Sur le sexe avant le mariage : L’union charnelle ne peut être que l’incarnation de l’amour fidèle, libre, total et fécond, celui du mariage. Une vie sexuelle dissolue ne prépare pas à l’indissolubilité, la fidélité et l’ouverture à la vie. Il y a acceptation implicite de relations sexuelles hors mariage. On installe une habitude de recherche du plaisir pour lui-même ce qui cultive certains vices : une telle relation n’est pas chaste (respect de la liberté et de son expression) alors que cette vertu est indispensable. Elle n’aide pas au discernement objectif avant le mariage. La cohabitation augmente spectaculairement les chances de divorce.
La contraception : L’ouverture aux enfants fait partie des promesses, on ne peut la violer. De plus on porte atteinte aux autres promesses : liberté (encourage la sexualité assouvissement du désir et la soumission à celui-ci), intégralité (je ne reçois pas ta fertilité), fidélité (pas fidèle aux promesses du mariage, l’union charnelle devient l’exact opposé de ce qu’elle devrait être).
Les objections. La relation sexuelle n’a pas à être ancrée dans les promesses du mariage : dans ce cas on peut faire ce qu’on veut, relations hors mariage, etc… On peut changer ce point seulement. Dans ce cas on se fait nous-mêmes auteurs du mariage à la place de Dieu et on peut aussi supprimer le reste. Cela n’a pas à être systématique. Le oui devient un oui mais, l’engagement n’est plus total. Quelle différence avec la méthode naturelle ? Quelle différence entre avortement et fausse couche, suicide et mort naturelle ? Le choix. On peut être non procréatif mais pas anti-procréatif. Ce n’est pas dans la Bible. Pas plus que l’interdiction de couper le bras du voisin. Par contre on commande d’aimer. Cela a permis la libération des femmes. Au contraire on encourage les hommes à les considérer comme des objets. Cela a permis l’égalité des sexes. On a privé les femmes de ce qu’elles ont de plus grand : leur fertilité. On se prive de la joie du sexe. Le sexe n’est vécu pleinement dans la joie que s’il est vécu authentiquement.
La Bible commence par un mariage et s’achève sur des noces. C’est une histoire de mariage. Dieu ne cesse de prendre l’image de l’époux et de l’épouse, des noces, des fiançailles pour décrire sa relation avec son peuple puis son Eglise. Dans ce cadre, la relation sexuelle comme paradigme du don d’amour est une image de l’amour Trinitaire. C’est aussi l’image de l’amour de Dieu pour l’humanité. Elle a donc « une très grande portée » (Eph 5;31-32)
La relation sexuelle est destinée à exprimer l’amour total, libre, fidèle et fécond de Dieu. Le mariage. Elle est censée être l’expression et l’incarnation (au sens premier aussi) de la promesse des époux.
Pourtant les drames, la violence qui entourent parfois (souvent) la sexualité semblent bien éloigner de ce dessin originel. Quel est-il ? D’abord, l’homme est fondamentalement fait pour l’amour et l’amour de Dieu, en Dieu. Puis Dieu crée la femme et l’évidence s’impose : ils sont faits l’un pour l’autre. Ils sont faits pour s’aimer comme Dieu aime, y compris (et a fortiori) avec leur corps. Arrive alors le péché et Satan qui essaye de vendre quelque chose que l’homme et la femme possèdent déjà : être comme des dieux. Après avoir pris du fruit de l’arbre, Adam et Eve meurent spirituellement : ils ont honte de leur corps et le cachent, alors qu’il est le lieu privilégié de l’expression ultime de l’amour, image du divin. C’est une véritable fracture. La complémentarité des sexes devient la discorde entre les sexes. Dans sa relation à l’amour, chacun des sexes a été gravement distordu, l’homme plutôt dans son penchant physique, la femme plutôt dans son penchant émotionnel. L’amour n’est plus tourné vers l’autre mais vers soi. Le Christ vient alors guérir notre humanité blessé et c’est en nous associant à lui que nous redevenons capables d’aimer.
Spontanément, nous n’aimons pas que l’on nous dise ce que nous devons faire. C’est une des conséquences du péché originel via l’orgueil. Nous avons une mauvaise compréhension de la liberté : être libre n’est pas faire ce que l’on veut, mais faire le bien, ou ce que nous voulons profondément.
1/Qui détermine ce que l’Eglise enseigne officiellement ? Le Magistère, c’est-à-dire le pape et les évêques qui sans revendiquer ce rôle en reçoivent la charge par l’ordination.
2/D’où vient cette idée de « Magistère » ? Mt 16;13-20 - Jn16;13 - Lc10;16 - 1Th2;13 - CEC n°889
3/L’Eglise croit donc qu’elle connait la vérité ? Oui. Soit l’Eglise est d’une arrogance insoutenable… Soit elle détient vraiment la vérité et c’est une incroyable bénédiction. Il y a un choix radical à faire de ce point de vue que l’on ne peut éviter. Et Jésus nous montre clairement la seconde. Il serait au contraire arrogant que nous savons mieux ce qui est bon que l’Eglise de Dieu !
4/Comment après tant d’erreurs (Galilée, les Croisades,…) l’Eglise peut-elle penser qu’elle enseigne sans erreur ? L’infaillibilité de l’Eglise s’applique aux questions de foi et de mœurs. Comme elle est faite de pécheurs elle peut commettre des fautes dans d’autres domaines et le reconnait. Mais elle ne se trompe jamais sur ces questions, Dieu lui-même l’a promis.
5/L’infaillibilité n’est-elle pas l’apanage de quelques rares déclarations pontificales ? L’infaillibilité peut être exercée de manière extraordinaire par le pape et de manière ordinaire lorsque le Magistère considère qu’un point doctrinal de foi ou de mœurs est établi de manière définitive (CEC n°2051)
6/L’Eglise devrait se débarrasser de sa hiérarchie pour être plus démocratique. L’Eglise peut certes s’ouvrir au dialogue pour comprendre le pourquoi, le comment, mais certainement pas pour discuter du contenu de son enseignement. On ne change pas la vérité.
7/En tant que catholique, ne suis-je pas autorisé à remettre en question les enseignements de l’Eglise ? Il est tout à fait légitime et même nécessaire de se poser des tas de questions sur absolument tout. De remettre en doute. Mais si je crois que l’Eglise est vraiment ce qu’elle prétend être, alors la réflexion me conduire nécessairement à adhérer à tout ce qu’elle enseigne.
