Préambule : Témoignage. Après expérience spirituelle marquante, comment est-ce que je change dans ma vie concrète ? Finalement pas simple de mettre en place dans notre vie ce que l’on désire, de pas se laisser bouffer et disperser et de laisser notre relation avec Jésus imprégner tout ce que l’on fait.
"Vous êtes dans le monde sans être du monde" Jean 17, 11-19
But de notre relation avec le Christ : développer une relation d’amitié avec Lui. Cette relation d’amitié rayonne sur tout le reste (cf. le deux commandements, « qui sont semblables »).
Qu’est-ce qu’on penserait d’un ami qui est ami un jour sur deux ? Mari fidèle un jour sur deux ?
Le but c’est de se comporter en chrétien en tout temps c’est-à-dire en personne qui AIME (cf. C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres que l’on vous reconnaîtra). Construire la civilisation de l’amour (CF. JP2).
Vrai enjeu à vivre notre relation avec le Christ « entièrement » et donc pleinement. Plus grande la présence au quotidien, plus grande la relation (marche dans les deux sens).
Bref, l’enjeu c’est de vivre pleinement notre foi, c’est la Sainteté.
Peur : on va passer notre vie à prier. Pas du tout !
Être chrétien c’est faire en sorte que toutes les dimensions de notre vie soient prise dans notre foi, et pas que la dimension spirituelle de prière devienne la seule dimension de notre vie.
Conclusion : unifiant.
On est jeune, on a entre 20 et 25 ans, on a envie de changer le monde, de construire dans le réel, de changer la vie des gens ! Et ce désir est bon. Il faut même le cultiver car il est notre moteur de vie.
Mais Il nous faut accepter de renoncer à quelque chose : le monde parfait ne sera pas celui-ci.
Le monde rêvé, où tout le monde sera catho et Saint (parce que c'est le but en fait) ne sera pas celui-ci. Le monde parfait sera celui du ciel. Nous devons nous y résigner.
Cette annonce n'est pas là pour nous décourager mais plutôt pour nous faire réfléchir à ce que nous avons à apporter au monde.
On peut apporter au monde plein de choses : des inventions extraordinaires, des systèmes politiques plus justes, des réformes sociales exceptionnelles, et tout cela sera bon et même souhaitable. Mais ce n'est pas l'essentiel.
Ce que nous avons à donner au monde c'est notre témoignage de Chrétien.
C'est la première mission que le Christ nous a donné c'est par conséquent la plus importante.
Il existe principalement deux façons de témoigner :
Par notre exemple, notre manière d'être et de faire
Par notre parole.
Le deuxième est décisif, mais le premier est la condition de crédibilité du second.
Qui prendra au sérieux celui qui prône la fidélité dans le mariage mais prévient qu’il ne le sera qu’un mois sur deux ? Personne évidemment. La parole engage et doit être cohérente avec nos actes.
Meilleur exemple du monde : Jésus qui dit qu’il n’y a pas de plus bel amour que de donner sa vie pour ses amis et qui va jusqu’à être Crucifié pour eux. Pour nous.
Nous devons donc d'abord apporter au monde notre témoignage de vie. Nous nous devons d'être des exemples, des chrétiens entiers, du matin à 00h00 au soir jusqu’à 00h00.
Vous l'avez compris, l'enjeu de vivre pleinement de notre foi c'est la Sainteté.
Et être chrétien et vivre de la sainteté c’est faire en sorte que toutes les dimensions de notre vie soient prise par cela, et pas que la dimension spirituelle de prière devienne la seule dimension de notre vie.
Le but c’est de se comporter en chrétien en tout temps c’est-à-dire en personne qui AIME (cf. C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres que l’o vous reconnaîtra). Et c’est pour ça que ce que nous avons d’essentiel à apporter au monde c’est notre foi, d’abord et avant tout en agissant pour construire la civilisation de l’amour (CF. JP2).
C’est un chemin qui est exigeant mais qui est à coup sûr le chemin de bonheur absolu.
Alors courage, soyons saints !
L’enjeu de ce topo est et de vous donner envie d'être Saint et de vous en donner les moyens.
