Bonsoir !
Ça va ?
Et votre sainteté ça va, ça avance ? Non mais je demande, parce que c’est de ça qu’on va parler ce soir. Alors autant être prévenu. Ça va vous êtes prêts ?
Extrait BA Star Trek
La première question que je voudrais qu’on se pose ce soir, c’est celle-là. Slide 3 Est-ce que notre désir c’est de vivre quelque chose de grand, quelque chose d’exceptionnel ? Ou est-ce que c’est de vivre une vie ordinaire. Banale. Je pose la question très sérieusement. Quels sont les grands désirs de nos cœurs ?! Est-ce qu’on est ambitieux pour notre propre vie ! Vous savez moi je me dis souvent, que sur mon lit de mort j’aimerais pouvoir me dire « ouah, c’était un truc de dingue ! ». Est-ce qu’on a envie, est-ce que vous avez envie de prendre votre vie en main, d’en être acteurs et d’en faire quelque chose de grand ? Qui transforme notre vie, et qui transforme le monde ? Le pape François aux JMJ nous disait : Slide 4 « Le monde d’aujourd’hui vous demande d’être des protagonistes de l’histoire, parce que la vie est belle à condition que nous voulions la vivre. » Et la vivre vraiment ! Avoir une vie qui nous fasse vibrer jusqu’aux orteils ! C’est quand même ça qui nous fait rêver non ?
Pourtant c’est si facile de vivre à moitié. De se laisser vivoter tranquillement. Dans son fauteuil. Ou dans son canapé. « Un canapé qui nous aide à nous sentir à l’aise, tranquilles, bien en sécurité. Un canapé qui nous garantisse des heures de tranquillité. Un canapé contre toute espèce de douleur et de crainte. Un canapé qui nous maintiendra enfermés à la maison, sans nous fatiguer ni sans nous préoccuper. » (François) Slide 5 C’est ça notre tentation. C’est ça qui risque de nous faire abandonner nos grands désirs ! C’est ça qui risque de nous faire passer à côté de notre vie ! On se laisse anesthésier par le confort de notre vie. Et ça c’est vraiment dramatique. Parce qu’après on vit des vies d’anesthésiés. De demi-vivants. C’est horrible ! D’ailleurs François ne mâche pas ses mots, alors je finis avec ce qu’il dit à ce propos : « Le temps que nous vivons n’a pas besoin de jeunes-canapés. Il n’accepte que des joueurs titulaires sur le terrain, il n’y a pas de place pour des réservistes. Le monde d’aujourd’hui vous demande d’être des protagonistes de l’histoire. » « Le monde d’aujourd’hui a besoin de jeunes avec des chaussures, mieux encore, chaussant des crampons » Slide 6
En fait si nous voulons vivre vraiment, y a pas 36 solutions. Faut qu’on se sorte de notre confort et qu’on agisse pour de bon ! Qu’on devienne acteurs de nos vies et du monde. Mais le piège du confort est absolument redoutable. C’est vraiment une espèce de glue dégueulasse qui essaye de nous maintenir au raz des paquerettes. Alors que nous on veut être am-bi-tieux pour notre vie !
Le premier piège du canapé, c’est de nous maintenir en observateurs en se disant « c’est pas pour moi ». Illustration.
Extrait Braveheart 1
Slide 8 Vous trouvez ça ridicule ? Pourtant nous faisons exactement pareil. Avec les saints. Je sais que moi je me suis dit un nombre incalculables de fois « non mais ça c’est parce que lui il était saint, c’est pas pour moi / c’est trop pour moi ». Mais c’est exactement comme William Wallace avec ses sept pieds de hauts et ses boules de feu par le cul ! Les saints et les saintes ne sont pas des surhommes. Ce sont des gens ordinaires comme vous et moi. Simplement eux ils ont vraiment vécu leur vie.
En fait le problème c’est qu’après on se dit que c’est réservé à certains parce qu’ils sont spéciaux et que du coup c’est pas pour nous, et on reste à vasouiller dans notre jus. Mais pas du tout ! Je sais que moi j’admire beaucoup Jean-Paul II. Mais Jean-Paul II comme moi il a eu 20 ans, il avait du mal à prier, il devait aller se confesser, et c’était dur de faire passer les autres et les pauvres avant son orgueil. Comme moi. Et pourtant lui il l’a vraiment vécu. C’est ouf non ? Alors pourquoi pas moi ! En fait faut pas qu’on se mette de limite à notre ambition. Pas de « c’est pas pour moi ». Visons tous d’être des saints aussi grands que Jean-Paul II, Sainte Thérèse ou Sœur Emmanuelle ! Y a pas de raison ! Visons grand ! Vous croyez pas que justement eux ont vécu des vies exceptionnelles ? Donc ne nous contentons pas de rêver avec de grands désirs : croyons que c’est possible… Et faisons le !