8/La morale n’est-elle pas l’affaire de ma conscience personnelle ? Tout le monde dit bien sûr suivre sa conscience. Mais la conscience doit elle-même se conformer à la vérité. Elle est l’outil qui découvre les lois morales, pas celui qui les crée.
9/Il faut que l’Eglise arrête de juger les gens et d’imposer son enseignement à tout le monde ! Nous devrions tous être libres de faire nos propres choix. L’Eglise n’impose rien mais propose. De plus elle ne juge pas les personnes mais les actes.
10/Pourquoi pense-t-on si souvent que l’Eglise voit le sexe d’un mauvais œil ? Jusqu’à récemment, l’Eglise ne s’est que peu exprimé sur ce sujet et presque exclusivement de manière juridique. En effet elle n’avait pas besoin d’aller plus loin. De plus une mauvaise compréhension de la valeur du célibat consacré et de la grande fermeté de l’Eglise en matière de morale sexuelle ont contribué à répandre l’idée selon laquelle « l’Eglise voit le sexe d’un mauvais œil ». Au contraire si la valeur du célibat et la fermeté de l’Eglise sont dus à l’inestimable grandeur de la relation sexuelle.
11/L’Eglise devrait s’en tenir à la religion. Mais justement, la sexualité est un acte sacré ! Et puis la religion embrase tous les aspects de la vie.
12/Je trouve assez ironique que de vieux célibataires cherchent à imposer une morale sexuelle aux autres. Qu’en savent-ils ? Un, ils n’imposent rien mais proposent. Deux, le message n’est pas le leur mais celui de Dieu qu’ils ne font que transmettre. Trois, le célibat apporte en sus de tout ceci une force de compréhension étonnante.
13/Pourquoi l’Eglise est-elle à ce point obsédée par le sexe ? Parce que comme nous l’avons déjà dit la sexualité est quelque chose d’absolument central dans la vie de l’homme. Elle l’est aussi pour la société. Si la sexualité est bien vécue on en tire de nombreux fruits. Si elle est vécue dans la luxure… C’est une boite de Pandore.
1/Qu’est-ce au juste que le mariage pour l’Eglise catholique ? En voici les caractéristiques. Communauté intime de vie et d’amour : Le mariage est la forme d’amitié la plus intime, si bien que les époux deviennent « un ». Exclusive : parce qu’elle est don total. Indissoluble : car l’engagement est définitif, ce qui rend le divorce impossible. Formée par l’homme et la femme : La complémentarité et l’altérité des sexes est le centre du mariage. Fondée par le Créateur : C’est ce qu’Il a voulu en nous créant. Ordonnée au bien même des conjoints : (Gn2;18) le mariage vise en dernière finalité à la sainteté des époux. Ainsi qu’à la génération et à l’éducation des enfants : Ces derniers ne sont pas un ajout, mais un jaillissement du cœur, de l’essence même du mariage. Alliance : le mariage est plus qu’un contrat : c’est une alliance sacrée, à l’image de celle de Dieu avec son peuple. Dignité de sacrement : en tant que signe de l’union du Christ et de l’Eglise et que canal de la grâce.
2/Qu’est-ce qui fait du mariage un sacrement ? Le sacrement est un signe incarné de la grâce divine, une union du temporel et de l’atemporel, du divin et de l’humain. Le mariage et l’union des époux correspondent exactement à cette description, lorsqu’il est vécu comme baptisés.
3/La position de l’Eglise sur le mariage ne laisse aucune échappatoire aux femmes enfermées dans des relations violentes. La séparation des époux peut être nécessaire et acceptable dans certaines situations, mais ne met en aucun cas un terme au mariage.
4/Si l’Eglise croit que le sacrement jusqu’à la mort, pourquoi y a-t-il autant de demandes de nullité de mariage ? Lorsque l’Eglise déclare nul un mariage, elle ne le dissous pas : elle dit qu’il n’a jamais existé de mariage valide. S’il y en a tant, c’est entre autre parce que les personnes s’éloignent de plus en plus de l’Eglise (vice de forme) et que la culture ambiante compromet la capacité à se marier.
5/Qu’est-ce qui fait qu’un mariage est valide ? Il faut : 1) ne pas avoir d’empêchement à se marier (impuissance, vœux, consanguinité, âge, …), 2) suivre la forme correcte du sacrement, 3) avoir la capacité d’échanger des consentements et le faire librement et sans condition, 4) consentir à ce que l’Eglise entend par mariage (fidélité, indissolubilité, ouverture à la fécondité).
6/Que signifie ne pas donner son consentement ? C’est poser un acte de volonté d’opposition concrète à l’une des promesses : fidélité, indissolubilité, ouverture à la fécondité.
7/Et si les époux pensent qu’ils ne feront pas de bons parents ? Ce n’est pas une question de « laisser » se marier. Un tel couple ne veut pas se marier.
8/Et si un couple ne peut pas avoir d’enfants ? Le mariage est valide, car l’union charnelle est possible et sa non-fécondité est indépendante de la volonté des époux.
9/Et le cas de l’impuissance ? Il n’y a pas que le sexe dans le mariage, mais il est absolument central. L’étreinte conjugale est le ciment du mariage. C’est sa spécificité, ce qui le distingue fondamentalement. Sans celui-ci, le mariage perd tout sens, il n’est plus.
10/Le mariage est une union aussi bien spirituelle que charnelle. Qu’est-ce que cela fait si on ne peut pas avoir d’union charnelle ? Il y a effectivement deux pendants, mais on ne peut se passer d’aucun. En effet l’homme est lui-même union des deux et l’on ne peut séparer l’âme et le corps.
11/Comment l’Eglise peut-elle dire que le mariage de mes parents n’a pas existé ? Est-ce que cela fait de moi un enfant illégitime ? Juridiquement parlant, les enfants demeurent bien sûr légitimes. Devant Dieu, nous sommes tous ses enfants, donc on peut oublier ce terme. Simplement quelque chose a empêché les parents de contracter un mariage valide.
12/Pourquoi l’Eglise demande-t-elle aussi aux protestants par la procédure de demande de reconnaissance de nullité ? L’Eglise reconnait comme a priori valides les mariages des non-catholiques puisque ceux-ci ne sont pas contraints d’observer la forme catholique du mariage. Elle reconnait même comme sacramentel le mariage de deux protestants baptisés.
13/Pourquoi l’Eglise ne reconnait-elle pas tout simplement que certains mariages ne marchent pas ? L’Eglise le reconnait tout à fait ! Elle encourage même la « séparation de corps » dans les cas extrêmes. Mais cela est très différent du divorce, car le mariage image de l’amour de Dieu pour l’homme ne saurait en aucune façon être amoindri. Cela semble impossible… Mais avec Dieu rien n’est impossible !
