« La réussite en matière de pratiques méditatives requiert une vue et une compréhension correct des enseignement du bouddha de la part du pratiquant du Dharma. » p.6 Lama Jigmé Rinpoché
Un enseignement pour initiés : « Les pratiquants peuvent aussi lire des livres sur le mahamudra, mais uniquement ceux qui ont atteint un niveau plus avancé dans leurs méditations recevront ce qui est appelé les instructions orales clés du mahamudra qui sont tenues secrètes. » p.17 Dans la suite il est expliqué que ce secret évite une déformation du propos par des pratiquants peu avancés.
La pratique bouddhiste typique : "Pratique du mahayana commun : - Le refuge et l'engagement de bodhisattva. - La méditation de la quiétude mentale en utilisant le support de concentration sur la respiration selon trois niveaux [...] - La pratique préliminaire d'accompagnement pour purifier l'esprit : effectuer des prosternations en récitant le Soutra des trente-cinq bouddhas [...] - La pratique préliminaire d'accompagnement pour générer des mérites : l'offrande de mandala basée sur le Soutra des trente-cinq bouddhas [...] - La pratique préliminaire d'accompagnement pour recevoir la bénédiction : le guru-yoga." p.20 On voit bien ici le mélange des deux options : mentale ascétique, et pratique formelle.
Il existe un chemin commun et un chemin non commun. Il faut pratiquer le second sur la base du premier, mais la capacité à faire cela dépend du karma : "Le fait de rencontrer le chemin non commun dépend du karma individuel du pratiquant. Si votre karma est très propice au chemin vers le plein éveil, vous évoluerez sur le chemin non commun." (p. 23)
"En vous appuyant sur le chemin du Dharma [...] vous atteindrez la vérité ultime de l'éveil, qui est l'état de l'esprit lorsque l'ignorance y a été dissipée. Il s'agit de la vérité finale, ultime." (p.26)
"Dans l'optique de l'actualisation de l'éveil, vous devez commencer par purifier votre esprit de son ignorance et déployer le chemin du Dharma en vous-mêmes." p.24 Le refuge est le socle et fondement de ce processus.
L'engagement du boddhisattva, ou boddhichitta, revêt deux aspects : relatif, et absolu, le second étant la perfection du premier. On peut définir la boddhichitta relative comme "l'état d'esprit empreint d'amour bienveillant et de compassion à l'égard des êtres sensibles", c'est une "sagesse" (p.24). Elle est relative car "reliée aux états d'esprit émotionnels ce qui limite sa portée" : elle est encore une "saisie" des choses, ce qui a "pour effet de déclencher de nombreuses émotions, révélatrices du fait que ce niveau de boddhichitta n'est pas encore pur" (p.25). La boddhichitta absolue est détachée de ces émotions.
On passe de l'une à l'autre en franchissant plusieurs étapes : (1) "écouter des instructions précises portant sur la nature des phénomènes" (illusion : "la nature ultime ou absolue de tout phénomène, extérieur ou intérieur, est qu'il n'existe pas vraiment") (p.25) ( en effet, "tant que persiste l'illusion, vous avez besoin de remèdes pour la neutraliser jusqu'à ce que vous en guérissiez totalement. Ce chemin vous conduit à comprendre les problèmes de l'esprit ainsi que les remèdes à appliquer." p.26) (2) réfléchir (3) méditer. Finalement, « Votre capacité à absorber le sens du plus profond du Dharma dépend de votre réflexion sur les enseignements. » (p. 28)
Shiné : "calme mental" en tibétain
Problème à affronter : confusion, fébrilité de l'esprit entrainant l'attachement aux choses.
« La pratique de la quiétude mentale vise à entraîner l’esprit à se libérer de ses mauvaises habitudes à être constamment occupé et de la confusion que cela génère. La pratique commune de shiné entraîne donc votre esprit à devenir stable. » (p. 29-30) "Sachant que la vision pénétrante pleinement soutenue par la quiétude mentale anéantit totalement les afflictions, Recherchez d'abord la quiétude mentale qui s'accomplit en se délectant du non-attachement aux choses du monde." Santideva, Bodhicaryavatara, Chapitre VIII, stance 4
Le chemin proposée comprend trois niveaux de pratique. La pratique de la shiné donne une base solide au pratiquant pour la réalisation de l’Éveil (vraie nature des choses). Il s'agit ne plus être émotionnellement attaché à rien (pas de ne rien posséder).