Il y a un autre piège du confort c’est qu’il nous fait viser petit. C’est le piège du « bof c’est déjà pas mal ». Parce que sinon ça nous tire de notre petit confort bien mesquin et ça c’est affreusement désagréable. On continue Braveheart.
Extrait Braveheart 2
Bon si après ça vous n’êtes pas à fond je ne peux plus rien pour vous.
Slide 10 Alors oui, on peut rester tranquillement dans notre canapé, retourner dans le confort de notre chaumière, arrêter d’essayer de nous bouger, de nous battre et de nous activer. Ne pas trop se fatiguer. Ne pas trop prendre de risque. Et puis vivre comme ça. Se contenter d’une vie « pas mal ». Mais comme ces hommes sur le champ de bataille, que croirez-vous qu’on se dira sur notre lit de mort. « C’était pas mal » ??? « J’étais quelqu’un de bien » ??? Je sais pas vous mais moi quand on me dit « ouais c’était bien », j’entends « c’était doucement chiant ». Moi je préfère me battre avec Wallace pas vous ?
Le problème du canapé-confort c’est que ça nous rend mesquins. On vise petit et on se dit que s’est pas mal. On se met à s’en contenter. Mais c’est horrible ! Au secours la mesquinerie ! C’est dingue comme on peut se mettre à viser petit. Comme moi quand je croise un SDF. Je reste là à hésiter comme un con, à me demander « pfff, est-ce que je lui donne vraiment un euro… ». Et ça m’arrache la main ! Mais un euro bon sang ! Après je vais aller prier en disant « ohlala Seigneur je voudrais tellement me donner à toi, envoie moi servir les pauvres et gnagnagna ». Et je suis pas fichu de donner un euro, alors ma vie je vous en parle pas. C’est pareil en priant. Je sais que quand il ne reste plus que 5 minutes sur mon temps de prière j’ai une petite voix qui me dit « en vrai c’est bon on s’arrête là c’est déjà pas mal ». Et c’est tellement facile de se laisser faire et de se dire « ouais c’est vrai c’est déjà pas mal, franchement je suis déjà un gars bien ». Bref en plus ça se mélange à l’orgueil et tout… C’est une catastrophe. Maintenant je bondis quand je vois que je commence à rentrer là-dedans !
Slide 11 En somme vivons nos grands désirs, traduisons les en actes Le grand danger finalement c’est ça : se laisser endormir dans un petit confort mesquin où on « fait ce qu’il faut ».
J’ai remarqué que parfois dans ma vie spirituelle j’avais l’impression que vraiment je voulais me donner au Seigneur, que j’avais de grands désirs brûlants, que je lui disais et lui et que pourtant j’avais aussi l’impression amère de pas avancer. Eh bien je me suis rendu compte qu’à 100% quand je commence à sentir ça, c’est parce que je passe de plus en plus de temps à soupirer auprès du Seigneur et de moins en moins à le mettre en pratique. On peut aussi se faire endormir spirituellement… On ne peut pas vivre petit ! Il faut qu’on vive grand ! Est-ce que nous prenons les moyens de vivre nos grands désirs, ou est-ce que nous nous contentons de rêvasser ?
Slide 12 Vous savez c’est la parabole des deux fils. On peut peut-être prier avec cette semaine dans notre prière quotidienne. Un père à deux fils, et il leur demande d’aller au champ pour lui. Il y en a un qui dit oui mais qui n’y va pas, et un qui dit non mais finalement y va. Et nous souvent on fait comme le premier ! Ca va pas ! On peut pas s’arrêter au « oui » devant Jésus. Slide 13 Ensuite faut le faire, le vivre ! Est-ce que je prends les moyens concrets de vivre avec Jésus au quotidien ou pas ? Pour rappel la conclusion de la parabole c’est « les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu ». Pourquoi ? Mais parce que eux ils la vivent leur conversion !!! Et l’enjeu c’est ça, c’est qu’on se mette à vivre en saints, pour de bon !