14/Jésus n’a-t-il pas dit que le divorce était acceptable en cas d’adultère ? Jésus ne parle pas d’adultère dans cette occasion mais de mariages qui n’étaient pas valides car contractés dans des situations de consanguinité.
15/Pourquoi l’Eglise refuse-t-elle l’accès aux sacrements aux divorcés remariés ? L’Eglise doit réussir à montrer l’amour du Christ pour tous, mais aussi encourager ses membres à le vivre. Or celui qui se remarie (civilement) vit de fait en situation d’adultère, ce qui contredit le mariage don total, image de l’Eucharistie don total et fidèle de Dieu à l’homme… Et de l’homme à Dieu. Cela ne signifie pas qu’il faille être parfait, mais au moins qu’il nous faut faire tout notre possible pour vivre selon sa volonté en résistant à ce qui s’y oppose.
16/ « Femmes soyez soumises à vos maris » Replaçons les choses dans leur contexte (Eph5;21-33). Le passage commence par l’invitation à ce que mari et femme soient soumis l’un à l’autre. De plus, Saint Paul invite les maris à « [aimer leur femme] comme le Christ a aimé l’Eglise : il s’est livré pour elle. » Autrement dit le mari se tourne vers sa femme dans un don d’amour total, jusqu’à lui donner sa vie. En conclusion, être soumis… c’est se laisser aimer.
17/Pourquoi n’y a-t-il pas de mariage après la Résurrection ? Parce que le mariage n’est qu’un « signe vers », un avant-goût. Lorsque l’on est arrivé à destination ou que l’on goute pour de bon on n’a plus besoin de ce qui précède. Nous serons ensemble en communion intime et avant tout avec Dieu ! Bien sûr nous serons tout de même avec notre femme ou notre mari s’il est aussi au paradis !
Comprenons bien que les commandements de la morale ne sont pas une manière minimaliste de suivre le Christ. Ils sont la limite inférieure en deçà de laquelle on ne peut tomber sans s’endommager soi-même et s’éloigner de la joie, de l’authentique épanouissement.
1/Qu’est-ce que la chasteté ? La chasteté n’est pas un non au « sexe illicite ». C’est un oui à une authentique sexualité. La chasteté est une vertu positive. « Elle nous libère de notre tendance à utiliser les autres pour notre satisfaction personnelle et nous permet de les aimer comme le Christ nous aime. »
2/Pourquoi deux adultes consentants qui s’aiment ne pourraient-ils pas avoir de relations sexuelles ? Quelle différence cela fait-il d’avoir un certificat de mariage ? La question n’est pas en sont-ils capables, mais plutôt est-ce bon pour eux ? L’amour « n’arrive » pas. Ce n’est pas un sentiment ou une attirance, mais une décision, même si les deux premiers éléments sont importants. L’union charnelle est l’expression de l’amour total, libre, fidèle et fécond. Tout le reste n’est qu’une piètre contrefaçon de ce que notre cœur désire vraiment. L’amour ne peut être vécu qu’en vérité. Il faut donc que le langage du corps soit l’expression de ce qui est vraiment : un mariage. Dans cette optique avoir des relations sexuelles avant le mariage est carrément impensable. Par ailleurs, le simple fait d’être déjà marié ne rend pas les choses automatiques. Il doit être vécu dans le prolongement des promesses du mariage. Ainsi il est plus cohérent de parler de sexe non conjugal et de sexe conjugal. Pour vivre ce dernier, il est nécessaire mais non suffisant d’avoir un lien conjugal.
3/Pourquoi entend-on si peu ce discours ? Entre autre parce que bon nombre de personnes occupant des positions importantes dans l’Eglise ou l’enseignement catholique enseignent en étant ouvertement en opposition avec les positions de l’Eglise, dans un sens (pensée ambiante) ou dans un autre (rigorisme réactionnaire).
4/Comment puis-je retrouver cette conception de la sexualité si je suis passé à côté ? « Tout simplement » en priant et en s’en remettant à la miséricorde du Christ. Puis en prenant les moyens d’agir pour devenir saints, faire ce qui plait à Dieu.
5/Nous sommes fiancés et sommes déjà engagés dans notre cœur. Pourquoi ne pas exprimer cet engagement dans la relation sexuelle ? Tout simplement parce que l’on n’est pas encore marié et donc pas encore engagé. Le principe des fiançailles est de se préparer et de pouvoir encore dire non ! Comme l’union charnelle ne peut avoir de sens véritable qu’en tant qu’incarnation des promesses de mariage…
6/Mon fiancé et moi avons décidé d’emménager ensemble pour voir si nous sommes « compatibles ». Pourquoi l’Eglise dit-elle que nous « vivons dans le péché » ? Si cela peut sembler être une bonne idée au premier abord, la cohabitation traduit une mauvaise compréhension de la corrélation intime entre l’union charnelle et le mariage. Ce lien profond la société l’a presque complètement évacué… Ce n’est pas un hasard si la hausse spectaculaire du taux de divorce correspond à la hausse spectaculaire des relations sexuelles hors mariage. Quelques raisons : une vie sexuelle dissolue ne prépare pas à l’indissolubilité, la fidélité et l’ouverture à la vie ; acceptation implicite de relations sexuelles hors mariage ; installe une habitude de recherche du plaisir pour lui-même ce qui cultive certains vices ; n’est pas chaste (respect de la liberté et de son expression) alors que cette vertu est indispensable ; n’aide pas au discernement objectif avant le mariage.
7/Y a-t-il une « ligne à ne pas franchir » ? Nous devons aimer l’autre. Le contraire de l’amour, c’est l’utilisation. La dignité de l’homme, que l’autre en soit conscient ou non, veuille en tenir compte ou non nous interdit d’utiliser l’autre comme un moyen de satisfaction personnelle. Finalement, ce n’est pas tant une question de ligne à ne pas franchir que d’attitude. Vivre l’affection physique de cette façon n’est possible qu’avec le Christ mais est un incroyable avant-goût du paradis et de la Joie du Ciel !
8/N’existe-t-il pas quand même des limites physiques à ne pas franchir ? Si, mais poser des limites extérieures ne doit pas être une excuse pour ne pas poser mener le combat du cœur (cf. loi de Colson dans How to win the Culture War de Peter Kreeft). La limite intérieure crée la limite extérieure, le contraire n’est pas vrai. L’enjeu est simple : aimer comme Dieu.
