthieu 16, insistance en Jean 21, conditions données pour suivre Jésus ("qu’il prenne sa croix")…)
Jésus n’appelle pas à l’écouter, ou à être en mission pour lui…
Il ne fait pas une demande : il invite avec lui (cf. appel chez Jean, même si ensuite en fait c’est chez Pierre qu’il habite, ce qui est d’autant plus intéressant)
Pierre est peu à peu amené à ressembler à Jésus.
Faire retrouver les grandes étapes de la vie de Pierre avec Jésus
L’appel : "Suis-moi". Essentiel déjà posé. Pierre apprend à faire confiance pour suivre Jésus
La marche sur les eaux : Pierre est appelé à rejoindre Jésus, à nouveau en faisant confiance, dans sa propre vie "hors du monde". Le passage nous fait reconnaître celui qui marche sur les eaux comme Jésus… Et justement Pierre marche sur les eaux. En même temps, il est confronté à sa propre limite.
La profession de foi : cf. tout ce qu’on a dit. Dans le dialogue avec Jésus, on voit que Pierre est petit à petit intégré à la vie divine entre Jésus et le Père, et à la mission propre de Jésus sur terre (l’Eglise). On va de plus en plus loin.
Jean 21 : Pierre reçoit définitivement la charge propre de Jésus (pasteur), et reçoit dans sa personne la mission propre de la personne de Jésus (glorification)
Pierre rentre petit à petit dans la vie propre de Jésus. Il reçoit peu à peu sa mission, devient lui-même à la ressemblance de sa propre personne.
Ce à quoi Jésus appelle ces Apôtres, ce n’est pas juste à l’écouter. Ce n’est pas juste à le suivre. Ce n’est même pas d’habiter avec lui. C’est de peu à peu lui ressembler, vivre de sa propre Vie.
Pourquoi cela ?
Jésus ne nous appelle pas seulement à "bien vivre" (morale, suivre ses enseignements), et il ne nous sauve pas "seulement" du péché.
Il nous appelle à vivre de sa propre vie, c’est-à-dire la vie même de Dieu.
Cf. Ascension qui annonce cela.
Cf. Incarnation et la personne même de Jésus (homme vivant de la vie de Dieu)
Marcher à la suite de Jésus a bien sûr du sens : c’est par la que nous commençons à rentrer dans sa propre vie.
Témoignage
Pas dans les détails de ce que nous faisons qui devraient être identiques à ceux du Christ, mais nous cherchons à agir comme lui
Vivre de la vie même de Jésus, ce n’est pas se conformer à un modèle idéal abstrait.
C’est être s’unir à lui. Se laisser aimer (et l’aimer, mais d’abord se laisser aimer) au point que mon cœur est vraiment uni au sien.
C’est l’union des volontés (je veux ce qu’il veut)
C’est vivre avec Lui. C’est l’amour total, le don total (pas ressenti)
« Le dessein du Père, c’est le Christ, et nous en lui. En dernière analyse, c’est le Christ aimant en nous. C’est pourquoi, "la mesure de la sainteté est donnée par la stature que le Christ atteint en nous, par la mesure dans laquelle, avec la force de l’Esprit Saint, nous modelons toute notre vie sur la sienne". » - François, Exhortation apostolique Gaudate et exsultate, n°20, 19 mars 2018 ; citant Benoit XVI, Audience générale, 13 avril 2011, in : L’Osservatore Romano, éd. En langue française (14 avril 2011), n°15, p.2
Non pas extérieurement, mais intérieurement, et donc extérieurement.
Toute la place de la prière, lieu d’adoration, de Don, d’écoute, de contemplation…
Seuls , nous sommes très incapables. Nous sommes marqués par le péché, notre cœur est incapable de dire « oui » à Dieu. Nous sommes incapables d’aimer, de pardonner, de faire confiance…
Jésus ne fait pas que pardonner notre péché et guérir notre cœur, même si c’est déjà incroyable.
Il l’efface totalement en nous en en prenant la place.
On devient capable d’aimer, de dire oui… au-delà de nos propres forces, parce que c’est Lui qui fait tout cela en nous.
Là le péché n’a même plus de prise sur nous, et là notre vie devient vraiment divine, là elle devient extraordinaire. (… « comme jamais aucun homme »)
C’est le sens de « Je suis la Vie » (Jn14,6) ou encore « hors de moi vous ne pouvez rien faire (Jn15,5).
C’est cela la vraie union avec lui, celle que nous cherchons, celle que nous désirons.
Toute autre conception de la vie chrétienne que celle qui consiste à épouser Jésus aimant est une restriction et manque le vrai sens : vivre de la vie même de Dieu, non pas comme donnée extérieurement, mais comme conformée intérieurement.