Regardez Marie-Madeleine ! Regardez Zachée ! Zachée il a un désir énorme, il cherche à voir Jésus, il court en avant, il descend de son arbre à toute vitesse… Mais il ne s’arrête pas à son désir brulant : derrière il prend des décisions concrètes pour changer sa vie ! Notre désir il faudrait que ce soit celui-là : devenir saint, et qu’ensuite on en prenne les moyens. En toute simplicité : est-ce que notre ambition c’est de devenir comme Jean-Paul II, comme Saint Jean, comme Pier Giorgio, comme Sainte Thérèse ou Sainte Faustine ? Mais oui ! J’espère sur mon lit de mort ne pas me dire : j’aurais pu vivre une vie incroyable comme eux, mais j’ai préféré me contenter de moins. Et en fait vous savez quelle est la seule chose qui nous empêche de devenir saints ? C’est de le décider. J’ai été très marqué de voir qu’un jour Saint François d’Assise a décide de « vivre parfaitement ». Qu’est-ce qui nous empêche de faire pareil ? Ca veut pas dire qu’on ne va plus faire de fautes ou qu’on ne pêchera plus. Mais on tendra vers ça de tout notre cœur. Vous avez vu le fruit qu’ont porté Jean-Paul II ou Mère Thérésa ? Mais vous imaginez si demain là nous tous on devient 20 Jean-Paul II et 20 Mère Thérésa ? Mais on change la face du monde ! Ca serait absolument dingue ! Juste faut s’y mettre quoi. Faut qu’on décide d’y aspirer et de le vivre pour de bon.
C’est bon ça va ? On continue alors.
Slide 14 Parce qu’en fait tout ça ça sert à rien si ça s’arrête là. Être ambitieux pour être ambitieux, c’est nul. Ça se casse la figure parce qu’on devient nombriliste et on se referme encore.
En fait la seule ambition qu’on peut avoir c’est l’amour. Parce qu’il n’y a que l’amour qui peut nous garder tout ouvert et nous ouvrir toujours plus. Parce que l’amour c’est ce qui change vraiment le monde. Et surtout parce que l’amour c’est vraiment l’ambition d’une vie. Et si l’amour est l’ambition d’une vie c’est parce qu’il est total, il est absolu. Slide 15 Si on aime vraiment, ça prend tout notre être, ça fait vibrer chaque fibre de notre corps. L’amour ne peut être qu’absolu, que total ! On ne peut pas aimer à moitié, ou un peu, ou seulement parfois, ou dans une certaine mesure. Y a pas de demi-mesure possible avec l’amour, et c’est ça qui est dingue ! Soit on n’aime totalement, soit on n’aime pas.
Mais c’est ce que nous dit la Bible d’ailleurs. Dans la vie d’amour avec Dieu, pas de demi-mesure ! Slide 16 « je mets devant toi la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur. » Y a pas de moyen terme ! Slide 17 Il n’y a pas de troisième voie alternative ! C’est où tout l’un où tout l’autre ! C’est pour ça qu’on ne peut pas viser petit aussi. L’amour c’est total.
Et comme l’amour est total, il est exigeant. Regardez quand Jésus récapitule la Loi à ses disciples, qu’est-ce qu’il leur dit ? J’espère qu’on est arrivé à ce stade avec de grands désirs dans le cœur, d’aimer, d’être saint… Eh bien voilà ce que j’aimerais qu’on vive : Slide 18 « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu ne commettras pas d’adultère. Eh bien ! Moi, je vous dis : Tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur. » « Vous avez appris qu’il a été dit : Œil pour œil, et dent pour dent. Eh bien ! Moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre. » « Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. » « Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. » « À qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos ! » « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! Moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent. » Et vous vous souvenez comment il conclut ? « Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »
Slide 19 L’amour c’est total, sans concession. Et c’est pour ça que c’est aussi fort, aussi puissant ! C’est pour ça que ça peut transformer nos vies et changer la face du monde ! L’amour c’est comme ça. Ce à quoi on est appelés si on quitte nos canapés. L’abbé Pierre disait qu’on doit « aimer comme des fous ». Pour pas épiloguer là-dessus on va faire simple. Comment on doit aimer ? Réponse de Jésus : « comme moi je vous ai aimé ». Et il nous a aimés en s’incarnant, en vivant comme homme parmi nous et en mourant sur la Croix. En mourant sur la Croix. En fait l’exigence c’est ça. Pas moins. En fait c’est pas « aimer comme des fous », c’est « aimer comme Dieu ». Aimer totalement, pleinement. La conclusion en fait c’est que l’amour ne fait pas de compromis. L’amour ne fait dans la demi-mesure, il ne fait pas les choses à moitié. L’amour est total, absolu.