9/Il y a quand même une différence, du point de vue de la chasteté, entre les couples qui se fréquentent et les couples fiancés non ? Les gestes physiques sont là pour exprimer une réalité intérieure. La réalité intérieure des fiancés est qu’ils sont déjà engagés jusqu’à un certain point, ce qui permet une plus forte intimité physique… Tout en restant chaste, c’est-à-dire sans « pousser le bouchon trop loin ».
10/L’Eglise enseigne-t-elle vraiment que la masturbation n’est pas une bonne chose ? Oui, il s’agit toujours d’un acte intrinsèquement désordonné, même si la responsabilité peut être atténuée par l’immaturité affective, la force des habitudes contractées, l’état d’angoisse, etc… (cf. CEC n°2352)
11/Pourquoi cela ? Tout simplement parce qu’elle est à l’opposé de ce que la sexualité est faite pour exprimer : le don total, fidèle, libre et fécond.
12/Que faire alors de ses sentiments et désirs ? Il faut réussir à faire le tri entre concupiscence et désir sexuel voulu par Dieu, et offrir, présenter à Dieu pour le transformer ce qui est en trop !
14/Pornographie : où est le problème ? Elle est exactement ce qui attise la flamme de la concupiscence et des désirs sexuels déformés que nous cherchons à éteindre !
1/Pourquoi les couples mariés doivent-ils vivre la chasteté ? Être chaste c’est aimer l’autre en vérité et tout subordonner à ceci. Cette vérité est donc indispensable pour un couple marié ! Tout le monde est appelé à être chaste parce que tout le monde est appelé à aimer.
2/Que signifie concrètement la chasteté dans le mariage ? Cela signifie renouveler constamment chacune des promesses du mariage. Celui-ci doit être libre (pas de manipulation de l’autre en vue de la relation sexuelle, pas d’utilisation de celle-ci comme moyen, dans un sens ou dans l’autre), total (l’union elle-même est totale), fidèle (en acte et en pensée), fécond (les époux ne doivent rien faire de leur propre volonté pour fermer une union charnelle à la transmission de la vie).
3/Cela veut-il dire qu’on ne peut avoir de relation que pour concevoir un enfant ? Non. Cela signifie que cela reste une possibilité non volontairement entravée.
1/Que peut-il y avoir de mal à recourir à la contraception ? Rappelons-nous que le sexe est digne de ce nom lorsqu’il s’ancre dans le oui échangé. La question est alors peut-il être acceptable pour un couple de violer ces consentements ? Et la réponse est non. Or l’ouverture aux enfants en fait partie. Cela n’est pas nécessaire à chaque fois ? Que dirions-nous si on se proposait d’être fidèle à quelques exceptions près ? Que pourrait-on objecter à cela ? Option 1 : la relation sexuelle n’a pas à être ancrée dans les promesses du mariage. Dans ce cas, son seul but est le plaisir, ce qui légitime immédiatement les relations hors mariages, seul, à trois… Option 2 : on change la définition du mariage en retirant ce point. Dans ce cas nous nous faisons les auteurs du mariage et nous privons de ce que Dieu veut pour nous. Et il devient légitime de supprimer toutes les autres…Option 3 : cela n’a pas besoin d’être systématique. Déjà vu. Le oui devient un oui mais, on change l’engagement total.
De plus la contraception porte atteinte aux autres piliers. Liberté : la contraception encourage la sexualité comme assouvissement du désir. Autrement dit nous sommes soumis à celui-ci, tout le contraire d’une authentique liberté. Intégralité : je ne me donne pas totalement, je ne reçois pas totalement, puisque la fertilité est mise à part. Fidélité : nous ne sommes pas fidèles à nos promesses de mariage et donc refusons Dieu. Alors que l’union sexuelle est censée être l’image de l’union du Christ et de l’Eglise, union qui donne vie, la contraception est l’exact contraire. C’est un anti-sacrement. C’est pour cela qu’elle est terriblement mauvaise.
2/Cela signifie-t-il que les couples qui ont recours à la contraception ne s’aiment pas vraiment ? De tels couples peuvent s’aimer authentiquement de bien des façons, mais ce n’est pas l’amour authentique.
3/Alors on est censés avoir douze enfants ? Un couple n’est pas forcé de s’unir à chaque fois qu’il souhaite avoir une relation sexuelle. Il peut avoir des tas de bonnes raisons pour cela. Et sa liberté le rend capable de se maîtriser.
4/L’Eglise dit donc qu’un couple qui veut éviter une nouvelle grossesse doit s’abstenir de relations sexuelles jusqu’à la ménopause ? Si on reprend l’exemple de la ménopause, on voit qu’un couple peut s’unir sans entorse à ses promesses de mariage après celle-ci, puisqu’il ne fait rien pour entraver volontairement l’ouverture à la vie ! De même quand la femme est encore fertile, elle est en fait infertile la plupart du temps ! Si le couple s’unit à ce moment, il n’a rien fait pour rendre l’union stérile. C’est Dieu lui-même qui en faisant le corps de la femme ainsi a choisi de ne pas donner naissance à une nouvelle vie !
5/Quelle est la différence entre rendre soi-même la relation stérile et attendre qu’elle soit infertile ? Quelle différence entre un avortement et une fausse couche, un suicide et une mort naturelle ?
6/Refuser d’avoir une relation sexuelle, n’est-ce pas encore plus contradictoire des promesses du mariage ? S’ils s’abstiennent, c’est justement par plus grande fidélité envers ces promesses ! Si on ne peut parler en vérité, mieux vaut garder le silence que mentir.
7/Cette distinction entre contrôle naturel et artificiel n’a pas de sens. En fait cette opposition entre artificiel et naturel est fausse. La véritable opposition est entre contraceptif et non contraceptif. Ce n’est pas une contraception naturelle : ce n’est pas une contraception du tout !
8/C’est une preuve de refus du progrès et de la technologie. L’Eglise encourage au contraire l’usage de l’intelligence mais affirme qu’il doit se faire dans le respect de l’ordre établi par Dieu.
9/Je ne vois toujours pas la différence… Voulons-nous vraiment la voir ? Faisons-nous confiance au Créateur ou essayons nous de nous substituer à lui ? Laissons Dieu être Dieu. Il est la perfection de l’Amour, lâchons prise. « Les époux sont appelés à être procréatifs. S’ils ont une bonne raison de vouloir éviter une grossesse, ils sont libres d’être non-procréatifs. Mais être anti-procréatifs contredit l’essence même du sacrement de mariage. » (p.139)
10/On m’a toujours appris que la moralité d’un acte se jugeait à l’intention. N’est-elle pas la même dans les deux cas ? L’intention future est la même (éviter une grossesse) mais pas l’intention présente. Un couple stérilise une union fertile, l’autre s’abstient d’union fertile.
