8 civilisations proposées : Occidentale, latine américaine, africaine, islamique, chinoise, hindou, orthodoxe, bouddhiste, japonaise.
Dire que c’est le choc des civilisations qui structurent désormais le monde, ce n’est pas nier les conflits ethniques ou idéologiques, mais c’est dire que ceux-ci ne sont plus susceptibles de prendre une ampleur très large voire mondiale, ce qui est en revanche le cas des affrontements civilisationnels.
Influence de la culture sur la société, la politique et l’économie : P. 24
Aujourd’hui, c’est l’Occident qui est la civilisation dominante, mais il décline.
Bien sur le modèle est simplificateur : ce qui compte c’est qu’il nous aide à avoir une première grille de compréhension du monde, une « carte » (p.27).
D’autres cartes existent.
La fin de l’histoire et la civilisation universelle (Fukuyama). La démocratie occidentale a vaincu. « L’avenir ne sera pas fait de grands combats exaltés au nom d’idées ; il sera plutôt consacré à la résolution de problèmes techniques et économiques concrets.[…] Ce sera assez ennuyeux. » P. 28 L’expérience montre que ce discours est tenu après chaque crise grave, et est toujours démenti.
« Eux » contre « nous ». La division du monde en deux pôles. Mais aucune division (selon la richesse, la culture...) n’est opérante.
Étatique : Chaque état cherche à maximiser sa puissance. Assez vrai. Problème : comment perçoit il la puissance, et la menace constituée par les autres puissances ?
Le chaos : suite à l’affaiblissement des états. Vrai... mais n’explique pas le monde.
Le paradigme civilisationnel est un bon équilibre entre réalisme et prisme simple (parcimonie). Il prédit mieux que les autres et permet de mieux comprendre. Prédiction de la séparation de l'Ukraine en deux p.38-39.
« Une civilisation est une culture au sens large. » P. 45 La religion y joue un rôle capital.
La civilisation et le niveau de regroupement culturel le plus englobant. (On peut regrouper telle culture nationale avec telle autre dans un ensemble commun, mais pas une civilisation avec une autre.)
Leur frontières spatiales et temporelles sont floues.
Civilisation chinoise : datant d'au moins 1500 av. J-C. Aussi appelée confucéenne. Touche la Chine et les pays connexes (Vietnam, Corée).
Civilisation japonaise : dérivée de la civilisation chinoise, datant d'environ 300-400 ap. J-C.
Civilisation hindoue : Née en Inde au deuxième millénaire avant J-C. La religion la structure très largement, avec tout son univers de pensée.
Civilisation musulmane : Née au VIIe siècle après J-C. S'est notablement étendue, et comporte donc plusieurs sous-culture : arabe, turque et malaisienne essentiellement.
Civilisation occidentale : Née vers 800 ap. J-C. Comprend l'Europe, l'Amérique du Nord et l'Amérique latine.
Civilisation latino-américaine : Dérive de la civilisation occidentale, avec un trait corporatiste et autoritaire. Différente à cause de son héritage des civilisations précolombiennes et de l'absence d'influence protestante.
Civilisation africaine (?) : Comme elle n'est pas fondée sur une homogénéité de relation ou de culture, on peut la questionner.
Phase 1 : Rencontre (1500) Jusqu'en 1500 ap. J-C, les contacts sont rares, brefs et occasionnels. On peut les qualifier de "rencontres". Certaines civilisations n'ont même eu aucun contact avec d'autres.
Phase 2 : L’influence occidentale (1500-1950) À partir de 1500, l’Occident devient puissance dominante, grâce à la navigation transocéanique et à sa supériorité militaire. Les interactions se résume alors à un exercice de domination par l’Occident sur les autres civilisations. Le monde uniformise sous cette influence, tandis que l’Occident contrôlera directement ou indirectement jusqu’à 90 % de la surface du globe. Cela n’empêche pas les conflits à l’intérieur de l’Occident entre princes, puis entre peuples, puis entre idéologies.
Phase 3 : le multicivilisationnel (1950+) L’influence de l’Occident a décliné, on est passé d’une influence unique à des interactions complexes entre toutes les civilisations. Concomitamment, la lutte des idéologies (occidentale) cède la place à une lutte des religions et cultures (civilisationnelles).
Huntington récuse l’idée d’une civilisation universelle. Les éléments soulignés pour défendre cette thèse sont soit extrêmement superficiels, soit réduits en réalité à une toute petite partie de la population mondiale.