Problème à affronter : karma néfaste
La pratique du Soutra des trente-cinq bouddhas est une façon d'y remédier. "Les prosternations sont accomplies afin de se purifier du karma néfaste." (p.31) Le but est d'actualiser l'état de shiné. Le processus est le suivant : "Concentrer son esprit grâce au support de la respiration en : 1. comptant les cycles respiratoires ; 2. suivant la respiration ; 3. demeurant en la respiration [les trois niveaux de shiné], pour actualiser notamment un état de quiétude d'esprit [=shiné] pendant que vous pratiquez 100 000 prosternations. Ensuite vous poursuivez avec la prochaine étape des pratiques préliminaires : l'offrande de mandala. Cela constitue la meilleure approche de la pratique, sans qu'elle soit obligatoirement figée." (p.32)
À pratiquer pour accumuler les indispensables mérites.
« La pratique du mandala vous permet de pratiquer mentalement la générosité. C’est une forme de thérapie mentale ! […] C’est ainsi que vous générez l’état d’esprit du don total, ce qui est une pratique méritoire. » (p.33)
« Lojong est une pratique des bodhisattvas dans laquelle vous offrez votre bonheur aux êtres sensibles et prenez sur vous leurs souffrances. Elle est très efficace pour accumuler depuis son mérite et contribuera grandement améliorer votre pratique de la quiétude mentale. » (p.34) Noter que lojong est une pratique mentale : c’est une forme avancée de shiné.
Le Bouddha : Les conséquences de l’éveil d’un bouddha se manifestent de plein de façon, par des « choses » qui viennent en aide aux autres êtres sensibles.
Le Dharma : C’est à la fois l’enseignement permettant d’atteindre l’éveil, et le résultat de sa mise en œuvre (cessation de la souffrance).
Le Sangha : communauté de ceux qui sont sur le chemin du Dharma, et sur qui on s’appuie.
Comment se fait la prise de refuge : « Vous vous imaginez tous les bouddhas et les Bodhisattvas présents en face de vous et vous vous prosternez trois fois, ce qui est une façon de montrer votre respect envers le Bouddha, le Dharma et le Sangha, à travers votre corps, votre parole et votre esprit. Cela purifie aussi les obstacles au niveau du corps, de la parole et de l’esprit. L’engagement du refus est pris avec une dévotion authentique envers le Bouddha, le Dharma et le Sangha, basé sur la connaissance de leurs qualités. La récitation est répétée à trois reprises. Au cours de cette récitation, vous vous engagez en répétant : « je prends à présent refuge dans le Bouddha, le Dharma et Sangha jusqu’au plein éveil. » » (p.45)
La compassion : « Au début, quand vous prenez conscience de la souffrance des êtres sensibles, votre compassion est plutôt émotionnelle. Ensuite, sur la base d’une compréhension plus globale de la situation et de la cause de la souffrance, votre compassion deviendra une compassion–sagesse, c’est-à-dire une compassion non émotionnelle. » p.45–46
La souffrance : « La cause de la souffrance réside dans l’ignorance des êtres. Cette ignorance crée une souffrance qui n’a pas d’existence véritable. Il s’agit uniquement d’une illusion. L’ignorance elle-même n’existe pas véritablement non plus. […] La souffrance est une illusion et c’est précisément la raison pour laquelle la compassion sentimentaliste n’est pas appropriée. La souffrance peut être dissipée ; elle n’existe pas véritablement. » P. 46
Pourquoi il s’agit d’illusions : « Essayez de faire germer une émotion spécifique dans votre esprit et examinez la façon dont elle existe. [...] Explorez pour savoir si elle se trouve dans votre peau, dans vos os, dans votre sens. Dans quelle partie de votre corps est-elle située ? En menant cette recherche, vous ne la localiser nulle part et, alors que vous conduisez cet examen, l’émotion a disparu. Où est-elle passée ? Se cache-t-elle quelque part dans un recoin de votre corps ? Que vous examiniez une émotion néfaste ou positive, on ne lui trouver aucune existence réelle. » P.46–47 il en va de même des pensées, des concepts.