11/Où est-il écrit dans la Bible que la contraception est un mal ? Où est-il écrit de ne pas couper le bras de son prochain ? Nulle part. En revanche il est commandé d’aimer. La contraception est contraire à cet amour, pour les raisons déjà vues.
12/Pour quelles bonnes raisons utiliser les méthodes naturelles ? La méthode n’est pas le tout. Si un couple utilise les méthodes naturelles dans l’opposition à l’ouverture à la vie, il n’est pas fidèle dans son cœur à ses promesses de mariage. Les critères de discernement des « bonnes raisons » sont : leur bien, celui des enfants nés ou à naître, leurs ressources matérielles et spirituelles, les besoins de la société temporelle et de l’Eglise.
13/L’Eglise devrait permettre aux familles de choisir la méthode de régulation des naissances qui leur convient le mieux. L’Eglise est une mère pour ses enfants. Elle leur propose donc ce qu’il y a de meilleur pour eux et qu’ils ne sont pas forcément toujours capables de voir, pour une raison ou pour une autre. L’Eglise connait le bon chemin et se sent forcé de le proposer à tous sans l’imposer.
14/L’Eglise est vraiment la seule à se battre encore contre la contraception, cela lui fait perdre toute crédibilité. Seulement si elle a tort. Si elle a raison, elle y acquiert toute sa crédibilité. En fait la contraception s’attaque au cœur même du mariage. L’accepter c’est accepter la mort de ce dernier. En effet accepter la contraception c’est encourager l’adultère et les relations sexuelles avant le mariage, deux tueurs de mariage. Mais parce que la contraception n’est pas fiable à 100%, c’est aussi augmenter le nombre d’avortement et d’enfants qui grandiront sans père ou au sein de familles fracturées. Ces enfants, nous savons qu’ils ont eux-mêmes plus de « chances » de commettre des adultères, d’avoir des enfants hors mariage et de divorcer. Comme la famille est la cellule de base de la société, l’union sexuelle est la source de la culture. La société est en plein suicide.
15/Vous refusez de voir toute une série de bénéfices. La contraception a contribué à la libération des femmes, à l’égalité entre les femmes et à mieux apprécier la joie de la sexualité.Libération des femmes : en supprimant la fécondité, on a encouragé les hommes à considérer les femmes comme des objets avec lesquels ils peuvent prendre leur plaisir sans conséquence. Les femmes risquent leur santé et leur fertilité pour des relations sans aucun sens. Egalité des sexes : la contraception force les femmes à se changer en ce qu’elles ne sont pas : quelqu’un qui peut avoir des relations sexuelles sans tomber enceinte. Joie du sexe : Le sexe n’est vécu authentiquement et dans toute sa joie originelle que lorsqu’il est libre, total, fidèle et fécond… et donc sans contraception.
16/Il est contradictoire d’être à la fois contre l’avortement et contre la contraception. Quid des grossesses non désirées ? Ce raisonnement s’est avéré être faux. En effet, les (contre)valeurs présentes dans la contraception encouragent au contraire l’avortement. La plupart des IVG sont pratiquées suite à une contraception non effective. La contraception encourage l’idée de « grossesse non désirée », qui en fait est un non-sens mais est à l’origine de l’avortement.
17/Et si l’on prend la pilule pour des raisons médicales ? L’Eglise ne condamne pas en soi les traitements qui ont pour conséquence accidentelle et secondaire de rendre stérile la relation. Le problème de la pilule est qu’elle peut avoir des effets abortifs. Si la pilule est absolument inévitable (ce qui est rarement le cas) il faudra que le couple s’abstienne de relations sexuelles…
18/Les méthodes de régulation naturelles ne sont pas non plus fiables à 100%, la tentation d’avorter existerait toujours. Non, car l’esprit est totalement différent. Dans ce cadre, la relation sexuelle reste en tout temps ouverte à la vie. En fait l’expression « grossesse non désirée » devient un non-sens !
19/Il paraît qu’elles ne sont fiables qu’à 80% ! Si on compte largement, oui peut-être. Si on se concentre sur ceux qui ont suivi une formation aux méthodes modernes et les appliquent fidèlement, de nombreuses études montrent qu’on est à 99%.
20/La méthode de régulation naturelle des naissances est-ce la méthode Ogino ? Non, cette méthode est ancienne.
21/Combien de temps dure la continence ? Entre 7 et 12 jours.
22/Il n’y a rien de naturel à s’abstenir de relations sexuelles, cela peut même nuire au couple. Si cela est fait pour rester fidèle à l’engagement, certainement pas ! Au contraire le mariage en est renforcé dans ses quatre promesses !
23/Quel degré d’intimité conjugale est acceptable en période d’abstinence ? Les gestes de tendresse physique restent bien sûr possible tant qu’ils ne mettent pas l’un ou l’autre en péril ! L’abstinence permet justement d’apprendre leur valeur en dehors de l’union charnelle.
Quelques questions préliminaires : Sommes-nous maîtres de la vie humaine ? Un enfant est-il un don de Dieu ? Peut-on exiger un cadeau ? Les couples ont-ils droit à un enfant à tout prix ? Les couples ont-ils « droit » à un enfant tout court ? Sommes-nous libres de déterminer ce qui est bien et ce qui est mal ? Les commandements de Dieu sont-ils faits pour nous rendre heureux ?
1/Pourquoi l’Eglise s’oppose-t-elle à des technologies qui visent à mettre au monde la vie ? Les méthodes contraceptives détachent l’acte sexuel de la conception d’un bébé, les méthodes de PMA détachent la conception d’un bébé de l’acte sexuel. C’est le pendant inverse. On comprend aisément que l’Eglise s’y oppose. Voyons les conséquences que cela peut avoir. Maux supplémentaires : si ceux-ci ne surviennent pas nécessairement, ils apparaissent très souvent : masturbation pour obtenir du sperme, avortement des vies « en trop », utilisation d’embryons à fins expérimentales, mentalité eugéniste, marchandisation de gamètes et d’embryons. Dignité de l’enfant : notre dignité vient du fait que nous sommes créés à l’image de Dieu. Pour rester conforme à cette dignité, l’enfant ne peut être conçu que dans un acte à l’image de l’amour divin : l’étreinte conjugale authentique. Par la PMA, on conçoit l’enfant comme un produit et non comme une personne à aimer. On crée ainsi une logique de l’enfant « sur mesure », conçu pour moi et non pour lui-même. Si cela peut être évité, cette mentalité est néanmoins consubstantielle au procédé en lui-même. La dignité des époux et leur relation : Le couple est lui-même dépersonnalisé et atteint dans sa relation. Il ne peut déléguer à un autre la conception d’enfants, pas plus qu’il ne peut déléguer l’acte sexuel ! Ces deux éléments sont intrinsèquement unis ! Être traité comme une matière première à exploiter, être inséminé artificiellement, savoir que son enfant est un produit de laboratoire au lieu d’être un produit de l’amour exprimé dans l’union charnelle, tout cela est contraire à la dignité des époux et du couple. Notre statut de créature : Avec la PMA nous nous prenons pour des créateurs alors que nous sommes procréateurs, des opérateurs alors que nous ne sommes que coopérateurs.