(même si c'est un peu ambitieux de faire tout ça en 30min^^)
Nous allons d’abord vous parler de l’unité de vie (I) en se posant la question pourquoi faut-il avoir une vie unifiée (A) et quels sont les grandes pistes à suivre pour demeurer attaché au Christ (B).
Ensuite nous soulèverons des pistes pour rester attaché au Christ une fois dans le monde, et confronté à certaines situations du monde précises.
Image du bateau : On commence par le construire hors de l’eau, c’est là où on le prépare au mieux. Le chantier naval reste après ouvert lorsque le bateau a besoin de revenir au port (SACREMENTS). Mais le bateau, une fois dans l’eau a besoin d’autres moyens pour se diriger (AUTRES PISTES)
Le bateau n’est pas fait pour rester au chantier naval.
Trame général du TOPO
Définition de l’unité de vie
Les pistes pour rester attaché au Christ : les sacrements
Autres pistes dans cas précis : les soirées et la Chasteté à la fac = lieux de témoignage privilégié et donc lieu de combat particulier.
La question du devoir d’Etat = et clés que l’on utilise dans sa gestion du temps
La gestion de son temps = aide à l’unité de vie pour pas se disperser partout.
1. L’unité de vie, qu’est-ce que c’est?
L'unité de vie, la cohérence de vie, c'est ce qui fait de toi un être humain libre, sûr de lui, conscient de ses responsabilités. Ce qui fait que je suis libre : suis moi-même en toutes circonstances (et non avoir plusieurs facettes ou « personnalités » que je déploie et montre ou non selon les circonstances => vie segmentée et fractionnée). Va avec crédibilité (cf. hommes politiques, mais aussi ce qu’on vit au quotidien, catho (témoignage de vie) ou pas cathos (qualités ou engagement de quelqu’un)). « Droit dans ses bottes ». On parle plus par nos actes que par nos paroles : d’où l’unité de vie pour qu’il y ai l’accord entre l’acte et la parole.
Au fond : ce qui fait que je vie pleinement ma vie, suis pleinement moi-même.
« Devenez ce que vous êtes et vous mettrez le feu au monde » Impact énorme autour de nous. Exemple de Jésus (je suis venu allumer un grand feu sur la terre, etc.). Pas fort parce qu’il dit être Dieu, y en a plein les asiles. Fort parce que le dit et le fait (cf paralytique). Impact aussi autour de nous : exemple du Rocher.
Vous revenez des JMJ ave le feu, vous voulez aimer les autres, aider les autres, etc. ? Commencez par devenir vous-mêmes. En effet, c'est en étant une personne unifiée qu'on pourra cheminer vers la sainteté et le Christ.
L’unité de vie au fond c’est simple et reposant. Pas image prise de tête, pénible, désagréable, compliqué. Bien sûr pas facile mais simple. Je suis moi-même.
Finalement, l’unité de vie c’est être pleinement et entièrement moi-même en toutes circonstances (et non avoir plusieurs facettes ou « personnalités » que je déploie et montre ou non selon les circonstances => vie segmentée et fractionnée)
Pour faire unité il faut un unifiant : c’est le Christ. Cf ce qu’on disait avant. Jésus a tout rassemblé, et Dieu le Père s’intéresse à tout.
2. Le choix du Christ
En simple l’unité de vie c’est choisir le Christ en toutes circonstances. Être chrétien engage fortement notre vie concrète dans le monde, et ce de façon assez radicale. Désamorcer image chiante : penser à Saint Paul, à Mère Thérésa, à Jean-Paul II mais aussi à Pier Giorgio Frassati.
Pour parler du choix du Christ, deux versets de la Bible.
« Choisis donc la vie ! » Deutéronome. Dieu parle aux Hébreux des choix que l’on doit faire à peu près tout le temps et de ce que lui propose et finit là-dessus avec emphase. Choisir Dieu c’est choisir de vivre, vivre vraiment. Question qui peut nous aider : est-ce que je choisis la vie ? Est-ce que je choisis de vivre ?