Tout est illusion : « La souffrance des êtres sensibles, dénué de toute existence véritable, est ainsi comparable à des vagues émergeant dans leur perception. Tout est pareil un mirage ou un rêve. Tout est semblable à des reflets apparaissant dans des miroirs disposés en une constellation triangulaire–des reflets à l’infini. Tout n’est que la réunion de plusieurs facteurs sans aucune existence solide. » P. 48
De ce que je comprends, s’adresser aux bouddhas et bodhisattvas, qui ont un grand pouvoir mental et en prennent donc connaissance, permet de recevoir les bienfaits de leurs mérites.
On notera les instructions très pratiques et détaillées p.54-55 sur la façon de procéder.
Les préceptes principaux : (1) ne pas tromper les trois joyaux (?), (2) Ne pas faire regretter aux autres ce qu’ils ne doivent pas regretter (l’engagement dans une voie particulière du bouddhisme), (3) ne pas dire du mal des autres (on retrouve l’idée d’une hiérarchie entre les personnes : « Le pire est de dire du mal des bodhisattvas, des arhats, et des bouddhas. Il est donc préférable de ne pas médire des autres quels qu’ils soient. » P.55 (4) ne pas tromper les êtres sensibles de façon générale (« cela dépend bien sûr de la motivation, des raisons. S’il s’agit de faire cela pour le bien du plus grand nombre, c’est différent. » P. 56)
Tout est une question d’entraînement.
« Les capacités de l’esprit ne connaissent pas de limites. Il s’agit uniquement d’une question d’entraînement. Lorsque vous aurez entraîné votre esprit à la quiétude mentale, vous bénéficierez d’une liberté intérieure beaucoup plus grande et vos capacités de connaissances actuelles, plutôt limitées, deviendront plus étendues. » (p.59-60) C’est une base pour l’éveil, qui n’est pas quiétude mentale, mais connaissance de la vraie nature de l’esprit. P.61-62 conseils très précis sur la façon de s’asseoir puis p.63 et suivantes sur la façon de procéder pour la méditation fondée sur la respiration. Pour l'essentiel : on apprend à rester parfaitement concentré et à avoir un esprit paisible en comptant les cycles respiratoires et en se concentrant sur ceux-ci. Avec beaucoup de pratique, on arrive à un esprit stable et clair, lucide.
Suivent divers conseils, parmi lesquels : "Qu'il s'agisse de votre travail, de votre famille ou de ce que vous faites en général, ne soyez pas trop attachés. L'entrave principale n'est pas de faire ce que nous avons besoin de faire, mais l'attachement que nous y portons." (p.73 ; c'est moi qui mets en italique)
"La nature de l'esprit est totalement pure. Pourtant, chez un être ordinaire, cette pureté est dissimulée ; elle est obscurcie par l'ignorance, par une conscience "endormie". Par conséquent, nous ne voyons pas, nous ne réalisons pas la pureté de l'esprit. Au lieu de cela, nous vivons dans une brume d'ignorance." (p.86)
On appelle "esprit duel" l'esprit ignorant.