2/Êtes-vous en train de dire que les enfants créés par ces techniques ne sont pas à l’image de Dieu ? Quoi qu’il arrive, toute vie n’existe que grâce à Dieu et parce qu’il le permet. Dieu n’interfère pas avec notre liberté. Mais cela n’excuse pas le mal !
3/Si faire une PMA revient à se rendre pour Dieu, n’est-ce pas aussi le cas lorsque nous prenons des médicaments ou nous faisons opérer ? Prendre soin de son corps, c’est être l’intendant de ce que Dieu nous a confié. C’est très différent de vouloir se substituer à Lui.
4/La stérilité n’est-elle pas une maladie ? Effectivement, c’est une maladie ou un handicap. En ce sens, l’Eglise encourage toute recherche et tout moyen visant à aider le couple pour que l’acte sexuel parvienne à sa fin. Mais cela reste très différent d’une substitution.
5/Certes les enfants doivent être le fruit de l’amour de leurs parents, mais ce peut être sur un plan spirituel et pas seulement matériel. Nous sommes corps et esprit : l’enfant doit être notre enfant matériel et spirituel, nous ne pouvons nous diviser ainsi.
6/Et les enfants adoptés ? L’adoption est non seulement acceptable mais louable ! Il s’agit d’un acte d’amour qui cherche à réparer quelque chose d’endommagé.
7/Et les mères porteuses ? Qui dit mère porteuse dit PMA, ce qui est déjà condamnable. De plus il s’agit d’une grave distorsion de l’ordre familial.
8/Dieu ne nous a-t-il pas appelé à dominer la nature ? Dieu nous a appelés à dominer la terre et les animaux en tant qu’intendants responsables, mais certainement pas les êtres humains eux-mêmes !
9/De nombreuses femmes célibataires ont un véritable désir d’enfant, que ces technologies de procréation permettent de réaliser. Qu’y a-t-il de mal à cela ? En plus des problèmes de la PMA se rajoute celui de l’enfant sans père. Cette relation est irremplaçable. De plus il est très différent de faire malgré l’absence du père et de faire volontairement en l’absence de père.
10/L’Eglise est cruelle de refuser le droit d’avoir un enfant à des couples mariés qui en refusent un. L’Eglise est la première à affirmer que le désir d’enfant est le plus naturel du monde pour un couple marié. Cela n’en fait pas pour autant un droit légitime.
11/Dans ces conditions, que doit faire un couple qui n’arrive pas à avoir d’enfants ? Un tel couple n’est pas démuni. Il peut recourir à la méthode de régulation naturelle des naissances. Ensuite il existe de nombreux moyens thérapeutiques d’améliorer la fertilité. Pour ceux qui restent, l’Eglise enseigne qu’ils sont appelés à vivre d’une façon particulière la Croix du Christ et à avoir une véritable fertilité spirituelle.
13/Comment faire la différence entre aider et se substituer à l’acte conjugal ? La plupart du temps c’est assez clair. Dans les situations particulièrement litigieuses, se renseigner au cas par cas.
1/Est-il vrai qu’être gay ne pose pas de problème tant qu’on ne passe pas à l’acte ? Il y a effectivement une différence importante entre la tendance (qui n’implique pas la volonté et n’est donc pas peccamineuse en elle-même) et le comportement (qui implique un choix libre). Cependant l’Eglise rappelle que nous sommes tous fait pour l’autre sexe et que toute autre tendance ne peut être qu’un « désordre objectif » lié au péché originel. C’est donc quelque chose qu’il faut apprendre à combattre et à vaincre, comme nombre d’autres désordres et blessures que nous portons en nous !
2/Quel mal y a-t-il à ce que deux personnes de même sexe s’aiment ? Si Dieu est amour, cela ne peut être mal ! Effectivement il n’est jamais mal d’aimer. Le problème est la définition de l’amour, qui ne peut authentiquement être que celui de Dieu. Or l’amour sexuel et érotique a pour vocation d’exprimer que nous sommes à l’image de Dieu à travers l’échange des consentements. Or ceux-ci sont impossibles dans le cadre d’un couple homosexuel. Deux personnes de même sexe peuvent bien sûr s’aimer, mais ‘amour érotique entre personnes de même sexe est un oxymore en lui-même.
3/Quelle différence entre l’union homosexuelle et l’union d’un couple stérile ? Le couple stérile s’unit dans un contexte de fécondité qui et stérile indépendamment de sa volonté. Le rapport homosexuel est par nature coupé de la fécondité.
4/Dieu est cruel de susciter des désirs qu’il interdit ensuite ! De tels désirs ne sont pas le fait de Dieu.
5/Cela signifie-t-il qu’un homosexuel peut changer pour devenir hétérosexuel ? Comprenons bien que nous décrivons deux réalités différentes. L’hétérosexualité est le dessein de Dieu sur nous, ce pour quoi nous sommes faits. En fait c’est tout simplement la sexualité. L’homosexualité ne se définit pas en positif. Elle se définit en négatif comme un désordre par rapport à la sexualité. Il ne s’agit pas de se changer en autre chose mais de devenir ce que l’on est.
6/Vous êtes conscient qu’un grand nombre d’homosexuels s’opposent avec force avec tout ce que vous dites là et vous accuseront d’homophobie ? Oui. Mais d’autres l’approuvent. Il ne s’agit pas de condamner les homosexuels, mais le comportement homosexuel. Après tout cette tendance présente chez les homosexuels n’est jamais que l’expression gravement distordue d’un désir d’amour authentique !
1/Si la vocation à l’amour sponsal est l’accomplissement de notre humanité, pourquoi l’Eglise promeut-elle le célibat ? L’union charnelle, si forte et grande soit-elle ne saurait être qu’une image, un signe des réalités à venir. Cette réalité, c’est celle du don total à Dieu. En fait les consacrés « sautent » l’étape du sacrement, ils anticipent ! Chaque vocation exprime à sa manière la vocation à « l’amour sponsal ». Quoi qu’il arrive, on ne peut échapper à la sexualité et on est appelé à être époux(se) et père (mère).