« Ce n’est plus moi qui vit c’est le Christ qui vit en moi » Saint Paul. Phrase qui peut faire peur, mais illustre très bien ce dont on parle. Bien clair : Saint Paul est pas zombifié. Mais vit une unité, une communion super forte avec le Christ. Tout ce qu’il fait / vit / éprouve c’est avec le Christ. Encore une fois pas chiant : Jésus est une personne ! Il le vit avec son Meilleur Ami. Très fort. Comparaison avec mariage.
Ce qui unifie notre vie en tant que chrétien c’est notre relation au Christ.
La vie est semée de choix plus ou moins décisif. Choisir de suivre le Christ est le choix qui marquera toute votre vie, qui la transformera. Ne soyons donc pas tiède car Dieu les vomit. Suivre le Christ est une aventure ! "Reconnaissez, dans votre coeur, le Seigneur c’est-à-dire le Christ comme le Saint; si l’on vous demande de justifier votre espérance, soyez toujours prêts à la défendre" (1 Pierre 3:15)
3. Conséquence concrète : La liberté
Reviens sur ce qu’on a déjà un peu évoqué.
Def de la liberté : capacité à faire ce que je désire, à répondre à mon désir profond, en toutes circonstances.
En unifiant nos vies, nous devenons libres. Libres d’être nous-mêmes en toutes circonstances ! Au sport, à l’école, à la fac, en soirée, bref, fini les jeux de rôles à s’y perdre nous-mêmes! Liberté précieuse, reposante, on peut être qui l’on est avec les autres, on peut écouter nos désirs et y répondre.
>>On sait ce que l’on veut, et qui on est. En revenant à l'essentiel, tu fais de la place pour écouter tes grands désirs. Tu développes tes qualités et talents pour en faire bénéficier les autres.
>>On cesse de la compartimenter : on laisse le Christ mettre sa lumière dans tous les recoins de notre vie. Le Christ n’est pas là pour les 5 minutes de prières le soir!!
Témoignages respectifs sur ce qu’est notre vie avant et après unification.
Relation aux autres: tu ne pas construire une relation avec quelqu'un, si tu as 1000 visages. (Exemple: “Je veux bien croire quand les cathos de la messe du dimanche soir arrêteront de se mettre une énorme mine le soir précédent.”)
Mot sur le témoignage. On témoigne d’abord par ses actes. Rendus crédibles par ses actes (gens qui se convertissent parce que martyr, parce que les chrétiens vivent et dégagent quelque chose de particulier…). Et rend possible de parler parce que crédible et pose question.
1. Pourquoi choisir le Christ?
Parce qu’Il m’aime et que j’apprends à l’aimer en retour.
"Jésus posa son regard sur lui et l'aima" (Mc 10, 21). Sans l'amour du Christ, nous n'aurons ni la force ni le discernement pour parvenir à cette liberté que donne une vie unifiée, cohérente.
"Je suis la vigne, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruit ; hors de moi, vous ne pouvez rien faire." (Jean 15, 5) Jésus est celui qui a exercé sa liberté jusqu'à l'extrême: le sacrifice de la Croix. Il est un modèle de liberté. Mettons-nous à son école. C'est vrai que c'est un saut dans le vide, un choix radical. On fait confiance à ceux qui nous ont précédés et on formé l'Eglise avant nous. Avec l'exemple rayonnant des saints.
2. Comment concrètement, au quotidien, suivre le Christ?
Ça passe d’abord par passer du temps avec Lui, et par avoir un cadre ressourçant sur lequel on peut s’appuyer. Ca ça passe par trois choses.
1) la prière: respiration de l'âme. Coeur à coeur avec Dieu. Se mettre en présence de Dieu. Etre disponible, à l'écoute. Lui remettre sa vie: l'acte de foi. Louange, oraison, adoration…
2) les sacrements : renouveller son alliance avec lui dans la confession. Etre restaurer, reprendre des forces dans l'eucharistie.
3) L'adoration en particulier (surtout si on est appelé dans la communauté)
4) Avoir des frères. Pas rester seul. Trouver un lieu qui convient, qui nourrit, qui ressource et s’y attacher. Exemple : ce GP. S’enraciner. Des frères que l'on sert aussi, parce qu'en se donnant on s'unifie.