Le fonctionnement du karma, comment l'illusion apparaît, le processus des différentes vies, etc. : "De nombreuses pensées apparaissent constamment dans l'esprit. Parmi elles, certaines sont émotionnelles et produiront des résultats karmiques ; nous pouvons les nommer "pensées karmiques". [...] Lorsque vous regardez ce qui est appelé les "poisons de l'esprit", c'est-à-dire le désir, la colère et l'ignorance intenses, ces pensées émotionnelles produisent directement ou indirectement des graines karmiques néfastes. L'ignorance, étant similaire à un terrain neutre, ne crée par directement ou indirectement de karma néfaste. [En revanche elle peut aggraver les choses. Par ailleurs, l'intensité des émotions impacte directement leur effet karmique...] La cause principale d'un état d'esprit émotionnel intense, qu'il soit bénéfique ou néfaste, est l'attachement à soi. Tout état d'esprit émotionnel puissant basé sur cela sera "stocké" dans cet "espace" d'ignorance, comme une graine. Ces graines karmiques mûrissent avec le concours d'autres états d'esprit similaires qui leur sont reliés. Ces graines karmiques puissantes sont la cause qui propulse un être sensible dans une vie particulière. En outre, de nombreuses causes et circonstances différentes sont interreliées au cours de la vie d'une personne, ce qui intensifie encore certaines tendances qui, en raison de ce processus, parviennent également à maturité au cours d'une vie. Quand la cause karmique d'une vie humaine arrive à maturité {là on pense très fort aux raisons séminales de Plotin}, par exemple, un corps humain et un monde comme le notre sont éprouvés. [...] Il s'agit de comprendre que l'illusion d'un corps et d'un monde est causée par des tendances habituelles puissantes ou graines karmiques. [...] Cette illusion solide, créée par les graines karmiques de vie précédentes, s'achèvera uniquement avec la mort. A ce moment, vous serez morts dans la perception des autres, mais pour vous-mêmes, selon votre propre perception, une nouvelle illusion commencera quand celle de votre précédente existence aura disparu. La période de ce changement d'illusion est appelée bardo, état intermédiaire, et il est très troublant. Les tendances habituelles de l'existence passée subsistent encore, mais jour après jour, semaine après semaine, elles s'évanouissent et les graines karmiques puissantes qui provoqueront votre prochaine naissance viennent en première ligne. Plus vous vous approchez de votre prochaine naissance, plus ces graines karmiques puissantes mûrissent et façonnent l'illusion que vous percevrez. Lorsqu'elles seront parvenues à maturité, votre conscience éprouvera cette nouvelle illusion sous la forme d'un corps et de son environnement - un monde. C'est comme si l'esprit samsarique et l'illusion ne faisaient plus qu'un. " p.87-90 Toutes les graines karmiques mûrissent tôt ou tard.
Lorsqu'on a accumulé beaucoup de graines karmiques positives, on peut les utiliser pour venir en aide aux autres êtres, par ce qu'on leur souhaite. C'est ce que font les bodhisattvas, qui utilisent l'illusion du monde pour le bien des êtres. "Par exemple, je peux émettre le souhait d'aider les poissons de l'océan ; ce souhait se manifestera par le fait que je prendrai naissance dans l'océan et que les poissons pourront se nourrir de moi. Lorsque les bodhisattvas atteignent des bhumis [niveaux] éveillés, tout ce qu'ils souhaitent se réalise." (p.95) Autre exemple : "Santideva raconte qu'une fois, dans l'Inde du Sud ou en Indonésie, un yogi spécial avait réalisé une statue de garuda qu'il avait remplie de certains mantras et déposée au sommet d'une colonne ; il avait formulé des souhaits pour qu'elle repousse les attaques de serpents venimeux. Et c'est effectivement ce qui se produisit ! Un objet matériel comme celui-ci ne peut avoir ce genre d'effet ; en revanche, les souhaits le peuvent. Grâce aux souhaits de ce yogi, il est possible que les serpents aient vu cette statue de garuda comme s'il s'agissait d'un volatile réel. Cette histoire n'est qu'un exemple de la façon dont les souhaits des bodhisattvas se manifestent à la perception des êtres sensibles. La concrétisation des souhaits des bodhisattvas requiert une vaste accumulation de mérites et dépend de cette accumulation." (p.95-96)
Nous sommes aussi soumis aux conséquences du karma des personnes auxquelles nous sommes liées. "Par exemple, si quelqu'un veut tuer des personnes et que celles-ci ont un lien karmique qui remonte à des vies précédentes avec l'individu mal intentionné, son souhait négatif peut s'accomplir et il assassinera ces personnes. Le problème tragique de ces victimes était, pour ainsi dire, des graines karmiques néfastes [émotions fortes négatives acceptées] latentes associées à l'auteur de l'acte. C'est ainsi que Pol Pot a tué près de trois millions de personnes au Cambodge. Celles qui n'avaient pas de lien karmique avec lui n'ont pas été assassinées. L'histoire récente du Tibet ou de la Chine regorge d'exemples similaires." (p.97) OMG !!!