Il paraît invraisemblable également que l’on s’achemine vers une religion universelle.
Globalement l’idée d’une civilisation universelle est occidentale. Par ailleurs, on peut aisément retourner l’argument selon lequel l’augmentation des échanges mènerait à l’universalisation : cela peut plutôt renforcer les identités.
Caractéristiques de la civilisation occidentale :
l’héritage classique,
le protestantisme et le catholicisme,
une multiplicité de langue hérité du latin,
la séparation des pouvoirs entre spirituel et temporel (qu’on ne retrouve que dans l’hindouisme),
l’État de droit et l’idée générale de l’importance du droit,
Le pluralisme social,
L’existence de corps intermédiaires,
l’individualisme.
Trois options :
Rejet des deux : devenu impossible tant la modernisation s’impose.
Acceptation des deux : dans l’idée que seule la culture occidentale est compatible avec la modernisation. Exemple de la Chine et du Japon fin XIXe, de la Turquie aujourd’hui.
Modernisation sans occidentalisation : En équilibre difficile à tenir et qui implique de transformer certains aspects de sa propre culture (réformisme)
Il est plus facile d’emprunter la voie réformiste pour les sociétés dans lesquelles les fins intermédiaires (institutions) ne sont pas intriquées avec les fins dernières (vision religieuse), raison pour laquelle le Japon et l’Inde ont pu plus facilement se moderniser sans s’occidentaliser que la Chine ou le monde musulman.
Aujourd’hui, la voie réformiste mène de plus en plus de pays à se moderniser sans s’occidentaliser.
La civilisation Occidental est aujourd’hui la plus puissante, mes élèves sur le déclin. Trois caractéristiques de ce déclin : long (plusieurs siècles), irrégulier, relatif.
Globalement, la part de la population mondiale occidentale ou soumis à l’influence de cette civilisation diminue. Par ailleurs les autres civilisations sont de plus en plus riches et éduquées.
Sous l’effet du développement de leur « hard power », les civilisations non occidentales procèdent à un redéveloppement de leur culture (« indigenisation ») (soft power), réaffirmée avec force et en opposition avec l’Occident, là où le « hard power » de ce dernier avait longtemps permis la promotion de son « soft power » - et l’effacement des cultures indigènes.
"La désécularisation est l'un des faits sociaux dominants de la fin du XXème siècle." (citation de George Weigel)
On avait associé modernisation et sécularisation. On se rend compte au contraire à la fin du siècle que les grands religions sont toutes traversées d'un regain de ferveur et d'engagement de la part des croyants. Plusieurs causes à ce regain :
Paradoxalement, la modernisation : en coupant les personnes des structures traditionnelles, elles ont accentué le besoin de retrouver des valeurs et une identité claire, et la religion satisfait à ce besoin ;
L'effondrement des grandes idéologies ;
Globalement, réaffirmer son identité religieuse, c'est dire (à l'Occident en particulier) : "Nous serons modernes, mais nous ne serons pas vous)
Globalement, les civilisations qui concurrencent aujourd’hui clairement l’Occident sont la civilisation musulmane et les civilisations d’Extrême-Orient. La première s’appuie sur sa puissance démographique, les secondes sur leur puissance économique. « La croissance démographique rend plus forts les gouvernements asiatiques ; la croissance démographique menace les gouvernements musulmans et les sociétés non musulmanes. » P. 144 (faut-il corriger le premier démographique par économique ?)
L’Extrême-Orient a connu et continuera à connaître dans les prochaines années un développement économique phénoménal qui bouleverse l’équilibre du monde. Suite à cela, ces sociétés reprennent confiance dans leur propre culture, qu’elles affirment désormais face à l’Occident, y voyant la source et le fondement de leur réussite, tandis que la culture occidentale dégénérée serait la source de sa stagnation économique. Désormais, elles mettent en avant leur culture commune (notamment confucéenne) comme une culture universelle, alors que les valeurs occidentales seraient seulement occidentales.
C’est un véritable renouvellement de fond de l’islam, comparable à la réforme en Occident il y a quelques siècles. Comme tout mouvement de ce type, il s’appuie d’abord sur un noyau d’intellectuels et de jeunes, puis rayonne sur toute la société. En ce sens, la démographie explosive de cette civilisation, avec énormément de jeunes, joue beaucoup en ce sens. Le changement d’équilibre social, avec une rapide urbanisation, joue également.