Ça c’est la base, le point de départ pour ensuite aller voir dehors, plus loin. Ensuite suivre le Christ au quotidien ça veut dire aimer. Vivre la charité. La compassion. La miséricorde. Le pardon. Le service…
"Je me rappelle le bel exemple du bienheureux Pier Giorgio Frassati. Il disait : « Jésus me rend visite tous les matins dans la Sainte Communion. Moi, je la lui rends, aussi misérablement que je peux, en visitant les pauvres ». Le jeune Pier Giorgio avait compris ce que signifie avoir un cœur miséricordieux, sensible aux plus nécessiteux. Il leur donnait bien plus que des choses matérielles ; il se donnait lui-même, passait du temps avec eux, il leur parlait, les écoutait attentivement. Il servait les pauvres avec une grande discrétion, ne se mettant jamais en avant. Il vivait vraiment l’Évangile qui dit : « Quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône soit secrète » (Mt 6, 3-4). Figurez-vous que la veille de sa mort, gravement malade, il continuait encore à donner des indications sur la façon d’aider ses amis, les indigents. A ses funérailles, les membres de sa famille et ses amis furent stupéfaits par la présence d’un grand nombre de pauvres, de personnes que Pier Giorgio avait accompagnées et aidées, et dont ils ignoraient l’existence." (lettre de François aux jeunes pour les JMJ 2016)
Toutes ces clés d’attachement au Christ sont des points de repères, des endroits solide sur lesquels on peut s’appuyer pour construire notre vie à la fac, dans notre famille, etc.
Illustration sur plusieurs aspects.
3. Unité de vie dans notre lieu d’étude : l’exemple de la Chasteté
Quelque chose qui concerne notre vie quotidienne, au boulot, en école, avec les amis… La chasteté.
La chasteté, c’est le respect de soi-même et le respect des autres. Je considère l'autre comme libre, je ne cherche pas à le posséder, à l'enfermer mon regard, mes gestes...
Définition : « Il faut toujours considérer l’autre comme une fin et jamais comme un moyen » (Kant)
Contraire : objectisation. Chercher à posséder l’autre.
Souvent on pense à tout ce qui est sexualité. Vrai bien sûr mais beaucoup plus large que cela. Effectivement, plus largement, ça touche à l’enjeu du chope et de la sexualité.... mais cela passe dans les petits éléments ! Passe par le regard (coucou les mecs) posé sur l’autre. Mais aussi : chercher à posséder les secrets de l’autre. Utiliser l’autre pour se faire mieux voir. La manière dont on parle d'elle ou de lui. Etc… Le manque de chasteté, c'est quand on rend l'autre objet de ses désirs, quand on touche et déforme son image selon nos intérêts, quand on atteint sa liberté.
Chasteté : gros enjeu pour apprendre à aimer l’autre comme une personne.
4. Les soirées
Aurais aussi pu parler des soirées, qui elles non plus ne sont pas une parenthèse par rapport au reste de notre vie, ne sont pas coupées du reste de notre vie et que donc on est appelés à vivre vraiment et pleinement, mais en vivre selon nous-mêmes et ce que nous désirons. Gueule de bois : montre que pas parenthèse, pas compartimentation. Bref, plutôt que de parler des soirées, je voudrais vous parler de l’argent.
La soirée fait pleinement partie de notre vie, il est bon de l’y intégrer ! Nous avons besoin de nous détendre, de passer du temps avec nos amis, de faire des rencontres, d'apprécier de bons produits de la terre... Tout cela est bon. (On n’est pas là pour vous dire n’allez pas en soirée, boire c’est mal, etc, ça on s’en fout, c’est vous qui discerner !)
Conséquence: La soirée n'est pas une parenthèse. Ce qui se passe en boite ne reste pas ds la boite. L'unité de vie, la fidélité à nos engagements, c'est là avec nous aussi.
Ex: théorie de la « Soirée-vie »: le fait de dire, "ouuuais j’suis au boout de ma vie". Pas d’avant ni d’après, je fonce sans réfléchir un seul instant aux conséquences pr moi, et (plus grave) pr les autres.
Ne pas tomber dans le syndrome de la compartimentation de nos vies.