Un des enjeux importants de la pratique bouddhiste est de neutraliser ces graines karmiques négatives, car leur maturation empêche de progresser vers l'éveil. Pour cela, "la méthode de purification la plus puissante demeure la bodhichitta et la pensée la plus néfaste est l'égoïsme" (p.100). Le regret, la dévotion aux bouddhas et bodhisattvas sont aussi des attitudes positives purificatrices.
Retenir : Le karma est un processus qui se produit au sein de notre propre esprit.
"D'une part, il aide à éliminer les empreintes, ou graines karmiques, néfastes afin que l'esprit ne soit plus sous l'influence du karma néfaste et devienne donc plus clair. [...] D'autre part, cette pratique est utile pour accumuler des mérites, une condition nécessaire pour l'éveil. Les mérites conduisent à d'excellentes opportunités pour actualiser l'éveil, par exemple en renaissant dans le champ pur d'un bouddha." (p.103) "Cette prière aux trente-cinq bouddhas est une façon de devenir réceptif aux bienfaits de leurs souhaits. [...En effet] les trente-cinq bouddhas ont parachevé le chemin du plein et parfait éveil. Comme ils sont sagesse, tous leurs souhaits pour le bien des êtres sensibles se manifesteront. Vous devez simplement leur fournir le moyen d'absorber ces souhaits, c'est-à-dire la dévotion [qui crée un lien karmique] envers ces bouddhas." (p.110) En préparation à la prière, "vous créez mentalement les offrandes les plus précieuses, tout ce que vous pouvez imaginer de précieux - des lacs, des fleurs, etc. Vous manifestez ces offrandes dans votre esprit et les présentez aux bouddhas comme une offrande de mandala. Ensuite vous continuez avec la pratique en sept branches consistant à dire ..." (p.111-112)
Dans la prière en elle-même, trois parties :
Réciter les noms des trente-cinq bouddhas, leur adresser des suppliques et des prosternations : Elle se fait avec fore prosternations, et représentations mentales des bouddhas, de leur disposition spatiale, des autres êtres sensibles présents... "Vous vous prosternez à de nombreuses reprises, en effectuant des prosternations longues, totalement étendus sur le sol." (p.114) "Si vous les comptez, comptez les prosternations, pas le nombre de récitations des noms des bouddhas. Cent mille prosternations sont recommandées." (p.114) (Grosse insistance sur ce chiffre dans les pages qui suivent)
Regretter les actes néfastes : Il s'agit de comprendre que ces actes étaient néfastes, et choisir de les laisser derrière soi.
Se réjouir des actes bénéfiques et reverser les mérites à tous les êtres
Le samsara : "Le chemin du samsara est constitué de toutes les émotions néfastes et du karma. Il est basé sur l'ignorance, qui génère des émotions néfastes. [...] Ensemble [ces illusions]sont éprouvées comme le samsara. Pourtant, rien n'existe véritablement. L'éveil ultime est la vérité ultime. Lorsque l'éveil ultime est actualisé, le samsara prend fin !" (p.27)
Valeur de la vie humaine : Le Dharma enseigne que la vie humaine est très précieuse car « une vie humaine est dotée du plein potentiel et de la capacité à se tourner vers l’éveil […] Une vie humaine est doté de sagesse ; elle est un potentiel, une opportunité. » P. 27–28
Le salut par l’esprit : « Soyez en certain, la véritable cause de la libération du Samsara est votre propre esprit. C’est votre esprit qui doit passer d’un mode ignorant en état libéré de l’illusion. » p.41
Importance centrale de la poursuite des mérites : « L’idée est que, comme cet engagement a pour but l’éveil, il est donc très précieux et méritoire. Une fois que vous l’avez pris, chaque mérite se multipliera grâce a cette motivation. Commettre certains actes néfastes endommagera ce précieux vœu et donc votre mérite. » p.56
Cosmogonie : "Le Bouddha a enseigné qu'il existe différents univers où demeurent divers bouddhas." p.103 Dans les pages suivantes, on comprend qu'il existe plusieurs "mondes" (donc planètes) dans notre galaxie où vivent des hommes, de toutes sortes de couleurs différentes. Ils sont reliés entre eux, et on y trouve divers bouddhas. Ces mondes se comptent par millions.