La question qui anime les peuples aujourd'hui n'est plus celle de l'alignement, mais de l'identité. on a vu de nombreux peuples se poser profondément cette question au fil des dernières années.
On constate également que les pays se regroupent par affinité culturelle. Témoin les concepts de "grande Chine", "grande Russie", etc.
On a beaucoup parlé dans les années 80 et 90 d'un développement des "régions", avec alliances économiques, accords de libre-échange, etc. En réalité, une observation attentive montre que cela est vrai seulement lorsque les pays voisins partagent la même philosophie, la même culture civilisationnelle. "Les racine de la coopération économique se trouvent dans les affinités culturelles." (p.192)
La plupart des civilisations sont structurées autour d'un état-phare. Celles qui ne le sont peinent à émerger tout à fait sur la scène mondiale (civilisation musulmane) ou sont même freinées par des compétitions pour le leadership au sein de la civilisation (latinoaméricaine). Quelques rares pays sont isolés : leur culture ne se rattache à aucune civilisation (Haïti, Ethiopie). Quelques-uns enfin sont des pays "déchirés" : ils ont une appartenance civilisationnelle "claire", mais tendent à se déplacer vers une autre civilisation (souvent par volonté des dirigeants). Deux symptômes : les dirigeants parlent d'un "pont" entre deux cultures, et les observateurs étrangers d'un "Janus" qui "regarde" dans deux directions différentes.
On peut donner quatre exemples types, par ordre d'importance : la Russie, la Turquie, le Mexique et l'Australie. Dans les deux premiers cas, la fin de la Guerre Froide a eu tendance à distendre les relations avec la "civilisation cible". Pour le moment, aucun pays n'a réellement réussi à changer de groupe civilisationnel : cela crée des société schizophrènes.
Pour qu'une intégration soit possible, il faut : (1) un support massif et enthousiaste des élites, (2) au moins une acceptation de la part du peuple, (3) l'acceptation des pays phares de la civilisation cible.
Les différents Etats d'une civilisation s'organisent en cercles concentriques autour de l'Etat phare. C'est donc celui-ci qui permet à la civilisation de se structurer, et de structurer les rapports de la civilisation avec les autres. C'est donc bien aux Etats phares que doivent revenir les suprématies "régionales". Cela explique aussi que les civilisations sans Etat phare peinent à résoudre leur difficultés internes ou externes - par manque de structures au sein de la civilisation.
L'Europe est organisée autour du couple franco-allemand, avec des cercles concentriques jusqu'à l'Europe orientale orthodoxe et donc différente : la Roumanie, la Grèce.
La civilisation orthodoxe est organisée autour de la Russie, qui cherche à maintenir dans son giron les autres pays orthodoxes, et à imposer sa puissance aux petits voisins musulmans, les maintenant à l’écart d’un regroupement civilisationel autre.
La civilisation chinoise est organisée autour de... la Chine. Celle-ci historiquement s'est toujours comprise comme ayant des frontières illimitées, avec simplement différents cercles concentriques. La puissance chinoise est d'abord économique, et consiste en ce que les chinois même installés à l'étranger (parfois depuis plusieurs générations) se considèrent bien souvent encore comme chinois, et orientent intensément leur activité économique (très dynamique) vers la sphère chinoise. Cela explique le développement des Dragons.
En Occident, la loyauté culmine au niveau de l'Etat-nation. Elle est plus faible pour les structures inférieures (groupe social), plus forte pour les structures supérieures (culture, civilisation). Dans le monde musulman, la courbe est inversée : très élevée au niveau tribal et religieux, très faible au niveau de l'Etat. Ce qui engendre une grande instabilité politique et une multiplicité de conflit.
Aujourd'hui, seule la Turquie pourrait être en position de devenir Etat phare, mais à condition de parvenir à se défaire de son statut d'Etat déchiré.
Historiquement, l'Occident est la seule civilisation à avoir eu un impact fort sur toutes les autres civilisations. Il prétend à l'universalisme (tout le monde devrait adopter son mode de vie et sa vision du monde), ce qui est ressenti par les autres civilisations comme de l'impérialisme. Aujourd'hui, l'Occident continue à défendre cet universalisme, mais est de moins en moins en position de le défendre effectivement. En face, les autres civilisations, notamment la Chine et l'islam, se placent de plus en plus comme des puissances indépendantes.