Prendre conscience qu’on est influencé et influençable. Connaissant mes faiblesses, je vais à ma soirée fort et sûr de qui je suis. "C’est quand je suis faible que je suis fort" St Paul
Ca va être difficile ! Dans la Bible, on nous dit : Aussi trouvent-ils étrange que vous ne vous précipitiez pas avec eux dans le même débordement de débauche, et ils vous calomnient. (1 Pierre 4, 4)
5. L’argent
Question délicate dans notre vie. On est privilégiés, qu’est-ce qu’on fait de notre argent ? On parlait de compassion, ça passe pas d’abord par ça mais ça passe aussi par ça. Comment est-ce que je vis la gestion de mes biens avec le Christ et en Christ ? Ouvre mon cœur à la souffrance de l’autre ?
Importance d’oser, pas se laisser bloquer et capturer.
Exemple de la dîme.
Pour terminer, parler de quelque chose qui aide beaucoup à équilibrer sa vie, à faire des choix, à l’unifier. Pas magique, mais vraiment à utiliser ! Surtout pour décisions. C’est le devoir d’état.
Histoire : Salomon, Roi d’Israël, fait un jour un rêve où Dieu lui demande ce qui souhaite comme don. Salomon répond « Donne à ton serviteur un cœur capable d’écouter, un cœur attentif, pour qu’il sache discerner le bien et le mal. ». et on sait que le règne de Salomon a été le plus juste, le plus lumineux, c’était l’apogée du peuple d’Israël ! Ce que je cherche à montrer ici, c’est que le Seigneur nous place dans un lieu de vie particulier, afin que l’on puisse grandir en sainteté à cet endroit, et qu’il va nous accompagner dans cette mission, afin de devenir Saint, d’apprendre à aimer ! Ces lieux de vie sont ce qu’on appelle communément « Devoirs d’Etat ».
Mais qu’est-ce qu’un DE ? C’est « l’ensemble des obligations qui découlent d’un état de vie, d’une profession, d’une charge. » Par exemple, si je suis étudiant, mon devoir d’état est de bien faire mes études. Mon premier état, c’est d’être fils ou fille de mes parents, membre d’une fratrie et d’agir en conséquence ! Si je suis marié, mon devoir d’état est de faire passer ma femme ou mon mari en priorité.
Pourquoi important ici ?
Parce que on vit avec Jésus dans notre quotidien. C’est dans ce que je vis que j’apprends à vivre avec Jésus et que j’apprends à aimer (pareil). C’est dans mon lieu de vie actuel que le Seigneur m'attend pour grandir en Sainteté, dans le monde ! Notre DE est incarné, il correspond à notre chemin terrestre, à une certaine progression que le Seigneur nous livre pour nous rapprocher de Lui. Pas de déracinement. Aide à voir où suis appelé.
Aide à équilibrer vie, faire choix, vie libre… Bref aide à prioriser. Je le fais passer avant tt le reste, du coup, je m’organise ! Vie équilibrée, mais aussi vie libre !
Le DE apprend la liberté car c’est là où on expérimente le « Tout choix est un renoncement. » C’est difficile, demande de l’entrainement. Tout ça, pour enfin, avoir la liberté de choisir, d’être soi-même, càd de se préparer à recevoir nos futurs DE, nos vocations !! Si j’ai appris ce qu’il me coûte de bien gérer mes études, combien cet apprentissage me sera précieux pour mon futur boulot, comme pour s’occuper de ma future famille, ou de la communauté dans laquelle je serai religieuse.
Suivre le Christ ce n’est pas croire ou pas, c’est le suivre en actes. Lettre de St Jean.
--> Discerner quels sont nos DE : Etudiants, famille, chrétien, civique (chrétiens ds la société),
Les 5 piliers + Pistes:
1. Devoirs personnels de chrétiens
- Quelle importance ai-je attaché à ma vie chrétienne, au milieu de toutes mes occupations ? A-t-elle la première place ? Y a-t-il dans ma vie une cohérence entre ma foi et mes œuvres ?
- N’ai-je pas refusé par souci de ma tranquillité ou par égoïsme de m’engager dans un mouvement d’Église ?