Notre ambition en fait ça doit être
Quand on en arrive là, si on est normalement constitués, on est un peu déprimés. Parce qu’à la fois on de grands désirs dans le cœur, on voudrait vivre des trucs de ouf… Et en même temps là on se dit que c’est beaucoup trop, qu’on n’y arrivera jamais. On se dit que c’est impossible. Et on n’est pas les premiers ! Quand Jésus dit ça aux Apôtres, ils viennent le voir en lui disant « attends t’es fou c’est impossible ! ». Et Jésus, il est d’accord : Slide 20 « pour l’homme, c’est impossible ». Ça calme. Heureusement, la suite de la phrase c’est Slide 21 « mais pour Dieu, tout est possible ». Et ça c’est le Salut.
Ca sert à rien de s’acharner comme des malades à essayer de devenir parfaits. On va se prendre des murs, on y arrivera pas. Le risque c’est qu’on retombe dans les pièges de tout à l’heure : « c’est pas pour moi, je vais viser plus petit ».
En fait le véritable enjeu pour nos grands désirs, pour l’ambition de nos vies, c’est d’ouvrir nos cœurs pour laisser Dieu aimer en nous. C’est pour ça que l’amour c’est la clé de tout. Le but c’est de se plonger dans l’amour de Dieu pour que ce soit Lui qui aime et qui porte l’amour en nous. Il n’y a que Lui qui peut aimer comme ça. Il y a une phrase de l’Abbé Pierre qui résume tout : Slide 22 « il faut croire comme des fous pour aimer comme des dingues. » Tout puiser dabs l’amour de Dieu pour aimer comme Lui.
C’est aussi notre secours, parce qu’on sait bien qu’on est pauvres, qu’on n’y arrive pas toujours, qu’on est pêcheurs… Heureusement qu’on peut se plonger dans sa miséricorde, dans son amour parfait qui nous accompagne ! C’est Lui la source de notre Vie, de l’Amour vibrant de notre vie qu’on portera dans le monde !
Alors c’est Lui la source de tout, mais attention ça change rien à ce qu’on a dit avant ! L’exigence de l’amour total c’est toujours la même ! Un amour plein. Slide 23 L’énorme différence, c’est que notre job, ce n’est pas de trouver en nous-mêmes la puissance de cet amour, mais de faire de la place pour celui qui la porte. Jésus, Jésus, Jésus…. Mais suffit pas de le dire ! Faut lui faire de la place. Et toute la place ! Puisque l’amour est total, il faut tout lui donner ! On garde rien, on donne tout, on lui laisse toute la place. Donc la question c’est ça : est-ce que je fais en sorte de laisser toute la place à Jésus ? Est-ce que je prends les moyens de tout faire pour lui, par lui, avec lui et en lui. Un moment Saint Augustin a reçu des paroles très fortes de Jésus qui lui disait « donne-moi plus, donne-moi plus ». Et lui il était là « mais Seigneur qu’est-ce que je peux faire de plus ?! Je suis devenu prêtre et évêque, j’ai quitté mon pays, ma famille ma fortune… » Et Jésus lui a répondu : « oui mais tu ne m’as pas encore donné ton péché ». Donne-moi tout ! Arrête de garder des trucs pour toi ! Laisse moi tout transformer !
Slide 24 En fait l’enjeu de notre vie c’est ça : prendre les moyens de laisser Dieu vivre tout en nous. En nous souvenant avec Benoit XVI que Slide 25 « il n’enlève rien il donne tout. » Comment c’est possible ? Parce qu’il transforme tout. Il a pris l’enthousiasme de Pierre pour en faire le premier leader de l’Eglise, la vie d’un pauvre polonais pour en faire un pape qui a donné la vie à des millions de gens, la faiblesse de Saint Paul pour en faire une force. C’est la force incroyable de l’amour. Donc prenons les moyens de lui donner toute la place. En gros faut se convertir quoi. Mais pour de bon ! Vraiment ! On prend les moyens !