Aujourd'hui, l'Occident possèdent la suprématie militaire conventionnelle. Deux moyens pour les autres civilisations de combattre cela : (1) le développement d'un armement nucléaire, l'arme des faibles (que l'Occident cherche bien sûr à ralentir, mais qui surviendra un jour ou l'autre), (2) le développement d'un armement conventionnel. C'est surtout le cas des pays les plus dynamiques démographiquement et économiquement, ou plus au contact de l'influence occidentale : la Chine et l'Islam. D'où le développement d'un axe "islamo-confucéen" entre la Chine (et la Corée) d'une part, l'Iran et le Pakistan d'autre part.
Les pays qui ont adopté ces idéaux au cours du vingtième siècle sont tous des pays occidentaux et ou chrétiens. En face, on a vu grandir l'opposition à ces idées (notamment dans l'axe islamo-asiatique), et il faut bien constater que l'Occident n'est plus capable de les imposer car son poids politique est devenu trop faible (sauf en de très rares occasions).
Alors que les Occidentaux ont été les principaux immigrants au cours des siècles passés, la tendance s’est inversée : c’est maintenant vers l’Occident que l’on émigre. Les nombres étant devenus importants, et surtout les migrants venant maintenant d’autres civilisations, le sujet est devenu clé en politique occidentale. Il se focalise sur la question culturelle.
La encore cette problématique montre la difficulté nouvelle de l’Occident à s’imposer culturellement aux autres civilisations.
Les conflits entre civilisations ont lieu entre états frontaliers appartenant à des civilisations différentes, souvent pour dessiner de nouveaux états à partir d’anciens, et à partir des États phares. Il peut arriver que des états phares s’affrontent, ou sur l’avènement d’un nouvel état phare au sein d’une civilisation attise des conflits à l’intérieur de la civilisation.
Par ailleurs, il faut noter que les rapports entre civilisations sont généralement tendus. Les termes de guerre économique, guerre froide, paix froide, etc. vont donc se généraliser à ce niveau.
Ils sont en état de « quasi guerre », guerre entre terrorisme et puissance aérienne, maintenue à un niveau de violence bas, mais supérieur à celui qui existait entre les deux superpuissances.
Il s’agit bien d’un conflit civilisationel (pour l’Occident, le problème est l'islam, pas l'islamisme).
« L’ethos confucéen dominant dans de nombreuses sociétés éthique valorise l’autorité, la hiérarchie, la subordination des droits et des intérêts individuels, l’importance du consensus, le refus du conflit, la crainte de perdre la face et de façon générale, la suprématie de l’État sur la société ou de la société sur l’individu. » P. 332
L’Asie est dans une situation très particulière. De nombreuses civilisation différentes il cohabite. Historiquement, en Asie, les rapports entre pays ne sont pas structuré selon un rapport d’équilibre, comme on Europe, mais selon une certaine relation hiérarchique à la Chine. On peut donc dire que l’Asie, ou plutôt l’Extrême-Orient, et sous la coupe d’une hégémonie chinoise.
La Chine et le Japon ont été soumis à l’Occident dans les décennies les siècles précédents. Mais aujourd’hui, les différences civilisationbelles ressurgissent avec beaucoup de force, si bien qu’il n’est plus du tout évident pour le Japon d’être l’allié de l’Amérique, tendissent que les Chinois se placent nettement en adversaire des États-Unis.
Le monde est devenu multipolaire.
Pour des raisons déjà évoqué, qui repose principalement sur un désir fort d’opposition à l’Occident, on peut s’attendre à avoir ce développer une alliance islam au confucéenne. L’Amérique latine et l’Afrique, faible, devrait rester dans la dépendance à l’Occident. L’Inde est vouée à se confronter à la Chine dans un conflit des deux grandes puissances d’Asie, ses voisins musulmans demeurant pour elle une menace (à commencer par le Pakistan). La Russie enfin pourrait se rapprocher de l’Occident, ou vouloir jouer la carte de l’Iran pour se protéger de la montée du fondamentalisme musulman chez ses voisins du Sud.
La guerre en Afghanistan a été la première guerre de civilisation. Elle a permis à l’islam de prendre conscience de sa force en obtenant une victoire contre l’un des grands de ce monde - de façon similaire à ce que la victoire du Japon sur la Russie en 1905 à représenter pour l’Extrême-Orient.
