Mère Teresa disait : « Nous ne sommes pas dans le monde pour faire du volume, pour gonfler des chiffres. Nous y sommes parce que Dieu nous a choisi pour mener à bien une mission ; une mission qu’il réussira à accomplir, à moins que nous n’y mettions obstacle, car Dieu ne nous forcera pas ! »
Bonne nouvelle : nous ne sommes pas sur Terre par hasard, mais parce que nous y avons été appelé pour une mission spéciale !!! Mais alors, quelle est la volonté de Dieu pour moi ?? c’est plus facile pour certains qui entendent clairement un appel précis. Comme Sainte Mère Teresa à qui Jésus a parlé pendant qu’elle voyageait en train : il lui a demandé de fonder une nouvelle congrégation en Inde, pour s’occuper des plus pauvres, des intouchables. C’est un appel tellement précis qu’Il lui a même décrit comment Il voulait que ses filles soient habillées –un sari blanc avec un liseré bleu ! Mais pour beaucoup de gens (dont vous et moi, je pense), notre vocation n’est pas aussi claire. Mais on ne peut pas attendre de connaître sa vocation pour être saint.
Il faut que nous soyons convaincus que le Seigneur appelle chacun de nous à être saint maintenant, à l’endroit où nous sommes, pas autre part et pas plus tard ! Il nous a placés dans un endroit particulier pour que nous soyons saints dans ce lieu. C’est ce que l’Eglise appelle le devoir d’état.
Saint Pie X définit le devoir d’état par « les obligations particulières que chacun a par suite de son état, de sa condition et de la situation qu’il occupe ».
Etat = état de vie : mariage, sacerdoce, célibat
Condition= condition physique : jeunes, plus vieux, homme, femme
Situation = étudiant, chef d’entreprise, retraités, collégien, moine, clown, bénévole
Exemples bateaux : un mari doit aimer sa femme et ses enfants, un moine doit prier, un étudiant doit étudier.
Notre devoir d’état passe par des choses très simples : ses études, sa famille, sa paroisse ses amis, sa troupe scoute, ses voisins etc.
En se disant que si Dieu nous a placés dans cet endroit, c’est que nous avons quelque chose à y faire.
Quelques pistes (ce ne sont que des exemples ! et le devoir d’état de chacun est différent)
En tant qu’étudiant : bien s’investir dans ses études, et réfléchir avant de prendre d’autres engagements : est-ce qu’ils seront compatibles avec mes études ?
En tant que parents : éduquer ses enfants
En tant qu’amis/membre d’une famille : prendre soin (c’est-à-dire aimer) les gens que Dieu met sur notre chemin. C’est très beau de partir à l’autre bout du monde pour évangéliser ou soigner des petits africains, mais si on n’est pas capable d’aimer sa famille, ou le garçon un peu bizarre de sa promo, est-ce vraiment faire le volonté de Dieu ?
En tant que cheftaine guide : essayer de ne pas préparer à l’arrache mes sorties
En tant que citoyen : aller voter et participer à la vie en société
En tant que paroissien : servir dans sa paroisse
C’est important de discerner nos devoirs d’états et de les prioriser et donc savoir renoncer aussi.
Par exemple : études d’abord (c’est-à-dire réfléchir avant s’engager à faire une nuit d’Adoration la veille de nos partiels).
Pour conclure : une phrase de Hugues Dollié (qui a écrit « comment faire un bon choix ?) Accomplir notre devoir d'état, c'est cela qui plaît au Seigneur plus que tout autre chose [...], et je rajoute « avec amour » = Accomplir notre devoir d’état avec Amour, c'est cela qui plaît au Seigneur plus que tout autre chose.
Avant, je pensais que la Sainteté passait par des choses extraordinaires : entrer au couvent (comme Sainte Thérèse), avoir une apparition (comme Sainte Bernadette), partir chez les plus pauvres (comme Sainte Mère Térésa), tomber gravement malade et souffrir énormément (comme Marthe Robin), distribuer tous mes biens aux pauvres (comme Saint François), ou bien mourir en martyre en refusant de renier Jésus (comme les chrétiens d’Orient).
Et comme je suis complètement incapable de faire tout ça, je m’étais dit que la Sainteté c’était trop difficile et réservée à quelques élites choisis par le Seigneur, que je n’en faisais pas partie, et donc ça me rendait un peu tristounette.
Et puis Jésus m’a fait comprendre que je me trompais complètement, et qu’Il m’appelait (comme chacun de nous d’ailleurs) à la Sainteté et qu’elle était possible !
Je vous parlerais simplement d’une des saintes qui m’a beaucoup touchée : Sainte Thérèse de Lisieux (que j’ai découverte en lisant son livre Histoire d’une âme). Vous me direz, t’exagères, elle est carrément extraordinaire d’être allée voir le Pape à 14 ans pour pouvoir aller au Carmel, et c’est vrai ! Mais en fait, sa vie est d’une simplicité déconcertante : elle a passé 10 ans au Carmel, a vécu comme n’importe quelle religieuse avant de mourir à 24 ans. On dit qu’à sa mort, les autres sœurs de son Carmel ne savaient pas quoi dire sur elle, tellement sa vie a été simple. Et pourtant, elle est devenue Docteur de l’Eglise et sainte Patronne des Missionnaires ! Parce qu’elle a développé la théologie de la petite voie pour accéder au Ciel: c’est-à-dire rechercher la sainteté, non pas dans les grandes actions, mais dans les actes du quotidiens, même les plus insignifiants à condition de les accomplir pour l’amour de Dieu !! Elle disait que « Ramasser une aiguille par amour peut convertir une âme » ou encore « Il est aussi beau de peler des pommes de terre, pour l'amour du Bon Dieu, que de construire des cathédrales ».
Cela m’a permis de comprendre que le Seigneur appelait tout le monde à la sainteté, mais par un chemin différent, et pour tous, cela commence par le devoir d’état. Et donc je me suis dit, non pas que j’allais acheter pleins de pommes de terres pour les peler par amour, mais que j’allais essayer de mettre de Dieu dans tout ce que je faisais, même les choses les plus simples et de le faire par amour. Par exemple à l’hôpital, j’essaie de d’aimer chaque patient et de prendre soin de lui comme si c’était Jésus (c’est facile pour un bébé trop mignon, moins pour un bébé qui braille, un peu plus difficile pour des parents désagréables). A la maison, j’essaie de faire les petites choses qui me coûtent (débarrasser le lave-vaisselle, laver la vaisselle qui traine, etc.) sans râler et avec amour. Si Ste Thérèse épluche des patates et ramasse des aiguilles pour être sainte, ça peut bien marcher pour nous aussi !
Bien sûr je sais bien qu’avec mes pauvres petites forces seules, je n’irais pas très loin, et il me faut confier tout cela au Seigneur et lui demander son aide à chaque instant !!