Slide 26 Alors justement quels moyens on prend pour se convertir. Je vous en donne trois, trois moyens clé. Un, la prière. Parce que c’est la source de tout. Mais on s’y met vraiment par contre. On s’en fout de pas prier une heure au début ! C’est pas le problème. Le problème c’est est-ce que là où j’en suis je prends les moyens d’avancer dans ma relation avec Jésus. Moi je sais qu’il y a eu trois étapes majeures. Le jour où je me suis dit : ok en fait si je veux avancer avec Jésus, faut que je passe du temps avec lui et que je prie. Le jour où j’en ai eu marre de pas avancer et où je me suis engagé à prier vraiment tous les jours. Et le jour où je me suis dit que j’allais tenir mon temps de prière complet tous les jours. Et ça c’est encore la galère… Si je prie déjà 20 minutes tous les jours, si je me mettais à donner 5 minutes de plus tous les jours et à prier tous les jours. Si j’arrive pas encore à prier, eh bien je prends les moyens de prier 5 minutes mais tous les jours. On s’en fout y pas de comparaison ! L’amour n’est pas comptable. Le seul truc qui compte c’est ces 6 derniers mois, qu’est-ce que j’ai fait pour avancer dans ma vie de prière. Et si je me mettais à aller à la messe en semaine ? Et puis l’adoration de temps en temps ? Ou le chapelet dans le métro ? Encore une fois le but n’est pas de tout faire, mais de poser un pas régulièrement, je sais pas moi tous les six mois pour avancer vers Jésus. C’est quand même la première étape pour lui faire de la place.
Slide 27 Deuxième moyen : éradiquer le mal. On a une capacité horrible à s’habituer au péché ! Mais nous là on veut se convertir, faire de la place à Jésus dans nos vies. Et en fait à un moment c’est l’un ou l’autre, ça peut pas être les deux. Si on veut que Jésus puisse nous rejoindre, faut enlever les obstacles. A chaque fois que je vais me confesser, je me dis toujours « cette fois, c’est la dernière fois. Après je recommence plus jamais. » Bon et puis en fait la dernière fois je suis encore retombé… Mais c’est pas grave, parce que le cœur dans tout ça c’est qu’on est accompagné par l’amour infini du Père. Justement, laissons lui plus de place. Parfois on peut vraiment cibler un péché qu’on commet et prendre les moyens de le combattre pour le convertir pour de bon ! Et la prochaine fois qu’on ira se confesser, ça sera la dernière.
Slide 28 Troisième moyen, le plus général : ordonner ma vie. Convertir ce qui a besoin de l’être. Me mettre à vivre de l’amour tout le temps. Devenir chrétien en fait. Je me souviens un jour je sortais de confession, mon petit frère m’a énervé. Et là je me suis dit : mais pourquoi tu ne l’aimerais pas du même amour que Dieu le Père t’aime. T’imagines un peu si tu l’aimais avec la même miséricorde, la même joie quand tu le vois, le même regard bienveillant, la même volonté de faire le bien pour lui ? Ca serait dingue non ! Bon bah y a encore du boulot je vous garantis…
Slide 29 Pour finir, je vous laisse un secret. Le meilleur moyen d’avancer, c’est de combattre le mal par le bien, toujours plus de bien. Je suis grippe-sous, j’arrive pas à me détacher de l’argent ? Je décide de faire un don mensuel à une assoc’ ou une œuvre d'Eglise (coucou le denier du culte) ! Je suis impatient ? Je décide que je ne vais plus jamais couper la parole à quelqu’un. J’ai du mal avec mon petit frère ? Je vais décider de lui rendre service à chaque fois que je peux. Et ainsi de suite. Et c’est comme ça que petit à petit on va laisser de la place à Dieu dans nos vies, qu’on va se convertir pour de bon et qu’on va devenir saints. Pas par nous-mêmes ! Mais en laissant toujours plus de place à Dieu dans nos vies, pour qu’Il aime, pour qu’Il nous transforme. Il a des vies incroyables à nous proposer, qu’il a voulues pour nous de toute éternité ! Il est miséricordieux, il nous relève sans cesse, c’est pas grave de tomber. Mais ça ne sert à rien de se relever si on ne se remet pas à marcher. Le cœur de tout c’est l’amour, et le cœur de l’amour c’est Dieu. Alors plongeons nous dans ce cœur.