Les soviétiques ont été vaincu par une conjonction de trois facteurs : la technologie américaine, l’argent saoudien, la ferveur islamiste. Pour la première fois, une guerre contre un ennemi extérieur était remportée en s’appuyant sur des principes autres que nationalistes ou socialistes : religieux.
Parce qu’elles touchent des questions d’identité très profondes, il est généralement très difficile de trouver un compromis. Elles sont donc très longues, peuvent être très violentes, et aussi passer par des phases de violence larvée. Elles se fondent souvent sur la religion.
Si l’opposition structurelle du monde se joue entre l’Occident et le reste, au niveau local, les conflits sanglant ont lieu aux frontières de l’islam.
Diverses analyses montrent que la violence est beaucoup plus répandue dans l’islam.
On retiendra surtout que l’explosion démographique de la proportion de jeunes dans une société tend quasiment systématiquement à générer des conflits et des révoltes. Par ailleurs, la faiblesse de la politique pousse les gens à replier leur recherche identitaire sur la religion.
Ces deux facteurs, ainsi que d’autres, peuvent permettre d’expliquer pourquoi la violence est si présente dans le monde musulman.
Au cours d’une guerre identitaire ou civilisationnelle, les identités tendent à se radicaliser de plus en plus. On a de très nombreux exemples historiques de ce phénomène. Dans l’écrasante majorité des cas, la composante religieuse est la plus accentuée, parce qu’elle est la plus profonde, et parce qu’elle permet de rejoindre un très grand nombre de personnes susceptibles de soutenir le combat bien qu’elles ne soient pas directement concernées par celui-ci. L’histoire récente montre que ce phénomène de radicalisation religieuse est particulièrement vrai pour l’islam.
Lorsqu’un pays se trouve dans une situation de conflit, il peut généralement compter sur les autres pays qui lui sont apparenter culturellement, et surtout sur la diaspora d’origine nationale présente dans d’autres pays, généralement extrêmement active même plusieurs générations après l’émigration.
Dans un conflit de civilisation, on a ainsi généralement des états impliqué au premier degré, qui sont les états où la violence se commet, au deuxième degré, parce qu’ils ont des intérêts direct dans le conflit, et au troisième degré, qui sont généralement les états phare de la civilisation. La structure civilisationnelle des conflits augmente considérablement le risque d’extension de ses conflits, parce qu’il y a un grand nombre de pays se sont naturellement concerné de part et d’autres. Cependant en général les pays impliqués au deuxième et troisième degré ont plutôt chercher à limiter. Dans un conflit de civilisation, on a ainsi généralement des états impliqués au premier degré, qui sont les états où la violence se commet, au deuxième degré, parce qu’ils ont des intérêts direct dans le conflit, et au troisième degré, qui sont généralement les états phare de la civilisation. La structure civilisationnelle des conflits augmente considérablement le risque d’extension de ses conflits, parce qu’il y a un grand nombre de pays se sentent naturellement concernés de part et d’autres. Cependant en général les pays impliqués au deuxième et troisième degré vont plutôt chercher à limiter L’extension du conflit, souvent en négociant avec leurs homologues de deuxième et troisième degré du parti opposé.
En général, les états impliqués au premier degré s’avèrent incapables de mettre un terme au conflit, car celui-ci est trop radical et violent. Il faut plutôt compter sur les négociations entre états de deuxième et surtout troisième degré, capables d’arriver à un compromis, et d’imposer celui-ci aux états impliqués au premier degré.
Ce processus de paix permet de comprendre pourquoi il est particulièrement difficile de limiter la violence dans les sphères civilisationnelles sans états phare.
Ici le ton devient beaucoup plus politique, beaucoup plus centré sur les États-Unis, et avec un parti pris beaucoup plus net.
Le constat posée est que la civilisation occidentale est en déclin pour une multiplicité de raison. La question est de savoir si elle peut réagir face a ce déclin ou continuer son effondrement culturel.
« Le Roppes est la source, l’unique source de notion de liberté individuelle, de démocratie politique, d’autorité de la loi, de droits de l’homme et de liberté culturelle […]. Ce sont des idées typiquement européennes, elles ne sont ni asiatique ni, ni africaine ou moyen-oriental, sauf par adoption. » Arthur M. Schlesinger Jr., Disuniting of America, P. 127
Scénarios-catastrophe d’une guerre entre civilisation devenant mondiale.
Ce qu’il faut surtout en retenir, c’est que pour éviter d’en arriver là, les états phares doivent éviter d’intervenir dans les conflits internes d’autres civilisations.