2/L’Eglise enseigne-t-elle que la vie consacré est un appel « plus élevé » que le mariage ? Il y a une excellence propre dans le célibat. Il est plus qu’un sacrement, il est directement le Ciel sur la terre. Mais cela ne dévalue pas le mariage, qui est bon en lui-même et n’est en aucun cas une vocation « de seconde classe » ! Simplement tout le monde n’est pas appelé de la même manière, et chacun doit suivre l’appel que Dieu lui fait !
3/Pourquoi les prêtres n’ont-ils pas le droit de se marier ? Cela n’est pas essentiel à la nature du sacerdoce, mais est maintenu par l’Eglise pour une plus grande conformation au Christ venu épouser l’humanité toute entière (être tout à tous). En fait il s’agit d’un mariage céleste.
4/Le célibat n’est pas naturel. C’est pour cela que tant de prêtres ont des problèmes avec leur sexualité. Effectivement le célibat n’est pas naturel mais surnaturel. C’est un don donné à quelques-uns avec la grâce nécessaire. Certains choisissent de refuser cette grâce par la suite, mais les statistiques montrent que le célibat n’augmente pas les chances de désordres sexuels. Rappelons de plus que le mariage n’est pas un cadre légitime pour assouvir ses passions désordonnées.
5/Pourquoi les femmes ne peuvent-elles pas devenir prêtres ? Le Christ est époux de l’Eglise épouse. Le prêtre se conformant au Christ (lui-même homme) ne peut lui-même être qu’homme et époux. Nous avons des vocations différentes, il faut simplement l’accepter !
I/Introduction : le mariage dans le plan divin
« L’union sexuelle est quelque chose de si beau, de si merveilleux, de si magnifique qu’elle est destinée à exprimer l’amour total, libre, fidèle et fécond de Dieu. Le mariage est l’autre nom de cet amour. » (p.19)
« Oui, l’union sexuelle est censée exprimer les consentements que se sont échangés les époux lors de leur mariage. » (p.19)
II/Autorité de l’Eglise sur ces questions
« La liberté n’est pas la libération d’une contrainte extérieure qui m’appelle à ce qui est bien ; la vraie liberté est la libération d’une contrainte intérieure qui m’empêche de choisir ce qui est bien. » (p.34)
« Ce qui est arrogant, [ce n’est pas l’attitude de l’Eglise qui dit enseigner la Vérité], c’est de penser que nous savons mieux que nous savons mieux que l’Eglise quelle est la volonté de Dieu sur les questions de foi et de mœurs. » (p.37)
« La vérité n’a pas peur de vos questions. La question est : avez-vous peur de la vérité ? » (p.41)
III/A quoi disons-nous oui ?
« Certaines personnes essayent de ridiculiser, voire de nier l’idée d’un lien fidèle qui durerait toute la vie. Ces personnes – vous pouvez en être sûr – ne savent pas ce qu’est l’amour » (Saint Jean-Paul II, The Love Within Families in Origins (23avril 1987))
« Le mariage est la communauté intime, exclusive et indissoluble de vie et d’amour formée par l’homme et la femme, fondée par le Créateur et ordonnée au bien même des conjoints ainsi qu’à la génération et à l’éducation des enfants ; cette alliance a été élevée entre baptisés par le Christ Seigneur à la dignité de sacrement. » (Gaudium et Spes n°48, cf Code de droit canonique, n°1055)
« Aussi l’Eglise n’enseigne-t-elle pas tant que le divorce est mauvais, mais bien qu’il est impossible. » (p.53)
« Un abîme infini sépare le Créateur de sa créature. Le miracle des sacrements est qu’ils sont un pont au-dessus de cet abîme infini. » (p.55)
« Nous devenons vraiment participants de la grâce divine lorsque notre corps est plongé dans l’eau (baptême), lorsque notre corps reçoit l’onction et l’imposition des mains (confirmation, ordination, sacrement des malades), lorsque nous confessons nos péchés avec nos lèvres et entendons les paroles de l’absolution (réconciliation), lorsque nous mangeons et buvons le Corps et le Sang du Christ (Eucharistie) , et, oui, lorsqu’un homme et une femme s’unissent pour toute la vie en devenant « une seule chair » (mariage). » (p.56)
« Il ne faut pas sous-estimer les effets de cette culture [ambiante] sur la capacité des personnes à contracter un mariage valide. » (p.58)
« Le mariage n’est pas quelque chose qui « arrive » à un couple du simple fait que la mariée porte un robe blanche, que le marié porte un costume et qu’ils passent tous les deux par toutes les étapes de la cérémonie du mariage. Le mariage n’ « arrive » que si la mariée et le marié se l’administrent l’un à l’autre. » (p.59)
IV/Avant de dire oui
« La personne qui ne décider pas d’aimer pour toujours éprouvera de grandes difficultés à aimer ne serait-ce que pour un seul jour. » (Saint Jean-Paul II, The Love within Families, p.799)
« Celui qui a rencontré le Christ ne cherche pas à « s’en tirer » le mieux possible. Il cherche toujours ce que veut dire « suivre le Christ », modèle d’amour et de don de soi. » (p.78)
« [La chasteté] nous libère de notre tendance à utiliser les autres pour notre satisfaction personnelle et nous permet de les aimer comme le Christ nous aime. » (p.79)
« L’amour ne se réduit pas à éprouver des sentiments pour quelqu’un. L’amour n’équivaut pas à une attirance sexuelle ou à un désir sexuel à l’égard de quelqu’un. L’amour est une décision. » (p.79)
« Comme l’a dit Jean-Paul II, [les émotions et l’attirance] sont la « matière première » de l’amour. Mais c’est une erreur de les considérer comme la « forme accomplie » de l’amour. » (p.79)
« Le sexe remplit sa vocation uniquement s’il exprime l’engagement à un don de soi libre, total, fidèle et fécond. » (p.81)
« Il semble y avoir ici un dilemme fondamental : le Christ nous dicte sa volonté pour nous faire prendre conscience que nous sommes incapables de la faire. » (p.84) (heureusement Mt19;26)
« [L’union sexuelle] est l’expression visible (physique) d’un lien conjugal invisible (spirituel). » (p.84)
« Une étude montre que les couples qui ont commencé à avoir des relations sexuelles avant le mariage ont trois fois plus de chances de divorcer que ceux qui ont attendu jusqu’à après la cérémonie de mariage. » (p.86, étude de 1991)
« Ce n’est pas une coïncidence si la hausse spectaculaire du taux de divorce correspond à la hausse spectaculaire des relations sexuelles hors mariage. » (p.86)