2. Devoirs familiaux
- Ai-je vraiment aimé mes parents, en évitant d’augmenter leurs difficultés, en leur apportant mon concours, en leur manifestant mon affection ?
- Suis-je fidèle à l’amour promis le jour du mariage ? Ai-je cherché à développer cet amour, à me donner sans réserve et à me sacrifier ?
3. Devoirs envers le prochain
- Est-ce que j’aime le prochain d’un amour vrai et efficace ?
- La misère, les souffrances des autres sont-elles pour moi une préoccupation ? Ai-je fait mon possible pour les soulager ?
4. Devoirs professionnels
- Ai-je conscience des responsabilités qu’engage ma situation, mon rôle ?
- Quelle est mon attitude vis à vis de ceux qui travaillent avec moi ? N’ai-je pas tendance à me décharger sur les autres de ma tâche ? Est-ce que je sais les aider, les soutenir, entretenir avec eux des relations de bonne camaraderie ?
5. Devoirs civiques
- Ai-je le souci de tenir ma place dans la vie de la cité ou de la nation pour lui donner une meilleure orientation ? Ai-je su accepter les charges municipales ou autres en les envisageant comme un service ?
- Ai-je choisi mes représentants en fonction de leur aptitude à promouvoir le bien commun et la loi divine plutôt qu’en fonction de leur aptitude à défendre mes intérêts ?
Outil de discernement notamment quand conflit entre plusieurs choses.
Qui a l’impression de ne pas assez dormir ? Cela illustre à merveille le fait que nous avons du mal à gérer notre temps. Nous faisons tous ce constat que bien souvent on planifie 2 choses en même temps et on s’en aperçoit la veille et il faut poser un lapin à qqn. Pour beaucoup on est complètement dépassé par les évènements, on subit un peu notre agenda. Et on prend alors sur notre temps de sommeil.
La vie est une longue guerre entre le sommeil et les autres choses. Et les autres choses gagnent souvent. Nous avons alors l’impression que le fait de dormir moins va nous aider à résoudre tous les problèmes que nous nous sommes créés. Puis on finit par s’apercevoir qu’on s’énerve plus facilement, on est moins attentifs aux autres, on oublie d’autres choses, et notre problème principal devient notre manque de sommeil. Ex : Ami qui m’a dit qu’il avait entendu une intention de messe qui était : « Pour que les jeunes arrivent à dormir la nuit. »
Problème de mauvaise gestion temps : on morcelle notre vie.
Il y a deux généralement deux types de personnes :
Ceux qui se surchargent de boulot (je dis oui à tout)
Et ceux qui, ayant peur de cela, ne prenne aucune responsabilité (je dis non à tout)
Il faut savoir qu’on a tous généralement une fâcheuse tendance à dire oui à tout ce qui nous plait, et qui ne sont pas forcément mauvais en soit !
Ce n’est pas parce que quelque chose est sympa et bon qu’il faut forcément le faire ! Parce qu’il y a beaucoup trop de trucs comme ça ! Nous devons faire l’expérience de la renonciation.
Mais en fait, avoir 15 000 obligations, ça devient pas gérable, et c’est là que c’est mauvais. Se surcharger: ingérable, mauvais, tout faire superficiellement. « Hyperactivité » !
De même pour la deuxième tendance : on a un devoir de participer à la vie de la cité, d’en être acteur ! CEC « le devoir des citoyens est de travailler avec les pouvoirs civils à l’édification de la société dans un esprit de vérité, de justice, de solidarité et de liberté ».
Sans engagement : pas de part à la vie de la cité. Hors nous avons le devoir d'être acteur. « Hypoactivité » spirituelle, physique, intellectuelle...
- 1er enjeu : on risque la mort spirituelle et je ne mâche pas mes mots ! Plus de temps pour rien, et donc surtout pas pour prier !
Mort spirituelle = vivre superficiellement tout ce qu’on fait, passer à la surface de soit même.
- 2eme enjeu : on risque de subir sa vie.