« Les manifestations physiques de tendresse sont des signes extérieurs censés exprimer une réalité intérieure. » (p.93)
V/Vivre le « oui »
« Tout le monde est appelé à être chaste parce que tout le monde est appel à aimer. » (p.107)
VI/Oui… mais non
« L’enseignement de l’Eglise sur la contraception est le baptême du feu. De fait toute ‘éthique chrétienne tient (ou s’écroule) sur ce point précis. » (p.133)
« [La contraception] est également le point de séparation entre le catholicisme et la culture ambiante. Là ou notre culture nous enseigne que la contraception est un acte responsable, qu’elle produit de meilleurs mariages et une société meilleure, la voix isolée de l’Eglise dit qu’elle est toujours un mal et engendre de terribles dommages pour le mariage et la société. […] Si l’Eglise a raison, les promoteurs de la contraception au XXème ont réussi à diffuser le plus grand bobard de toute l’histoire. » (p.133)
« La contraception n’a pas été inventée pour éviter aux femmes de tomber enceinte » (p.135)
« Telle est en effet la question en jeu [pour la contraception] : êtes-vous libre de prendre entre vos mains les puissances de la vie, ou bien ce pouvoir appartient-il à Dieu, et à Dieu seul ? Réfléchissez bien. Votre réponse détermine quelle place vous voulez occuper dans l’univers. » (p.140)
« Ce serait un terrible abus [de la médecine] que de rendre intentionnellement aveugle quelqu’un dont les yeux fonctionnent parfaitement. […] Ce n’est pas un abus moins terrible de la médecine et de la technologie, ni une mutilation moindre, que de stériliser quelqu’un intentionnellement. Si quelqu’un est fertile, cela signifie que son corps fonctionne comme il est fait pour fonctionner. » (p.142)
« Les époux sont appelés à être procréatifs. S’ils ont une bonne raison de vouloir éviter une grossesse, ils sont libres d’être non-procréatifs. Mais être anti-procréatifs contredit l’essence même du sacrement de mariage. » (p.143)
« L’abandon de la fonction de reproduction est une caractéristique commune à toutes les perversions. En fait nous décrivons une activité sexuelle comme perverse si elle a laissé tomber la finalité de la reproduction et qu’elle poursuit la réalisation du plaisir comme un objectif indépendant. » (p.150)
« L’abandon de la fonction de reproduction est une caractéristique commune à toutes les perversions. En fait, nous décrivons une activité sexuelle comme perverse si elle a laissé tomber la finalité de la reproduction et qu’elle poursuit la réalisation du plaisir comme un objectif indépendant. » (Sigmund Freud, p.150)
« En l’état actuel des choses, l’homme a déjà suffisamment dégradé la femme pour assouvir sa concupiscence, et [la contraception] continuera de la dégrader davantage, quelque soient les bonnes intentions de ses avocats. » (Gandhi, p.150)
« En poussant sa logique jusqu’au bout, et s’il était mené à bien, le rapport du comité [en faveur de la contraception] sonnerait le glas du mariage. » (Washington Post 1931, p.151)
« Si rien ne régit la vie à sa source, rien ne régit la vie tout court. Une culture contraceptive est une culture sans avenir. Comme l’avaient compris T.S. Eliot et Théodore Roosevelt, c’est une culture qui se suicide. » (p.153)
« Les hommes ne traiteront les femmes comme égales à eux en dignité lorsqu’ils en viendront à apprécier leur génie unique de femmes. » (p.153)
« 72% des IVG son réalisées sur des femmes qui étaient sous contraception. » (p.157)
« Tenter de résoudre par la contraception le problème de l’avortement, c’est comme essayer d’éteindre le feu en y jetant de l’essence. » (p.158)
VII/Oui… mais pas comme Dieu le veut
« L’amour est notre origine, notre vocation et notre finalité. » (p.171)
VIII/Lorsque dire « oui » est impossible
« L’augmentation de l’homosexualité comme « style de vie alternatif » publiquement accepté est un produit dérivé supplémentaire d’une culture qui a séparé la sexualité de son lien intrinsèque avec la procréation. » (p.185)
« L’hétérosexualité n’est intrinsèque au mariage que si ce dernier est compris comme étant intrinsèquement procréatif. » (Andrew Sullivan dans son argumentaire pour le mariage homosexuel, cité p.186)
« Malgré tout ce que la propagande pro-gay voudrait nous faire croire, personne n’est gay. Autrement dit, personne n’est ontologiquement, dans son être même, orienté vers les personnes de même sexe. » (p.188)
« Quelle que soit la définition que l’on donne de l’acte homosexuelle, il n’est et ne peut pas être une union sexuelle. » (p.190)
« Il n’existe pas non plus vraiment d’« hétéro-sexualité ». En la matière, la seule chose qui existe réellement, c’est la sexualité : la vocation des hommes et des femmes à aimer à l’image de Dieu, dans le mariage et le célibat. » (p.193)
« Le homosexuels ne se « transforment » pas en hétérosexuels. Les hommes et les femmes deviennent simplement ce qu’ils sont. » (p.193)
IX/Dire oui à Dieu seul
« Ceux qui choisissent le célibat « sautent » le sacrement en anticipant sur la réalité ultime. En exprimant directement à Dieu le « oui » d’un engagement de mariage, les consacrés font u pas au-delà de l’histoire – tout en vivant dans l’histoire – et déclare au monde de manière radicale que le Royaume de Dieu est là. » (p.205)
« Les deux vocations, chacune de manière spécifique, sont donc un accomplissement de l’appel à « l’amour sponsal » qui se révèle à travers notre corps. » (p.205)
« C’est sur la base de la signification même de l’être en tant que corps, masculin ou féminin, que peut se former à la dimension de la vie toute entière l’amour qui engage l’homme (cf Mt 19;3-10) mais que peut se former également l’amour qui engage l’homme pour toute la vie à la continence pour le Royaume des Cieux (cf Mt19;11-12). » (Saint Jean-Paul II, Homme et femme il les créa, p.443)
« Je trouve malheureux que l’on définisse le célibat par rapport à ce qui a été abandonné plutôt qu’à partir de ce qui a été embrassé. Il y aurait beaucoup moins de confusion si l’on décrivait la vocation au célibat comme le « mariage céleste » par exemple. » (p.207)