Si on gère mal son temps, tout ce qu’on fait on ne le fait pas à fond. (« Si tu es trop pressé, tu es déjà mort » Proverbe marocain) Or, quand on prend un engagement, on est appelé à le faire à 100% ! Ne pas perdre le fil de sa vie, en devenir acteur ! On est appelé à vivre à 100%, pas à vivoter ! (Bx Pier Giorgio Frassati ) Pour ne pas subir sa vie : avoir un rythme de vie équilibré, de savoir jongler entre tps de sommeil, de boulot, de loisir, de prière, ect. De l'importance de l'équilibre de vie! Ne pas négliger une part de nous-mêmes.
Exemple de l’Emmanuel : engagement complet et super unificateur pour moi.
« Là où est ton trésor là aussi sera ton cœur. »
1ère solution : « Assis-toi et Calcule » dit la Bible (Luc 14,28) . Avoir un agenda : il faut s’organiser, sans être fasciste non plus (laissez une petite place pour l’imprévu que le Seigneur peut vous envoyer haha ;) ) ! De façon générale : s’organiser et se faire un planning. Ca marche aussi pour la prière ! Sinon elle passe à la trappe. Evite de tout faire dans l’urgence, aide à voir les priorités. Se poser la question de combien de temps je consacre à … (pour mon asso, pour mes cours, pour écrire le topo…) Sinon on passe notre vie à travailler ds l’urgence et on a de mauvaises surprises (#partiels). Permet d’éviter la procrastination et de perdre du temps ! Permet aussi de se ménager des temps libres.
2ème solution : Savoir dire non. Se poser des questions avant de prendre un engagement, avant de poser un choix ; Est-ce que j’en ai envie ? Est-ce que j’ai les moyens de le faire ? Est-ce que je suis libre de dire oui ou non ? Si non, je vous interdis de dire oui, vs êtes pas libre. Bien sûr que c’est exigeant ! Mais la Sainteté est exigeante, les gars ! Et plu simplement, en fait, sinon, vous allez mourir!
3ème solution : Discerner ce qui est urgent et important. Permet de faire tout de suite ce qui est urgent et important. Pour le reste, fait le tri. Souvent on donne l’avantage à l’urgence et on subit.
Il y a des choses urgentes et importantes à traiter en premier,
Des choses urgentes et pas importantes,
Des choses non-urgentes et pas importantes
Des choses non-urgentes mais importantes.
Ex : la prière. Il n’est jamais urgent de prier. Mais en fait, c’est le socle de notre vie, sinon on meurt spirituellement, on écoute plus la volonté de Dieu, on se recentre sur son p’tit nombril, on n’aime plus ! Catastrophique.
Importance de s’organiser, car si on subit notre vie, on va subir la loi de l’urgent, et on va squeezer l’important.
Il est toutefois important de ne pas faire que des trucs catho, car le risque est de ne plus être que dans notre groupe de potes catho bien à l’abris, et de ne plus être du monde.
a) Au final, les dispersions détruisent l’unité de vie. Nous subissons plus que vivons notre vie. Le risque est de se rendre esclave et de rendre l'autre esclave par une attitude qui n'est pas ajustée aux choix qu'on a posé.
b) L'unité de vie nous rend libre vis-à-vis de nous même et des autres. L'unité de vie ré-ajuste nos relations.
c) Et la relation première, celle qui nous permet vraiment d'obtenir la bonne attitude envers nous-même et les autres, c'est celle que l'on entretient avec le Christ.
Enfin ce qui est important derrière tout ça c’est de vivre pleinement notre vie et notre vie avec Dieu. De ne pas faire de demi mesure. D’être ambitieux. De se sortir des petits plans (formule de la pêche en aquarium). Cf. le pape François. Dieu prend toute notre vie, c’est l’ambition qu’il faut avoir.
Quels sont mes désirs grands et profonds pour ma vie?
Comment je les mets sous le regard du Christ?
Est-ce que j'intègre le Seigneur dans mon quotidien, est-ce que je le laisse agir?
Quels sont les moyens/résolutions à mettre en place pour laisser une plus grande place au Seigneur? Quels objectifs je me fixe?
-Où est-ce que j’ai besoin de progresser dans mon unité de vie ? Dans la gestion de mon temps ? Dans le respect de mon devoir d’état ?